Callum Booth, potentiel numéro un dans la LNH

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Callum Booth possède plusieurs qualités prisées par les dépisteurs. Le directeur de la Centrale de recrutement de la LNH, Dan Marr, apprécie le calme et la constance du gardien des Remparts.

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(Québec) Classé deuxième espoir nord-américain à sa position en vue du repêchage de la LNH qui se tiendra vendredi et samedi à Sunrise (Floride), le gardien de but des Remparts, Callum Booth, possède toutes les qualités pour devenir un numéro un dans le Circuit Bettman, estime Dan Marr, le directeur de la Centrale de recrutement de la LNH.

Cinq gardiens dont les noms figurent sur les classements nord-américain et européen finaux de la Centrale méritent cette étiquette, selon Marr. Et Booth aurait très bien pu figurer au tout premier rang de la liste «domestique», lui qui y est précédé de MacKenzie Blackwood (Barrie) et suivi de Samuel Montembeault (Blainville-Boisbriand). Le portier de la formation junior de Magnitogorsk, Ilya Samsonov (6'3" et 200 lb), considéré par plusieurs comme le meilleur gardien disponible dans le repêchage, coiffe le palmarès européen.

«Il y a trois gardiens de haut niveau au sommet de notre liste nord-américaine. Ce n'était certainement pas un classement unanime au sein de notre personnel. Il y a eu beaucoup de discussions. Certains voyaient Booth (6'2", 199 lb) numéro un, certains Montembeault (6'2'', 173 lb) et d'autres Blackwood (6'4", 215 lb)», a indiqué Marr, ajoutant que c'est l'opinion du dépisteur Al Jensen, un ancien cerbère des Capitals assigné principalement aux gardiens de but, qui aura finalement pesé le plus lourd dans la balance.

Partie prenante des discussions, Dan Marr est bien placé pour offrir une analyse objective du travail de Booth, dont le potentiel avait été identifié dès le niveau bantam.

«Ce que j'aime de Callum, c'est qu'il a souvent su élever son jeu lors de matchs importants. Il fait le travail sous pression. J'aime ça, chez un gardien de but. J'aime aussi son calme et le fait qu'il soit capable de garder la tête froide. Il ne semble jamais affecté lorsqu'il accorde un but. Il passe immédiatement à autre chose.

«J'aime aussi sa stature, son langage corporel et son sang-froid. J'ai trouvé qu'il avait fait un bon travail lorsqu'il a joué pour Équipe Canada U18, qu'il s'était bien débrouillé avec les Remparts et qu'il avait été capable d'aller chercher des victoires importantes en séries. Ce sont tous des éléments considérés par les dépisteurs. Ça ne lui a pas nui non plus de faire partie d'une équipe gagnante», a-t-il fait remarquer.

Pas de montagnes russes

Par-dessus tout, c'est la constance de Booth qui en fait un espoir prisé au sein du groupe admissible au repêchage. «Callum ne s'est jamais retrouvé dans des montagnes russes, où il était extraordinaire un soir et était déclassé par une marge de cinq buts le lendemain. Il a été assez constant de match en match et c'est quelque chose qui est vu d'un bon oeil chez un gardien à son année de repêchage.»

L'arrivée de Zachary Fucale chez les Remparts après Noël n'a pas eu d'impact sur son évaluation, affirme Marr. «Les dépisteurs de la LNH comprennent ce que Philippe [Boucher] devait faire cette année pour préparer son équipe en vue de la Coupe Memorial. Et il a très bien fait son travail. De notre côté, nous entretenons des liens avec les équipes de la LCH sur une base régulière. Philippe et Nicole Bouchard nous informaient à l'avance lorsque Callum obtenait un départ. Quand ça arrivait, nous envoyions une alerte par courriel à travers la LNH. [...] Les dépisteurs des équipes ajustaient leur horaire en conséquence. On l'a donc beaucoup vu jouer», a expliqué Marr.

L'Américain Jack Eichel... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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L'Américain Jack Eichel

Photothèque Le Soleil

Le parcours de McDavid a pesé dans la balance

Ce n'est pas tous les jours que les dépisteurs de la Centrale de recrutement de la LNH se retrouvent dans la position d'évaluer un joueur qualifié de «générationnel», quand vient le temps de dresser son classement annuel. Impossible, par conséquent, de faire fi de ce parcours, au moment d'accorder le premier rang au total à Connor McDavid.

Au cours des deux dernières années, le Canadien McDavid, et sa contrepartie américaine Jack Eichel, étaient toujours considérés au coude-à-coude. Qu'est-ce qui a fait la différence? 

«Quand on pense à Connor, ce n'est pas tous les jours qu'un joueur nous arrive avec un statut d'exceptionnel. Jack a lui aussi toujours été un joueur de premier plan. S'il avait joué au Canada, il aurait le potentiel d'avoir le même statut. Cela dit, Jack a livré la marchandise dans toutes les situations et à tous les niveaux, comme Connor l'a fait. Il n'a juste peut-être pas eu le même genre de visibilité», a estimé Dan Marr.

À ce niveau de talent, le directeur de la Centrale de recrutement de la LNH croit qu'aucune comparaison n'est possible entre les deux espoirs qui devraient, selon toute vraisemblance, respectivement aboutir à Edmonton et Buffalo, au terme d'un repêchage riche en centres et défenseurs de qualité.

«Pour nous, Connor est devenu numéro un au fil du temps. Parce qu'il a bien fallu mettre quelqu'un dans la position de numéro un! Mais la ligne est très mince. Dans quatre ou cinq ans, je crois que Connor McDavid et Jack Eichel auront un impact et une contribution offensive similaires sur leur équipe.»

Au-delà des deux premières sélections, la première ronde devrait comporter quelques autres «futures vedettes de la LNH», croit Marr. La qualité des espoirs connaît toutefois une baisse significative après le 10e rang.

«Le reste de la première ronde, ce sont des joueurs interchangeables, mais ce sont tous des sérieux candidats, qui auront de longues carrières dans la LNH. Dans les suivantes, les équipes qui ont fait leur travail pourront trouver des perles cachées», a-t-il jugé. 

Les petits joueurs ont la cote

Depuis l'établissement de règles favorisant l'ouverture du jeu après le lockout de 2004-2005, plusieurs petits joueurs ont émergé dans la LNH, ce qui est loin de déplaire à Dan Marr. «Quand je suis arrivé à la tête de la Centrale [il y a quatre ans], l'une des premières choses que j'ai dites à notre groupe, c'est que la grandeur et la date de naissance des joueurs - qu'ils aient 18 ou 19 ans - étaient des critères non pertinents. Le succès de beaucoup de petits joueurs fait présentement en sorte que les équipes sont plus ouvertes à les repêcher. À mes premières années avec la Centrale, j'ai commencé à inviter des plus petits joueurs au combine. Beaucoup de dépisteurs de la LNH venaient me remercier de les avoir invités, parce qu'auparavant, ils n'auraient jamais eu l'opportunité d'y être», estime celui qui a pris la relève d'E.J. McGuire, à la tête de la Centrale, en 2011. 

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