Quand Carey Price va, tout va

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Carey Price

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Ludovic Côté

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) «Dominant» fut l'un des qualificatifs les plus utilisés par les médias pour décrire la tenue de Carey Price devant la cage du Canadien.

Le gardien de 27 ans aura marqué de son empreinte la saison 2014-2015avec ses 44 victoires, sa moyenne de buts alloués de 1,96 et son pourcentage d'arrêts de ,933, tous bons pour le premier rang de la Ligue. Il a du même coup effacé les records d'équipe des géants Jacques Plante et Ken Dryden pour le plus grand nombre de victoires en une saison, de quoi faire taire les éternels septiques qui critiquaient la décision du CH de le repêcher au cinquième rang en 2005.

Une question surgit cependant au terme de cette campagne hors du commun - qui devrait permettre au gardien de la Colombie-Britannique de mettre la main sur le trophée Vézina (meilleur gardien), ainsi que sur les prestigieux Hart (meilleur joueur) et Ted-Lindsay (meilleur joueur selon ses pairs) : le Canadien est-il une équipe ordinaire avec un gardien extraordinaire?

«Le Canadien a un gardien extraordinaire, mais il n'aurait pas terminé deuxième au classement général s'il n'avait pas de talent à d'autres positions. Max Pacioretty a quand même compté 37 buts, P.K. Subban est un candidat au Norris et Andrei Markov a atteint la barre des

50 points à nouveau, sans compter que l'équipe compte 4 compteurs d'au moins 20 buts, et 6 d'au moins 15 buts», souligne Mathias Brunet, journaliste à La Presse. «Le Canadien, comme bien d'autres équipes, est un aspirant à la Coupe Stanley. La course demeure très ouverte, il n'y a pas de puissance dominante cette année», ajoute-t-il.

Son collègue Guillaume Lefrançois se fait plus tranchant. «Oui», répond-il sans hésiter. «C'est sûr que dernièrement, le Canadien a remporté un peu plus de victoires d'équipes, mais ça reste un club qui, à l'attaque, n'a pas la profondeur d'une équipe qui devrait normalement aspirer aux grands honneurs.»

Selon lui, le Canadien de l'an dernier était mieux outillé offensivement que celui de cette saison. Sauf que le Canadien de 2015 mise sur un gardien au sommet de son art qui lui permet de présenter une meilleure fiche qu'en 2014...

Même constat du côté de la défensive, où le Tricolore ne jouit pas de la même profondeur que les grandes équipes des dernières années (les Blackhawks et les Kings, notamment) et ne lutte pas à armes égales avec les favoris dans l'Est, les Rangers.

Des questions en défensive

«Le Canadien a un excellent top 2[P.K. Subban et Andrei Markov], l'un des meilleurs de la Ligue, mais derrière eux, ce n'est pas si bien établi. Oui, il y a Jeff Petry, mais on a de la misère à identifier qui complète le deuxième duo de défenseurs. Pour ce qui est du troisième duo, disons qu'il n'est pas 100 % stable», commente M. Lefrançois.

C'est donc dire que le Canadien aura besoin d'un Carey Price aussi solide qu'en saison régulière s'il veut dans un premier temps venir à bout des Sénateurs, une formation presque invincible depuis l'arrivée du gardien Andrew Hammond il y a deux mois. Ottawa n'a en effet perdu qu'un match avec le «Hamburglar» devant le filet.

Cette première mission du CH en séries s'annonce difficile, selon Guillaume Lefrançois. «Je ne gagerais pas mon hypothèque sur le Canadien. C'est une équipe [les Sénateurs] qui depuis plusieurs années trouve une façon d'avoir du succès contre le Canadien et qui surtout marque beaucoup de buts contre lui», souligne-t-il.

Gageons que les hommes de Michel Therrien ont encore frais en mémoire l'élimination rapide subie face à Ottawa en première ronde des séries de 2013...

Subban, Pacioretty et les autres...

D'autres joueurs du CH pourraient faire la différence au cours des prochains jours, voire des prochaines semaines. En voici quelques-uns.

P.K. Subban : le fougueux défenseur a l'habitude de se démarquer dans les moments importants. «Autant certains soirs durant la saison on peut le trouver ordinaire, il fait des erreurs, mais quand les matchs comptent, il est capable d'élever son niveau au point de changer un match à lui seul. Étant donné qu'il peut jouer 30 minutes par match, ça peut faire toute une différence», indique le journaliste Guillaume Lefrançois. P.K. Subban, qui a atteint le plateau des 60 points pour la première fois de sa carrière, compte 10 buts et 30 points en 43 matchs en séries d'après-saison.

Max Pacioretty : meilleur buteur et pointeur de l'équipe pour une deuxième saison consécutive avec une récolte de 37 buts et

67 points en 80 matchs, l'ailier gauche a surpris bien des gens par la qualité de son jeu défensif, lui qui a été fréquemment utilisé en désavantage numérique. Le joueur de 26 ans a même terminé au premier rang de la LNH au chapitre des plus et des moins (+ 38). À sa première expérience significative en séries l'an dernier, Pacioretty a été limité à

5 buts et 11 points en 17 matchs.

Les héros obscurs : Joueurs d'impact au printemps dernier, Dale Weise et Lars Eller s'avèrent encore des choix logiques pour les présentes séries, le premier ayant connu sa meilleure saison à vie, le second ayant racheté en partie une campagne difficile en connaissant une solide fin de calendrier. Sans oublier Devante Smith-Pelly, acquis des Ducks contre Jiri Sekac. «C'est un joueur fait sur mesure pour les séries. À la lumière de ce qu'on voit depuis quelques matchs, il pourrait faire la différence. Il crée de l'espace pour ses coéquipiers et s'impose devant le filet», note M. Lefrançois.

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