Le nouveau départ d'Anthony Duclair

Anthony Duclair s'est présenté au camp des Coyotes avec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Anthony Duclair s'est présenté au camp des Coyotes avec l'objectif avoué de convaincre la direction qu'il pouvait se tailler un poste avec sa nouvelle formation.

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(Québec) À la même période, l'an passé, il causait la surprise en perçant l'alignement des Rangers de New York, même s'il n'avait que 19 ans. Vendredi, la présence d'Anthony Duclair dans l'uniforme des Coyotes de l'Arizona se voudra un nouveau départ dans la LNH pour l'ex-joueur des Remparts de Québec.

L'ailier gauche s'était présenté au camp avec l'objectif avoué de convaincre la direction qu'il pouvait se tailler un poste avec sa nouvelle formation. «Je m'étais mis de la pression pour faire l'équipe, je suis très excité et motivé par le début de saison. C'est pas mal différent de l'an dernier, où ça avait été une surprise à laquelle je ne m'attendais pas», racontait-il, cette semaine, en entrevue avec Le Soleil en prévision du premier match des Coyotes à Los Angeles.

Duclair a disputé 18 matchs avec les Rangers, qui l'avaient réclamé en troisième ronde (80e) en 2013. Utilisé sporadiquement alors qu'on attendait son retour à Québec, il aura eu le temps d'inscrire son premier but dans la LNH et d'amasser sept points avant de revenir compléter son stage junior, remportant la médaille d'or au Championnat mondial et ratant de peu la Coupe du président.

Auteur de 15 buts en 26 matchs avec les Remparts et de 10 en 27 matchs éliminatoires et de Coupe Memorial, il a obtenu un rôle offensif de la part de l'entraîneur Dave Tibbett. «Je suis utilisé à l'aile sur une deuxième ligne avec Tobias Rieder et Martin Hanzal. Ils sont vraiment talentueux, je devrai produire en leur compagnie, mais je sais aussi qu'il faut bien jouer en défensive et compléter ses mises en échec pour avoir la confiance du coach», notait celui dont le style fait plus dans la finesse.

Il a pris des notes

Le numéro 10 a pris des notes, la saison dernière. Après avoir impressionné l'état-major des Rangers au point d'être surnommé le «Duc de New York» et de rester là-bas jusqu'aux Fêtes, il est revenu à Québec où les attentes étaient hyper-élevées pour lui.

«J'ai beaucoup appris de joueurs d'expérience comme Martin St-Louis, Rick Nash et Henrik Lundqvist, ils étaient toujours bien préparés pour chaque match, chaque pratique. Leur préparation était une grosse coche plus élevée que dans le junior. Pour un jeune comme moi, l'objectif est de m'améliorer à chaque jour; dans la LNH on ne peut jamais prendre les choses à la légère. Il en va de même sur le plan physique, il faut prendre soin de son corps, bien s'hydrater, surtout en Arizona où il fait plus chaud qu'ailleurs.»

Duclair s'est retrouvé dans l'organisation des Coyotes le 1er mars, quand les Rangers l'ont cédé pour acquérir le défenseur Keith Yandle. Il l'avait su entre deux périodes d'un match Remparts/Saguenéens.

«Sur le coup, ça avait été un choc, mais je voulais me concentrer uniquement sur les Remparts. J'ai eu le temps d'y penser, cet été, je voyais cela comme étant une belle opportunité puisqu'ils font confiance aux jeunes. J'ai participé au camp de développement en juillet, je me suis familiarisé avec les coachs, le personnel et les joueurs. J'ai aussi retrouvé Max Domi, l'un de mes meilleurs amis depuis quelques années», disait celui qui côtoie également Antoine Vermette, un ancien Remparts comme lui, qu'il l'a pris sous son aile comme l'avait fait St-Louis avec les Rangers.

Des partisans qu'il pense revoir

Anthony Duclair est catégorique : il ne jouerait pas dans la LNH s'il n'avait pas pris la direction de Québec à 16 ans. Il remerciait d'ailleurs Patrick Roy, Philippe Boucher et Martin Laperrière pour l'avoir poussé à devenir meilleur.

«Sans eux, je ne serais pas le joueur que je suis aujourd'hui. Je ne serais peut-être même pas dans la LNH. Je me revois encore dans une salle, au deuxième étage de l'aréna de L'Ancienne-Lorette pour confirmer ma venue à Québec, où j'ai passé quatre belles saisons.»

Il n'oubliera pas les partisans des Remparts non plus. Il pourrait même fort bien les revoir dans un avenir rapproché si Québec obtient une équipe dans la LNH, qu'elle arrive de l'expansion ou par un déménagement. «Je vais sûrement avoir la chance de jouer à nouveau devant eux parce que c'est sûr que Québec va avoir une équipe de la LNH, un jour ou l'autre. Ce n'est qu'une question de temps.»  Carl Tardif

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