À Colombus, tout le monde est blessé... même le coach!

L'ancien attaquant du Canadien Rene Bourque (18) a... (AP, Jay LaPrete)

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L'ancien attaquant du Canadien Rene Bourque (18) a accidentellement blessé son entraîneur John Tortorella en le percutant lors d'un entraînement vendredi. Le bouillant coach des Blue Jackets pourrait rater les deux affrontements contre le Canadien.

AP, Jay LaPrete

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(Columbus) L'histoire se répète pour les Blue Jackets. Après avoir fini au premier rang de la LNH en 2014-2015 pour les matchs ratés en raison d'une blessure, l'infirmerie de l'équipe déborde encore, et les clients ne sont pas les moindres.

Parmi les éclopés, on retrouve les gardiens Sergei Bobrovsky et Curtis McElhinney. Il y a aussi le défenseur David Savard, qui passe en moyenne 24 grosses minutes par match sur la patinoire. Le capitaine et meilleur compteur de l'équipe de la saison dernière, Nick Foligno, est aussi sur la touche.

Et quand tout va mal... même l'entraîneur se blesse! La présence de John Tortorella est «peu probable» pour les matchs de ce soir et de demain contre le Canadien. C'est ce qu'a indiqué à La Presse le directeur général de l'équipe, Jarmo Kekalainen.

Tortorella s'est fracturé des côtes à l'entraînement vendredi, quand il est entré en collision avec l'ancien du Canadien Rene Bourque.

«Il peut difficilement bouger et il a beaucoup de douleur, a indiqué Kekalainen. Je ne me souviens pas d'avoir vu une telle situation auparavant. C'était toute une collision. Je lui donne le mérite, il s'est relevé et a marché vers le vestiaire!»

Si l'absence de Tortorella se confirme, Craig Hartsburg remplira les fonctions d'entraîneur-chef, comme il l'a fait samedi.

Kekalainen, lui, se retrouve dans une position plutôt singulière. Bien des directeurs généraux ne lèveraient pas le nez sur sa brigade défensive, qui pourrait être bonne pendant plusieurs années.

Il vient en effet d'obtenir Seth Jones (4e choix en 2013), des Predators de Nashville, et comptait déjà dans ses rangs Ryan Murray (2e choix en 2012). À cela s'ajoute Savard, qui a montré une progression encourageante au cours des dernières saisons. Et dans la banque d'espoirs, on retrouve Zach Werenski (8e choix en 2015), qui vient de connaître un excellent mondial junior. «J'ai toujours cru qu'il fallait bâtir à partir de l'arrière. Mais je sais également que tu ne peux pas obtenir un gros joueur sans donner beaucoup, et on a donné beaucoup en sacrifiant Ryan Johansen, a reconnu le dg finlandais. Jones et Murray sont encore en développement, Werenski a 18 ans et il semble pratiquement prêt pour la LNH. L'avenir est très radieux pour notre défense.»

Le problème, c'est que les défenseurs - Marc Bergevin le dit souvent - mettent un certain temps à se développer. Ce qui signifie qu'il faudra être patient, une réalité difficile à accepter pour un DG qui voit son équipe croupir au 30e et dernier rang de la LNH.

«La patience, c'est délicat, car les partisans peuvent s'impatienter, rappelle Kekalainen. Notre travail, c'est de placer les joueurs dans des situations pour lesquelles ils sont prêts. Tu ne peux pas accélérer le développement d'un joueur. Tu dois laisser la rivière suivre son cours.»

Comme à Montréal

C'est bien connu, toute équipe a besoin d'un bon gardien pour espérer connaître du succès. C'est particulièrement vrai à Columbus, où les deux seules participations aux séries ont grandement reposé sur les hommes aux grosses jambières (Bobrovsky en 2014, Steve Mason en 2009).

Les Jackets n'ont pas formé une équipe dominante avec Bobrovsky (fiche de 11-13-1), mais leur fiche est carrément désastreuse quand il n'y est pas (6-14-4). Avec les blessures de Bobrovsky et McElhinney, le tandem actuellement en place est celui qui a amorcé la saison dans la Ligue américaine : Joonas Korpisalo et Anton Forsberg, âgés respectivement de 21 et 23 ans.

Disons que Kekalainen sympathise avec le Canadien sans Carey Price...

«C'est une situation difficile, car tu ne veux jamais précipiter le développement de tes espoirs, tu ne veux pas les placer dans des situations où ils seront dépassés par les événements. La situation de nos deux équipes en dit aussi long sur l'importance des gardiens dans la LNH. Pas de gardien, pas de chance. Aucune équipe dans cette ligue ne peut survivre sans son gardien numéro 1 pendant aussi longtemps.»

Les Blue Jackets peuvent au moins se consoler en pensant à 2016-2017. Si un Auston Matthews ou un Jesse Puljujarvi s'ajoute au groupe d'espoirs au prochain repêchage, ce sera une raison de plus de croire à une relance rapide.

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