Expansion: le temps presse pour Québec

Le dg des Predators, David Poile, et le... (Photothèque Le Soleil)

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Le dg des Predators, David Poile, et le gardien Mike Dunham lors du repêchage d'expansion de la LNH en juin 1998. L'architecte de l'équipe de Nashville souligne qu'une tâche colossale attend une nouvelle formation. Il faut embaucher le personnel athlétique, le personnel de bureau, les dépisteurs, les entraîneurs et monter le système de clubs-écoles.

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(ENVOYÉE SPÉCIALE À NASHVILLE) Le processus d'expansion de la LNH s'étire depuis qu'il a été enclenché, au printemps 2015. Un vote sur l'expansion devra toutefois être pris avant juin, si la ou les nouvelles organisations veulent être en mesure de prendre part à la saison 2017-2018, croit David Poile.

Le président des opérations hockey et directeur général des Predators sait ce dont il parle. Il a lui-même monté une équipe d'expansion de toutes pièces, après que Nashville s'est vu octroyer une franchise de la LNH, en juin 1997. Un mois plus tard, il était embauché à titre de directeur général, avant de passer les 18 mois suivants à mettre sur pied les opérations hockey de la formation.

«Si on parle de la saison 2017-2018, les personnes responsables de ces équipes doivent savoir à quoi s'en tenir au plus tard en juin, ce qui leur laissera un peu moins d'une année et demie. Un minimum», a-t-il affirmé en entrevue au Soleil.

La tâche qui attend une équipe d'expansion est colossale, confirme Poile. Avant d'amorcer ses activités, elle doit bâtir de zéro tous les secteurs de son opération. 

«Mais dans mon cas, ç'a quand même été une expérience fantastique. Il a fallu embaucher le personnel athlétique, le personnel de bureau, les dépisteurs, les entraîneurs et monter le système de clubs-écoles. Le bon côté de ça, c'est qu'on peut mettre son empreinte sur tout. De cette manière, si ça fonctionne, on prend tout le crédit, et si ça ne fonctionne pas, on prend tout le blâme!» a-t-il lancé, en marge de la fin de semaine du Match des étoiles de la LNH.

L'ancien directeur général des Capitals de Washington aura relevé le défi, puisque les Predators ont entamé avec succès la saison 1998-1999. Leur modèle ne peut toutefois s'appliquer à Québec ou à Las Vegas.

«C'est différent pour chaque franchise. Dans le cas de Québec, on parle d'un marché canadien, alors d'entrée de jeu, ce sera très différent de ce que nous avons vécu dans un marché comme Nash-ville. Et on ne peut jamais rien tenir pour acquis, mais théoriquement, les ventes de billets, la commandite et l'intérêt des amateurs devraient être au rendez-vous. À Nashville, ce n'était pas garanti, alors il a fallu attaquer les choses différemment, sur le plan des affaires», a noté Poile.

La patience des fans

Le produit hockey n'a pas été moins complexe à élaborer. Une équipe d'expansion connaît nécessairement des débuts difficiles, ce qui se veut un bon test pour les amateurs.

«À cet égard, il faut avoir un bon plan de match et pouvoir compter sur la patience des fans, qui doivent être réalistes quant à la compétitivité de l'équipe. [...] De notre côté, il a fallu cinq ou six ans avant que les Predators soient vraiment compétitifs. Ç'a été aussi long que ça!

«Mais toutes les équipes sont différentes. Ça dépend aussi comment elles ont été montées, du nombre de vétérans, de recrues, etc. Ensuite, on construit en repêchant des joueurs, qui deviendront éventuellement nos meilleurs éléments. Chose certaine, on ne peut pas avoir de visée à court terme», a-t-il affirmé.

En sa qualité de gouverneur suppléant des Predators, Poile sera à la réunion des gouverneurs de la LNH à Nashville, où il a bien hâte d'être mis au courant des derniers développements dans le dossier de l'expansion. Selon lui, plusieurs enjeux compliquent la décision des propriétaires.

«Tout est considéré. La valeur du dollar canadien et le déséquilibre des associations en font partie. Ce sont deux enjeux importants, mais il y a toujours des préoccupations de ce genre, pour un marché comme Québec ou un autre marché, qui cherche à entrer dans la LNH. Je pense que c'est aux propriétaires de décider ce qu'ils veulent faire. Et pour l'instant, il n'y a pas de décision qui a été prise. On ne peut qu'attendre...»

De bons souvenirs de la capitale

D'abord directeur général adjoint des Flames, puis directeur général des Capitals, David Poile a souvent visité Québec, lorsque les Nordiques y évoluaient, et a toujours apprécié le marché. «Je pense que Québec était une bonne franchise dans la Ligue nationale de hockey. J'ai toujours aimé assister à des matchs là-bas et la passion des amateurs était fantastique. Et il y a eu de très bonnes équipes à l'époque des Stastny, de Dale Hunter... J'ai beaucoup de bons souvenirs de Québec», a-t-il raconté au Soleil. Est-ce à dire que Québec ferait une bonne franchise pour la LNH en 2017? L'homme de hockey n'a pas voulu se mouiller. «Je sais que Québec a un magnifique nouvel amphithéâtre. Je n'y suis pas allé moi-même, mais je n'ai entendu que de bons mots de la part de nos dépisteurs, qui l'ont décrit comme étant à la fine pointe de la technologie. Et personne ne remet en doute la passion des amateurs de Québec pour le hockey. Ce sera donc très intéressant de voir ce que les propriétaires auront à dire à ce sujet...»

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