Glendale veut résilier son bail avec les Coyotes de l'Arizona

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Les choses se déroulent plutôt bien pour Mark Arcobello chez les Coyotes.

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La Presse Canadienne
Glendale, Arizona

Le conseil municipal de Glendale a voté en faveur de la résiliation du bail avec les Coyotes de l'Arizona lors d'une séance extraordinaire, mercredi soir.

Les conseillers municipaux ont voté à cinq contre deux en faveur de l'annulation du bail et des services professionnels convenus entre Glendale et IceArizona, qui détient l'équipe avec Andrew Barroway.

Le copropriétaire, président et directeur exécutif des Coyotes, Anthony LeBlanc, a émis un communiqué immédiatement après le vote, dans lequel il dit: «Nous sommes déçus de la décision de la Ville d'enfreindre ses obligations en vertu de l'entente qui a été conclue et approuvée il y a deux ans seulement. Nous allons épuiser tous les recours juridiques contre la ville de Glendale pour cette violation flagrante de ses obligations contractuelles envers nous.»

Dans une entrevue diffusée sur le réseau Sportsnet pendant le match no 4 de la série finale de la Coupe Stanley, le commissaire de la LNH Gary Bettman a apporté son grain de sel en assurant qu'il n'était pas troublé par la situation actuelle.

«Je ne suis pas vraiment préoccupé par les Coyotes. Si je vivais à Glendale, je serais préoccupé par mon gouvernement, parce que tout cela n'est qu'une tentative de rouvrir un bail qui a été négocié de bonne foi et adopté par le conseil municipal de Glendale il y a moins de deux ans», a déclaré Bettman.

«Si c'est la façon de Glendale de faire des affaires, alors je pense qu'ils vont avoir beaucoup plus de problèmes que de traiter avec les Coyotes.»

Bettman a ajouté qu'il croit que le hockey peut encore fonctionner à Glendale, à conditon d'avoir un soutien adéquat.

«Je pense qu'il faut qu'on leur laisse une chance. Il faut écarter la possibilité que le gouvernement fasse quelque chose d'aussi inhabituel et inapproprié, parce qu'ils n'ont pas besoin de ça, a dit Bettman. Je trouve franchement inapproprié que la ville de Glendale tente de revenir sur leur bail.»

Une brèche constitutionnelle a permis à la Ville de rompre son entente avec l'équipe. Un statut de l'État de l'Arizona permet à une agence d'annuler un contrat si un employé impliqué de façon significative dans l'ébauche de l'entente devient employé ou agent d'une autre partie liée au contrat. L'ex-procureur de la ville de Glendale Craig Tindall est l'avocat principal des Coyotes depuis qu'il a quitté la municipalité, en 2013.

L'ordre du jour de cette réunion extraordinaire du conseil municipal a été publié quelques heures seulement après que les dirigeants des Coyotes eurent nié se trouver en bris de contrat avec la municipalité.

IceArizona, une entreprise dirigée par LeBlanc et George Gosbee, semblait destinée à apporter de la stabilité aux Coyotes lorsqu'elle a fait l'achat de l'équipe en 2013. Mais la décision de vendre, l'an dernier, 51 pour cent des parts de l'équipe à Andrew Barroway, un spécialiste de la gestion de fonds spéculatifs de Philadelphie, a mené à de nouveaux scénarios de déménagement.

À l'époque, IceArizona avait expliqué que l'entrée en scène de Barroway permettrait d'améliorer les finances de l'équipe et de solidifier sa présence en Arizona. Cette déclaration, jusqu'à maintenant, semble vouloir tenir la route.

Les plus récents développements ont surgi lorsque des membres du conseil municipal de la ville de Glendale ont craint que IceArizona avait transgressé les clauses de son bail de 15 ans avec la ville, en utilisant la somme annuelle de 15 millions $ venant de Glendale pour réduire la dette résultant de l'achat de l'équipe.

Mais selon LeBlanc, IceArizona ne fait plus affaire avec le prêteur, Fortress Investment Group, et même s'il y avait eu transgression des clauses de l'entente, l'affaire a été réglée.

LeBlanc et Barroway ont rencontré des responsables de la ville de Glendale, lundi, pour discuter de l'entente relative au bail et dans le but de trouver des moyens pour générer des revenus additionnels non rattachés au hockey.

Les autorités municipales s'inquiètent des coûts relatifs aux opérations de l'aréna - 15 millions $ par année pendant 15 ans - mais LeBlanc affirme que les bénéfices de l'équipe vont au-delà de la vente de billets. En tenant compte des revenus générés par l'équipe, LeBlanc estime que les coûts d'opération de l'aréna pour la ville se chiffrent, en fait, à moins de 6 millions $.

Et il s'attend à ce que la situation générale s'améliore lorsque les Coyotes auront complété leur reconstruction et grimperont au classement.

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