Un 1000e match pour Alain Vigneault

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«La conciliation travail-famille est vraiment soumise à un énorme stress, dit Alain Vigneault. Mais je n'ai jamais senti que je travaillais au cours de ma vie, puisque j'aime trop ce sport.»

AP, Bill Kostroun

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Joshua Clipperton
La Presse Canadienne
Vancouver

VANCOUVER - Alain Vigneault, qui dirigera son 1000e match dans la Ligue nationale de hockey vendredi, a pris le temps de réfléchir quand on lui a demandé quel conseil il donnerait au jeune Alain Vigneault, celui qui n'avait pas encore dirigé un seul match dans la LNH.

«Vous devez sacrifier plusieurs choses au plan personnel», a noté le natif de Québec, âgé de 54 ans. «La conciliation travail-famille est vraiment soumise à un énorme stress. Mais je n'ai jamais senti que je travaillais au cours de ma vie, puisque j'aime trop ce sport. J'étais prêt à faire ce sacrifice.»

L'entraîneur-chef des Rangers de New York va atteindre le plateau des 1000 matchs malgré une carrière remplie de hauts et de bas. Il était dans la fin trentaine et dirigeait le Canadien de Montréal quand il a été pris par surprise par son congédiement au cours de la saison 2000-2001, après un peu plus de trois ans à la barre de l'équipe.

«De dire que ça a été un défi, c'est un euphémisme. Après six mois, même si j'avais envoyé mon CV à des tonnes de gens et que je venais d'être en nomination pour le Jack Adams avec le Canadien, je ne pouvais me trouver un emploi», s'est rappelé Vigneault. «Ça faisait six mois que je ne travaillais plus, je traversais une difficile séparation, j'avais deux jeunes filles et plusieurs factures à payer.»

Un pas de recul

Après une brève carrière de défenseur dans la LNH, Vigneault a fourbi ses armes comme entraîneur dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, notamment avec les Harfangs de Beauport, et comme adjoint avec les Sénateurs d'Ottawa, alors un club d'expansion. Il savait qu'il allait avoir besoin de prendre un pas de recul après son séjour à Montréal, alors il a accepté un poste pour diriger le Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard, de la LHJMQ, avant que les Canucks de Vancouver ne l'embauchent pour diriger leur club-école de la Ligue américaine.

Quand le directeur général de l'époque, Dave Nonis, a congédié Marc Crawford en 2006, c'est à Vigneault qu'on a confié le mandat d'amener le club à un autre niveau. «Ce serait mentir de dire que j'étais confiant de retourner dans la Ligue nationale», a-t-il dit avant que les Rangers n'affrontent les Canucks à Vancouver, plus tôt cette semaine.

Les Canucks ont atteint les séries et Vigneault a été nommé entraîneur de l'année à sa première campagne, mais l'équipe a raté les séries en 2007-2008 et Nonis en a payé le prix. Mike Gillis s'est alors amené comme directeur général. Il a appuyé Vigneault au cours d'une période difficile en 2008-2009, tandis que plusieurs réclamaient sa tête.

«Gillis n'a jamais bronché. Il a été toujours été de mon bord.» La foi de Gillis a rapporté et deux ans plus tard, Vigneault a mené les Canucks à la meilleure fiche du circuit et à une victoire de mettre la main sur la Coupe Stanley.

Pas de zone grise

L'attaquant Alexandre Burrows, qui a disputé huit saisons sous les ordres de Vigneault, dit que l'honnêteté est sa plus grande qualité. «Il n'y a pas de zone grise avec lui. Si tu es un tireur, tu es mieux de tirer, et si t'es un joueur d'intensité, t'es mieux de démontrer de l'intensité. Il te donne toujours l'heure juste.»

Un deuxième Trophée des présidents a suivi en 2011-2012, mais les Canucks se sont inclinés au premier tour éliminatoire. Le scénario s'est répété au printemps 2013, ce qui a mené Vigneault à sa perte.

«Le hockey est un monde difficile et les attentes étaient très élevées», a analysé Vigneault. «Je comprends que l'organisation ait fait ce qu'elle avait à faire. Je ne garde que de bons souvenirs de mon passage à Vancouver.»

Vigneault, qui a une fiche de 538-349-112 alors qu'il se prépare à devenir le 23e entraîneur à atteindre le plateau des 1000 matchs, s'est retrouvé chez les Rangers, mais les débuts ont été difficiles. «J'ai connu plusieurs styles d'entraîneurs», a dit le gardien Henrik Lundqvist. «Ce qui m'a frappé à son arrivée, c'est sa patience, tandis que nous connaissions des difficultés.»

Cette patience a rapporté et Vigneault a mené les Rangers à la finale de la Coupe Stanley en 2013-2014, avant de s'incliner en finale d'association la saison passée.

Vigneault n'a jamais été approché par Hockey Canada pour diriger sur la scène internationale, mais c'est un sujet qu'il ne souhaite pas aborder. Il a passé quelque peu inaperçu tout au long de sa carrière et ça ne semble pas le déranger. Ou il ne le laisse pas paraître.

«C'est difficile d'entrer dans ce business», a-t-il conclu. «Dans mon cas, ça a été difficile d'y revenir.»

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