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Retour de la LNH à Québec «d'ici deux ou trois ans», prédit Michel Goulet

Michel Goulet, à l'extrême droite, croit que les... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Michel Goulet, à l'extrême droite, croit que les gens de Québec ont un peu de difficulté à comprendre le processus mis en place par la LNH pour un retour d'une équipe dans la capitale.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au club de golf Lorette, jeudi, ça jasait surtout de hockey. L'éventuel retour de la Ligue nationale à Québec faisait l'unanimité au Tournoi des anciens Nordiques.

«On a besoin de relève», blaguait Michel Goulet, l'ex-ailier gauche aujourd'hui dépisteur professionnel avec les Flames de Calgary.

Il était une vingtaine de joueurs à avoir enfilé le chandail fleurdelisé à participer à ce tournoi annuel, qui a permis de remettre 75 000 $ à la Fondation Maurice-Tanguay. On y retrouvait aussi des entraîneurs, comme Patrick Roy (Avalanche) et Philippe Boucher (Remparts) et des joueurs actifs, tels que Marc-Édouard Vlasic (San Jose), Alex Tanguay (Colorado) et Jonathan Audy-Marchessault (Tampa Bay).

«Les gens ont un peu de misère à accepter le processus, mais je pense que ça s'en vient d'ici deux ou trois ans. Le monde pensait que ça irait plus vite, mais ils font les affaires de la bonne façon. On aimerait mettre la charrue devant les boeufs, mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Ça prenait un aréna, après, on va avoir un club», confiait Goulet, dont la bannière transférera bientôt du Colisée Pepsi jusqu'au Centre Vidéotron.

Comme plusieurs, Goulet reconnaît que le coût d'une équipe d'expansion est élevé. À l'ouverture du dépôt des candidatures, le prix de base est fixé à 500 millions $ en devises américaines.

«Ça n'a pas d'allure pour nous, mais pour ceux qui sont en affaires, peut-être que ça en a. Il y a des raisons pourquoi une équipe d'expansion valait 80 millions $ dans le temps et qu'aujourd'hui, ça en coûte 500 millions $. Gary Bettman est critiqué dans tout ce qu'il fait, mais d'un autre côté, il faut le respecter pour avoir amené la LNH où elle est. Dans l'ensemble, ça va bien.»

À ses yeux, le déménagement d'une franchise à Québec ferait plus plaisir aux amateurs qu'un club de l'expansion. Mais en bout de ligne, les gens devront accepter ce que la LNH décidera.

«Ce qui compte, c'est d'avoir un club, quelque chose qui va attirer du monde, qui ajouterait une activité qui manque en ville. Ça permettrait à Crosby, McDavid, Kessel, peu importe qui, de venir à Québec. D'un autre côté, ça ne changera jamais à Québec, il va falloir gagner!»

Tardif confiant 

Capitaine des Nordiques, à l'époque, Marc Tardif connaît bien le pouls économique de la région puisqu'il y est concessionnaire automobile depuis la fin de sa carrière. «Je pense qu'on est capable de faire vivre une équipe de la LNH. Tout a été fait de manière positive. Ce n'est qu'une question de temps, ça va survenir assez rapidement, d'ici 24 mois», estimait le numéro 8.

Rare joueur des Nordiques à avoir aussi évolué avec le Canadien, Tardif se disait convaincu que le Tricolore appuierait une demande de Québec pour l'obtention d'une équipe. Les villes de Las Vegas, Seattle et Toronto sont également des candidates identifiées.

«Dans mon livre, Québec fait partie des deux premières. Une rivalité avec Montréal, ça créerait un impact important et je suis certain que le Canadien est intéressé à ce que les Nordiques reviennent. Ça ferait une belle compétition, je pense que ça ferait l'affaire de la famille Molson.»

