Hayley Wickenheiser rêve aux JO de 2018

Hayley Wickenheiser et Chantal Petitclerc sont à l'Université... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Hayley Wickenheiser et Chantal Petitclerc sont à l'Université Laval  pour participer à la conférence Conversation 2015 dont l'objectif est de trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les sportives.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Même si elle est sur la touche depuis février en raison d'une opération à un pied, même si elle aura bientôt 37 ans, Hayley Wickenheiser garde les yeux sur les Jeux olympiques de 2018.

La grande dame du hockey canadien s'est entretenue avec Le Soleil, mardi soir, alors qu'elle était de passage à Québec pour participer à la première journée de la conférence Conversation 2015, dont l'objectif est de trouver des solutions aux problèmes que rencontrent les sportives.

«C'est mon but», a lancé Wickenheiser en parlant à la fois des JO de 2018 et d'un retour la saison prochaine. «Évidemment, ça dépend de ma santé et de mon pied.» Elle aura près de 40 ans lorsque le monde se donnera rendez-vous à Pyeongchang, en Corée.

En février, Wickenheiser a dû être opérée au pied gauche, en raison d'une fracture qui a mal guéri. Elle traîne ce «bobo» depuis 2012! Elle a d'ailleurs disputé tout le tournoi olympique de Sotchi avec cette blessure, ce qui n'a pas empêché le Canada - et Wickenheiser - d'aller chercher une quatrième médaille d'or consécutive. 

Le rétablissement est pénible, puisque la hockeyeuse boite encore. Elle a toujours une plaque et huit vis dans le pied. «C'est un très long et très frustrant processus», a laissé tomber celle qui s'alignait avec les Dinos de l'Université de Calgary la saison dernière. La Saskatchewanaise compte marcher normalement d'ici quelques semaines. L'été lui servira de période de réhabilitation.

La meilleure marqueuse de l'histoire du hockey canadien a glissé un mot sur Marie-Philip Poulin, qui a inscrit les plus importants buts d'Équipe Canada lors des deux derniers Jeux olympiques. «Elle s'améliore chaque année», a dit Wickenheiser de la joueuse de Beauceville, souvent perçue comme son héritière. «Elle a marqué des buts opportuns, c'est certain! Ce sera amusant de voir comment elle continuera de se développer.»

Toutes sortes d'abus

Sans rentrer dans les détails, Wickenheiser a aussi parlé des difficultés qu'elle a rencontrées en tant que femme dans un milieu d'hommes.

«Tous les types d'abus, sauf l'abus sexuel, à travers lesquels on peut passer dans le hockey, je les ai vécus. Physique, mental, émotionnel... Que ce soit quand j'étais enfant ou comme professionnelle. J'ai tout vu», raconte celle qui a longtemps été la seule fille à jouer avec les garçons. Les choses ont changées pour le mieux, ajoute Wickenheiser. Les jeunes peuvent désormais avoir une expérience beaucoup plus agréable, croit-elle.

Selon elle, l'accessibilité des activités sportives pour les filles demeure toutefois un problème au pays. Elles doivent être plus nombreuses à faire du sport, estime-t-elle. 

Il devrait aussi y avoir plus d'équipes et de ligues professionnelles pour les femmes, lance la hockeyeuse. De cette façon, «on n'aurait pas juste les Jeux olympiques tous les quatre ans pour mettre le sport en vitrine».

Chantal Petitclerc poursuit son combat pour les femmes

Chantal Petitclerc est une autre athlète qui participe à Conversation 2015. L'ancienne championne sprinteuse en fauteuil roulant a abordé plusieurs problèmes avec Le Soleil, mardi, de la difficulté à retenir les jeunes filles dans le sport à la manière dont sont entraînées les athlètes féminines de pointe.

«Encore aujourd'hui, on entraîne les filles de la même façon qu'on entraîne les gars. Il y a encore beaucoup de choses à faire au niveau de la science du sport, de la psychologie du sport. Comment peut-on maximiser ce que ces filles-là sont pour avoir les meilleures performances possibles?» demande Petitclerc, déplorant que les entraîneurs n'ont pas de formation spécifique pour s'occuper des femmes.

Les ateliers de la conférence Conversation 2015: femmes et sport commencent aujourd'hui, à l'Université Laval. Les 20 principaux problèmes vécus par les sportives seront répertoriés, tandis que la journée de demain servira à la recherche de solutions. 

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