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Les astres de la LNH favorisent Québec, prédit un économiste

Selon l'économiste Mario Lefebvre, les Thrashers d'Atlanta auraient... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Selon l'économiste Mario Lefebvre, les Thrashers d'Atlanta auraient atterri à Québec, et non à Winnipeg, si l'amphithéâtre avait été construit au moment du déménagement de la franchise en 2011.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) À deux reprises, l'économiste Mario Lefebvre avait prédit la venue d'une équipe de hockey de la Ligue nationale à Québec. «Je me suis planté!»

La première fois, ça devait être le déménagement des Islanders de New York. Puis, ça devait être celui des Coyotes de l'Arizona.

Convaincu qu'il ne mordra pas la poussière une troisième fois, cet ancien du Conference Board et aujourd'hui pdg de l'Institut de développement urbain du Québec continue d'affirmer que Québec héritera d'une équipe de hockey professionnel, comme Las Vegas, dans le contexte d'une expansion. Mercredi, Mario Lefebvre prononçait une conférence devant le Cercle finance du Québec.

Il reconnaît, cependant, que Québec demeure un «marché limite» où le propriétaire devra travailler d'arrache-pied pour remplir le Centre Vidéotron.

Si la taille de son marché -  800 000 individus - est maintenant suffisante pour remplir un aréna de 20 000 sièges une quarantaine de fois par année, si le niveau de revenu par habitant est aujourd'hui comparable à celui de Montréal et si l'introduction d'un plafond salarial lui assure une égalité des conditions avec les franchises les plus riches, elle conserve toutefois quelques cailloux dans son soulier.

Le premier : le peu de sièges sociaux présents sur son territoire. Seize comparativement à une soixantaine à Calgary et près d'une centaine à Montréal.

«Toutefois, la proximité avec Montréal ne nuira pas», a expliqué Mario Lefebvre qui avait publié, en 2014, avec Glen Hodgson, Power Play: The Business Economics of Pro Sports, qui énumérait les conditions nécessaires au succès d'une franchise de sport professionnel. Un ouvrage qui traitait des départs des Nordiques en 1995 et des Expos de Montréal en 2004.

L'autre caillou dans le soulier de Québec, c'est la dévaluation du huard. Une dure réalité qui pourrait faire grimper de 900 millions $ à 1,1 milliard $ - en incluant la construction de l'amphithéâtre (400 millions $) - le coût d'obtention d'une franchise.

«Au moment de l'écriture de notre bouquin, le dollar était à parité avec la devise américaine. Aujourd'hui, il ne vaut plus que 80 ¢. Ça change l'équation. La facture vient d'augmenter de 18 % à 20 %», a indiqué M. Lefebvre, en précisant que la dévaluation de notre monnaie n'allait pas freiner l'élan de Québecor, qui veut doter la capitale d'une équipe de la LNH.

Dans sa boule de cristal, l'économiste voit le huard revenir en force, notamment avec le redressement du prix du pétrole. «Nous constatons une baisse de la demande pour nos matières premières. Ça ne durera pas. Dès que le prix du pétrole augmentera, notre huard reprendra de la vigueur», a mentionné M. Lefebvre, qui prévoit que le huard se fixera éventuellement aux alentours de 90 ¢.

Beaucoup de billets verts

Par ailleurs, Mario Lefebvre s'est dit convaincu que les Thrashers d'Atlanta auraient atterri à Québec, et non à Winnipeg, si l'amphithéâtre avait été construit au moment du déménagement de la franchise en 2011. 

À savoir si l'amphithéâtre sera rentable en attendant la venue d'une équipe de hockey professionnel, Mario Lefebvre émet des doutes.

Chose certaine, ça donne un argument de poids à la LNH qui, sachant que Québecor aura besoin d'une équipe professionnelle pour atteindre ses objectifs de rentabilité, peut demander beaucoup de billets verts pour l'obtention d'une franchise.

=> Quatre conditionsVoici les quatre conditions au succès d'une franchise de sport professionnel dans une ville au Canada et aux États-Unis.

  1. La taille du marché
  2. Le niveau de revenu par habitant
  3. La présence suffisante de grandes corporations et de sièges sociaux
  4. L'égalité des conditions d'une franchise à l'autre d'une même ligue (taux de change, présence ou non d'un plafond salarial)
Source : Power Play: The Business Economics of Pro Sports, Glen Hodgson et Mario Lefebvre, 2014

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