Un conseil d'André Savard

Joueur, entraîneur, dépisteur et directeur général, André Savard a rempli plusieurs rôles au cours de sa carrière. S'il avait un conseil à donner aux dirigeants d'une équipe de l'expansion, ce serait de bien négocier la liste de protection. «Au prix où coûterait une franchise, il faudrait que ça ressemble à un transfert. La liste de protection devrait te permettre d'aller chercher des jeunes, des espoirs, des vétérans. Il ne faudrait pas avoir seulement accès aux 15e et 16e joueurs des équipes,  à ceux qui ont des mauvais contrats», estimait l'homme de hockey.

Sur le plan de la passion des amateurs et de l'histoire du hockey, Québec possède une longueur d'avance sur d'autres marchés reluquant une équipe, mais «le cash semble être à Las Vegas», précisait-il dans la même phrase. Malgré le prix avancé pour obtenir une franchise, Savard ajoute que «les éventuels propriétaires ont fait leurs calculs pour aller chercher de la rentabilité».

Alex Tanguay... (PHOTO FRANÇOIS ROY ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0

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Alex Tanguay

PHOTO FRANÇOIS ROY ARCHIVES LA PRESSE

Alex Tanguay rêve de disputer un match à Québec

Il ne faut pas y voir une prochaine stratégie de négociation, encore moins un désaveu de l'équipe avec laquelle il veut poursuivre sa carrière. Mais devant la possibilité qu'un club de la LNH s'installe à Québec, Alex Tanguay redevient le petit garçon qui adulait les Nordiques.

«J'aimerais bien disputer un match de saison régulière à Québec, ce serait comme un rêve de p'tit gars qui se réaliserait», soulignait l'ailier de l'Avalanche du Colorado, jeudi, au Tournoi de golf des anciens Nordiques.

Comme tout amateur de hockey, Tanguay suit le développement du dossier du retour des Nordiques à Québec. Le processus d'expansion mis en place par la LNH a relancé les espoirs des amateurs.

«Ça doit faire 100 000 fois que je me répète, c'est peut-être un peu plate, mais je vois cela comme un partisan. J'ai grandi en étant un fan des Nordiques, j'ai toujours rêvé de venir jouer à Québec. Je ne dis pas que ça va aboutir, mais j'aimerais jouer dans le nouvel amphithéâtre», précisait le sportif de 35 ans originaire de Sainte-Justine.

Tanguay entame la dernière année d'un contrat de cinq ans signé avec les Flames de Calgary. Il en sera à sa troisième saison d'affilée avec l'Avalanche, lui qui a disputé les six premières campagnes de sa carrière au Colorado avant de faire des escales à Calgary (deux fois), Montréal et Tampa Bay.

«Je suis bien à Denver, c'est comme chez nous puisque j'y ai vécu depuis l'âge de 18 ans et je ne suis pas pressé de changer de place. Il me reste une année de contrat, je me sens bien, ç'a bien été, l'an passé, et j'espère continuer après», racontait celui qui a marqué 22 buts et obtenu 55 points en 80 matchs, la saison dernière, sa plus productive depuis 2010-2011 (69 points avec les Flames).

Changements bénéfiques

L'ancien choix de première ronde de l'Avalanche (12e en 1998) estimait que les changements apportés à la ligne bleue de l'équipe dirigée par Patrick Roy seraient bénéfiques. Il prétendait que son club pouvait rivaliser dans la puissante association de l'Ouest, et ce, même si quelques équipes ont ajouté des munitions, notamment les Flames.

«Ils ont connu une bonne saison et je suis content pour Bob [Hartley], mais ce n'est pas une équipe à qui je veux envoyer trop de fleurs... Avec Winnipeg, Minnesota, Chicago, St. Louis, [Dallas] et Nashville dans notre division, il n'y aura pas de matchs où les deux points sont assurés», disait celui dont la formation a terminé au dernier rang de la Division centrale malgré une récolte de 90 points. Pas moins de cinq des huit équipes de l'Ouest qualifiées pour les séries éliminatoires provenaient de cette section.

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