MacKinnon a la pression du premier de classe

Nathan MacKinnon est ex aequo au premier rang des marqueurs de... (Photothèque Le Soleil)

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Nathan MacKinnon est ex aequo au premier rang des marqueurs de son équipe avec 44 points en 59 rencontres.

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(Denver) Les joueurs qui ont été des premiers choix universels au repêchage ont une aura autour d'eux. Ils sont nécessairement exceptionnels parce qu'ils ont été choisis premiers. Et ils ont été choisis premiers parce qu'ils sont exceptionnels.

Dans l'année qui précède son repêchage, le jeune de 17 ou 18 ans qui est perçu comme le favori pour devenir le tout premier choix reçoit une attention médiatique monstre qui ne fait que s'accroître à mesure que sa saison avance. Peut-être qu'Auston Matthews y échappe un peu pour l'instant puisqu'il joue en Suisse, mais les semaines précédant le repêchage, avec le Combine de la LNH et tutti quanti, s'assureront de combler le retard.

Nathan MacKinnon est passé par là. À tort ou à raison, le «deuxième fils» de Cole Harbour s'est fait comparer à Sidney Crosby pendant toutes les années qui l'ont destiné à la LNH.

Qu'il ne soit pas un talent générationnel du calibre de Connor McDavid importe peu; MacKinnon était quand même le meilleur talent de son année de repêchage et les attentes placées en lui étaient énormes.

«Pour plusieurs d'entre nous, on a ressenti cette pression et ces attentes toute notre vie, depuis que nous sommes enfants», a confié l'excellent attaquant de 20 ans que l'Avalanche du Colorado a choisi au tout premier rang en 2013.

«Pour ma part, j'étais constamment sous la loupe en grandissant et ça m'a aidé à faire face à tout ceci. L'année de mon repêchage c'était assez fou merci... mais c'était quand même plaisant!

«Alors, oui, d'une part il y a des attentes additionnelles qui viennent avec le fait d'être un premier choix universel. Mais en même temps, l'attention dont on a toujours fait l'objet nous a bien préparé.»

Deuxième année difficile

MacKinnon reconnaît ce cirque qui se répète chaque année, cette attention disproportionnée que crée un premier choix universel quand il met les pieds dans une nouvelle ville pour la première fois. Puis peu à peu ça s'estompe, à mesure que le joueur se définit davantage par sa manière de contribuer à son équipe et non plus par son rang de sélection.

«Je peux jouer au hockey, faire ma petite affaire, et malgré les hauts et les bas, j'estime connaître une bonne saison», estime-t-il.

MacKinnon a pris d'assaut la Ligue nationale, en 2013-2014, avec 24 buts et 63 points en 82 matchs qui lui ont valu d'être choisi recrue par excellence dans le circuit. Il avait aidé l'Avalanche à atteindre les séries et la supervedette annoncée livrait exactement ce que les amateurs espéraient. Or, après un départ canon l'année dernière, ça s'est gâté. Sa saison, qui a pris fin prématurément en raison d'une fracture à un pied, avait tous les airs d'une guigne de la deuxième année avec 14 buts et 38 points en 64 rencontres.

«Les attentes qu'on se place avant notre deuxième saison sont souvent très élevées et ça peut jouer avec notre esprit, a admis le brillant jeune homme. Quand on a eu une très bonne première saison, on croit qu'on peut revenir et brûler la ligue. Mais la LNH est un circuit difficile et autant il faut avoir confiance en ses moyens, autant on ne peut pas se permettre d'être trop confortable. Je l'ai peut-être été un peu trop l'an dernier...

«Mais je suis content d'avoir appris cela à ma deuxième saison et non pas plus tard dans ma carrière.»

«Très satisfait de lui»

Après deux saisons passées en grande majorité à l'aile, MacKinnon a été muté au centre pour de bon. Il croit que ça a toujours été le plan de l'Avalanche et que le poste d'ailier ne servait qu'à faciliter son adaptation à la LNH. «Je suis heureux de jouer au centre et de m'être bien ajusté à la position», évalue MacKinnon, qui pivotera face au Canadien le troisième trio de l'Avalanche, aux côtés d'Alex Tanguay et Jack Skille.

«Par contre, j'ai traversé des léthargies que j'espère bien éliminer dans le futur. Mais c'est quand même le lot de tous les jeunes joueurs. D'ici la fin, je veux juste terminer avec 20 bons matchs et voir notre équipe accéder aux séries.»

Le jeune attaquant est ex aequo au premier rang des marqueurs de son équipe avec 44 points en 59 rencontres. Selon toute vraisemblance, il dépassera son sommet de buts en carrière. Mais arrivera-t-il à combler tout ce que les gens projettent en lui?

À Edmonton, ça a pris du temps à Taylor Hall avant de fricoter avec les meilleurs marqueurs de la ligue. Et ses coéquipiers des Oilers Ryan Nugent-Hopkins et Nail Yakupov, eux aussi d'anciens premiers choix universels, n'y sont pas encore parvenus...

«Nathan a 20 ans, il faut faire attention, prévient Patrick Roy. Offensivement, il patine bien, il amène la rondelle au filet et il travaille beaucoup sur sa défensive. Je suis très satisfait de lui.»

Nathan MacKinnon n'est pas Connor McDavid, mais il est Nathan MacKinnon. Et ça suffit amplement!

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