Le coach Roy a trouvé l'équilibre

Patrick Roy, quelques instants avant le match contre...

Agrandir

Patrick Roy, quelques instants avant le match contre les anciens Red Wings disputé à l'occasion de la Série des stades. Les «vieux» du Colorado ont gagné 5-2 devant plus de 43 000 spectateurs. L'entraîneur de l'Avalanche n'a cédé qu'une fois sur une vingtaine de tirs en 40 minutes.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
Denver

À l'époque où il jouait, Patrick Roy avait horreur de la défaite. C'est encore vrai, mais comme entraîneur de l'Avalanche du Colorado, il tente de trouver un équilibre entre le moment où il doit utiliser sa voix portante ou son regard de feu et celui où il doit rester en retrait.

Sous la gouverne de ce Roy moins bouillant, l'Avalanche est au plus fort de la course pour une place en séries, à sa troisième saison derrière le banc. «Il y a des fois où il ne nous épargne pas et c'est mérité», mentionne le défenseur Erik Johnson. «Mais il n'est pas un criard comme certains pourraient le croire. Il est très équitable et c'est facile de travailler avec lui. Il laisse les gars prendre la parole et ce qu'il a mis en place, c'est plus un partenariat qu'une hiérarchie.»

Il y a encore des envolées, mais Roy travaille à les tempérer depuis le jour 2 de son arrivée derrière le banc de l'Avalanche. À son tout premier match, il avait piqué une colère notoire, faisant passer un mauvais quart d'heure à la baie vitrée.

Le style plus calme de Roy a pris près d'une décennie à se définir, notamment au fil de huit saisons à la barre des Remparts de Québec, dans la LHJMQ. Il a réalisé que gueuler ne remplissait pas le filet adverse et que ça pouvait aussi mener ses joueurs à faire la sourde oreille.

«J'aime gagner autant que quand je jouais», a confié le coach de 50 ans. «Mais comme entraîneur, vous apprenez à contrôler vos émotions parce que sinon, ça va avoir un effet négatif sur les joueurs.»

Son père a vu le changement

Son père Michel a certainement vu le changement. Ils ont mangé ensemble après une défaite, récemment, et son fils était remarquablement calme.

«Il m'a dit : "Je dois réaliser que je suis seulement l'entraîneur. Ce n'est pas moi qui va marquer ou bien bloquer les tirs." Comme joueur, il pouvait à l'occasion aller au-delà de ses limites. Maintenant, tout ce qu'il peut faire, c'est de s'assurer que ses joueurs vont tout donner.»

S'il est plus «zen», Roy est toutefois encore tout aussi compétitif. Il l'a démontré vendredi soir lors du match en plein air entre les anciens de l'Avalanche et des Red Wings. Devant le filet lors des 40 premières minutes, il n'a cédé qu'une fois sur la vingtaine de tirs reçus lorsque les «vieux» du Colorado l'ont emporté 5-2 devant plus de 43 000 spectateurs.

Il faut dire que son ancien «prof» François Allaire l'a aidé à se préparer pour ce match disputé en prélude du duel de samedi au Coors Field entre les Red Wings et l'Avalanche à l'occasion de la Série des stades. «J'ai passé pas mal de temps là-dessus. Je ne peux pas dire que j'ai travaillé extrêmement fort, mais j'ai eu du plaisir», avait indiqué Roy à LNH.com. «Certaines choses ont changé, surtout sur les tirs d'angles restreints, et j'ai dû m'ajuster, mais c'est plaisant de travailler avec lui.»

«Évidemment c'est très plaisant, ça ramène plusieurs bons souvenirs», a déclaré Allaire en parlant de ses retrouvailles avec Roy. «Il a encore ça dans le sang, ça fait partie de son ADN de tout donner sur tous les tirs.»  Avec NHL.com

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer