Jarred Tinordi épinglé pour dopage

Jarred Tinordi, des Coyotes de l'Arizona, lors d'un... (Archives AP, Ross D. Franklin)

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Jarred Tinordi, des Coyotes de l'Arizona, lors d'un match contre les Kings de Los Angeles en janvier dernier

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(Montréal) Le Canadien vit assurément sa pire saison depuis l'arrivée en poste du duo Marc Bergevin - Michel Therrien. Et voilà qu'une autre saga éclate autour de l'équipe. Par ricochet, cette fois.

Le défenseur des Coyotes - et ancien du Tricolore - Jarred Tinordi a été suspendu 20 matchs pour dopage par la Ligue nationale, jeudi midi. Or, en après-midi, l'entraîneur-chef des Coyotes, Dave Tippett, a créé une commotion en mentionnant à la collègue Sarah McLellan, de l'Arizona Republic, que le test antidopage avait eu lieu avant la transaction du 20 janvier.

Cette transaction a envoyé Tinordi et Stefan Fournier aux Coyotes, tandis que le Canadien a obtenu Victor Bartley et le dur à cuire John Scott. La journaliste a ensuite précisé qu'aucune des deux équipes n'était au courant du résultat positif du test du joueur au moment de faire la transaction.

Il a été impossible de confirmer la date à laquelle le résultat du test a été connu, ni la substance utilisée par Tinordi. Cela dit, la nouvelle de jeudi a ramené à l'esprit de plusieurs une déclaration que Bergevin avait faite au lendemain de la transaction. «Je devais faire cette transaction-là pour une raison, je ne peux pas vraiment la révéler, mais si je le pouvais, vous comprendriez», avait déclaré le dg du Canadien.

Or, la LNH n'entend pas enquêter sur la transaction. C'est ce qu'a indiqué le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, dans un courriel envoyé en fin d'après-midi. Cette réaction indique que la Ligue ne soupçonne le Canadien d'aucune tentative malhonnête de refiler, à l'insu d'un rival, un cas qu'il savait problématique. 

Dans un cas où un joueur échangé aurait échoué à un test, l'équipe qui le reçoit n'est pas sans recours. Par contre, il faut que la transaction soit conclue «entre le moment où le joueur a été informé de son résultat anormal et le moment où la transaction est annoncée». L'équipe lésée a alors deux jours pour déposer un grief. Si l'arbitre donne raison à l'équipe, il dispose de tous les outils pour corriger la situation, «incluant l'autorité d'annuler la transaction».

Pour l'heure, le Canadien et les Coyotes défendent plutôt l'idée d'un résultat de test qui a été connu après la conclusion de la transaction. «Tous les joueurs, et pas juste ici, savent tous ce qu'ils doivent faire, la LNH leur dit, l'Association des joueurs aussi. Connaissant le jeune, j'ai été très surpris d'apprendre ça ce matin», a déclaré l'entraîneur-chef Michel Therrien après l'entraînement du Canadien.

«Tard en après-midi [mardi], nous avons été mis au fait de la situation de Jarred Tinordi. Les Coyotes de l'Arizona soutiennent entièrement le programme antidopage de la Ligue nationale. Nous continuons également à soutenir Jarred dans ce processus», a pour sa part déclaré dans un communiqué le dg Coyotes, Don Maloney.

Échange de problèmes?

Reste le scénario de deux équipes qui échangeaient des problèmes : le Canadien qui était pris avec un cas de dopage en attente en Tinordi, et les Coyotes qui étaient au coeur d'une controverse avec John Scott, élu au Match des étoiles malgré la volonté de la ligue. S'il est vrai, un tel scénario ne serait évidemment jamais confirmé de part et d'autre.

Il semble toutefois que la mystérieuse raison évoquée par Bergevin soit plutôt liée à Scott. Selon ce qu'on raconte, les Coyotes auraient exigé qu'il soit inclus dans la transaction afin de se débarrasser de son contrat. Bref, en parlant à mots couverts, Bergevin s'évitait d'humilier le joueur qu'il venait d'acquérir.

Tinordi, un géant de 6'6" et de 230 livres, a été repêché au premier tour (22e au total) par le Canadien en 2010. En 53 matchs dans la LNH, dont 46 avec le Tricolore, il n'a pas marqué de but et a amassé six passes, en plus de passer 78 minutes au banc des pénalités.

Les joueurs du CH surpris

À l'unanimité, les joueurs du Canadien se sont dits surpris par la suspension de Jarred Tinordi pour dopage. «On en a entendu parler tout juste avant de sauter sur la glace et ça a été difficile de s'entraîner», a admis le capitaine Max Pacioretty. «Il a fait une erreur et, même si je ne connais pas les détails de l'affaire, c'est un peu épeurant à voir. Selon le communiqué publié, il semble bien qu'il n'ait pas consommé cela volontairement. [...] Je crois à cette défense à 100 %, surtout venant de Tinordi.» «Je n'ai pas pris cette substance interdite volontairement», a confié Tinordi dans un communiqué. «Je vais tirer une leçon de cette mésaventure frustrante.» 

«Il y a tellement de produits disponibles maintenant, il faut vraiment faire attention», a ajouté le défenseur Mark Barberio. «Tu penses que tu prends des multivitamines, mais tu ne sais pas s'il n'y a pas quelque chose caché dedans qui est illégal. [...] Au début de chaque saison, on a une réunion avec l'Association des joueurs. Ils nous remettent un guide à propos de suppléments. Mais c'est notre responsabilité de nous assurer que tout ce qu'on prend est correct.»  Avec La Presse Canadienne

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