Simon Gagné, Nordiques dans l'âme depuis toujours

Simon Gagné voue un attachement sans borne aux... (Le Soleil, Frédéric Matte)

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Simon Gagné voue un attachement sans borne aux Nordiques.

Le Soleil, Frédéric Matte

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(Québec) Son rêve de jouer dans la LNH, Simon Gagné l'a alimenté en regardant jouer ses idoles des Nordiques, une formation à qui il voue un attachement sans borne. S'il a manqué sa fenêtre pour s'aligner avec l'équipe de sa ville «par une couple d'années», l'ex-attaquant se voit déjà occuper un rôle dans le secteur hockey de la future organisation professionnelle de Québec.

Tout petit, Simon Gagné s'imaginait évoluer pour les Nordiques, l'équipe pour laquelle jouaient ses idoles Peter Stastny, Joe Sakic et Michel Goulet. Le sort aura voulu que les Nordiques quittent Québec en 1995 et que les Flyers réclament le Fidéen au 22e rang du repêchage de 1998. C'était le début d'une longue et fructueuse carrière de 14 saisons dans la LNH pour l'ancien Remparts. Une histoire qui s'est écrite à l'encre bleue.

«Québec restera toujours mon port d'attache, là où tout a commencé. Aujourd'hui, je regarde le nouvel amphithéâtre avec le même feeling que lorsque que j'étais un petit gars. Et j'envie ces jeunes qui auront sans doute un jour l'occasion de porter fièrement les couleurs des Nordiques et de défendre l'honneur de notre ville», a fait savoir Gagné.

Comme ces derniers, l'ancienne gloire des Flyers, du Lightning, des Kings et des Bruins, qui a annoncé sa retraite mardi, imagine mettre ses connaissances à profit au sein de la future organisation de la LNH.

«Vers la fin, il y a beaucoup de choses qui me poussaient à continuer. Et de voir le building qui se construisait en a été une. J'ai tout le temps rêvé de la possibilité que les Nordiques arrivent un petit peu avant. Ça aurait été un rêve pour moi. [...] Je suis vraiment persuadé qu'ils vont arriver un jour, mais est-ce que je vais pouvoir participer à ça d'une autre manière? Je ne le sais pas», a laissé entendre l'ancien numéro 12, qui a touché à ce rêve lors de l'ouverture du Centre Vidéotron, alors qu'il enfilait les patins aux côtés de quelques légendes des Nordiques, dont Michel Goulet et Marian Stastny.

Dans un avenir plus ou moins rapproché, Gagné se voit du haut de la passerelle à observer et à analyser les performances de l'équipe. Un travail qui ressemble à celui qu'il a effectué lors d'un bref passage à TVA Sports.

Amener de l'expérience

«Ce que j'aimerais, c'est amener mon expérience, mes opinions. J'aime ça analyser la partie, regarder les joueurs. [...] Tu vois beaucoup d'anciens joueurs avoir des postes comme ceux-là dans les organisations», a-t-il noté.

Chose certaine, le produit des Gouverneurs de Sainte-Foy ne ressent pas l'appel du coaching, qu'il considère être un métier en soi. «Prendre une équipe, c'est beaucoup de travail, c'est beaucoup de temps. C'est un travail. Et le hockey pour moi, ç'a jamais été un travail. Ç'a été une passion. [...] Je veux aider, mais pas entraîneur à temps plein. Ce n'est pas en moi. Tu vois certains anciens joueurs devenir entraîneurs, ce n'est pas en eux et ils n'ont pas de succès. J'ai surtout envie d'aider les jeunes qui se promènent dans la maison avec leurs patins en attendant la neige et le froid, avec un gilet des Nordiques pas trop loin», a-t-il laissé entendre.

Dans l'immédiat, c'est son fils Matthew, qui en est à ses premiers pas dans le hockey, qui profitera de son expérience. «Pour l'instant, mon temps est consacré à la famille. Entre-temps, on se croise les doigts, comme tous les fans de hockey de Québec, pour qu'un jour, les Nordiques reviennent...»

Belle carrière internationale

Au cours de sa carrière, Simon Gagné a fait partie d'équipes nationales dominantes sur le plan international. En 1999, il a aidé le Canada à remporter une médaille d'argent au Mondial junior, avec une contribution de sept buts et une passe, en sept matchs. Trois ans plus tard, il entrait dans la cour des grands aux côtés des Lemieux, Yzerman, Lindros, Sakic et Brodeur, avec qui il remportait une médaille d'or aux Jeux olympiques de Salt Lake City. «J'ai eu la chance de participer aux Olympiques, en 2002, lorsque j'avais 21 ans avec Joe Sakic et Mario Lemieux, mes idoles de jeunesse. C'était comme si je vivais un rêve», a rappelé Gagné, qui a également été des Jeux de Turin, en 2006. En 2004, il a gagné la Coupe du monde de hockey, avec les Brodeur, Lecavalier, Lemieux, Sakic et St. Louis. «On avait joué à Montréal et Toronto, l'année du lock-out, au mois de septembre. C'était vraiment spécial», a jugé un Gagné «fier» d'avoir pu représenter le Canada sur la scène internationale.

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