Les Coyotes veulent demeurer à Glendale

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Interrogé sur la possibilité de déménager l'équipe, notamment à Québec, ou encore dans le centre-ville de Phoenix, Anthony LeBlanc a affirmé qu'il n'y «avait aucun plan B» pour l'instant, la priorité étant Glendale.

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(Québec) Même si elle a été piquée au vif par les actions prises par la Ville de Glendale pour dissoudre le contrat de gestion du Gila River Arena, l'organisation des Coyotes de l'Arizona, son président Anthony LeBlanc en tête, n'en démord pas: l'équipe doit demeurer dans le désert, un marché auquel les propriétaires croient résolument.

Anthony LeBlanc en a marre de se battre contre le conseil municipal de Glendale, et plus précisément contre son maire, Jerry Weiers. Depuis 48 heures, le copropriétaire des Coyotes a l'impression de revivre l'été de 2013, où l'acquisition de la franchise par son groupe d'hommes d'affaires reposait sur une entente de gestion du Gila River Arena, propriété de la Ville. Un élément clé dans le montage financier des investisseurs pour maintenir l'équipe en Arizona.

Après des mois de débat et de tractations, le contrat avait finalement été approuvé en juillet, même si M. Weiers y était réfractaire. D'une durée de 15 ans, il prévoyait un versement de 15 millions $ par année par la municipalité à l'équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) pour la gestion de l'amphithéâtre situé dans le district de Westgate. En échange, Glendale recevrait une part des revenus des Coyotes.

C'est pour dissoudre cette entente que les conseillers ont majoritairement voté (cinq contre deux), mercredi soir, lors d'une séance publique.

Malgré cette absence de volonté politique, Anthony LeBlanc veut se battre pour maintenir le club à Glendale. Il est d'ailleurs appuyé par la LNH dans sa démarche. «Vous savez quoi? Nous avons une porte de sortie [clause incluse dans le contrat] dès maintenant. Mais nous allons dans la direction opposée. Nous allons travailler de façon agressive pour rester au Gila River Arena», a tranché M. LeBlanc, jeudi en conférence téléphonique avec les médias.

Au cours de cette conférence, l'homme d'affaires de Thunder Bay a carrément fait une profession de foi pour le marché de Glendale, n'en déplaise «à mes compatriotes canadiens qui me croient fou». «Nos revenus vont dans la bonne direction. Nous avons une augmentation de 10 % de nos ventes d'abonnements saisonniers malgré la saison [de misère] que nous avons connue.» Il a aussi avancé que Glendale perd moins d'argent en ce moment que sans la présence de la franchise.

Interrogé sur la possibilité de déménager l'équipe, notamment à Québec, ou encore dans le centre-ville de Phoenix, Anthony LeBlanc a affirmé qu'il n'y «avait aucun plan B» pour l'instant, la priorité étant Glendale. «Si nous continuons à développer notre produit, nous avons de bons espoirs. Nous ne sommes pas prêts à abandonner.»

Demande d'injonction provisoire

Comme il a été annoncé mercredi, l'équipe d'avocats des Coyotes, menée par Me Nick Wood, est à peaufiner une demande d'injonction provisoire pour que la décision des élus de Glendale soit suspendue. Une poursuite de 200 millions $ contre la Ville suivra également dans les prochains jours, a réaffirmé M. LeBlanc.

Rappelons que la motion du maire Weiers, sans égard aux pertes financières de Glendale, porte sur un prétendu conflit d'intérêts impliquant l'ancien procureur de la municipalité, Craig Tindall, lequel a été embauché par les Coyotes en septembre 2013, quelques mois après la signature du contrat. Selon la Ville, M. Tindall a suffisamment été impliqué dans la négociation du contrat pour se baser sur la clause 38-511 d'une loi anticorruption.

Selon LeBlanc, la Ville espère renégocier le contrat de fond en comble en agissant de la sorte. Mais cela ne fonctionnera pas, a-t-il tranché. La seule porte de sortie de la Ville est de faire marche arrière, a-t-il prévenu, ajoutant que l'argument de Glendale était trop mince, d'autant plus que M. Tindall n'était pas à l'emploi des Coyotes au moment de l'entente.

Le réseau FoxSports Arizona a aussi rapporté, jeudi, que plusieurs paragraphes d'un document de cessation d'emploi de M. Tidall permettaient d'évacuer tout soupçon de conflit d'intérêts à son endroit.

Tous ces éléments seront pris en compte par les juges de l'État de l'Arizona si la cause se rend jusqu'au tribunal. «Nous sommes à la merci de la cour», a dit LeBlanc. «Il n'y a rien de garanti, mais nous sommes très confiants.»

Le maire Jerry Weiers n'accordait aucune entrevue, jeudi, a fait savoir son cabinet.

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