Pierre Lacroix, son fils et son petit-fils à Québec

Pierre Lacroix (à gauche) était encore au coeur... (Photothèque Le Soleil)

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Pierre Lacroix (à gauche) était encore au coeur de l'action lorsque la direction de l'Avalanche a retiré le numéro 33 de Patrick Roy, qui donne ici l'accolade à son ancien coéquipier Joe Sakic. Le proprio de l'équipe, E. Stanley Kroenke, était aussi présent aux cérémonies du 28 octobre 2003, avant le match contre les Flames de Calgary.

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(Québec) De la visite rare sera de passage à Québec dans le cadre du Tournoi international de hockey pee-wee. À l'approche du 20e anniversaire du départ des Nordiques pour le Colorado, leur ancien directeur général Pierre Lacroix reviendra au Colisée Pepsi afin d'y encourager son petit-fils, Max, un gardien de but avec les petits Wranglers de Las Vegas.

«Déjà 20 ans, le temps passe vite...», constatait celui qui sera l'un des points de mire de la 56e présentation du plus grand tournoi de hockey mineur au monde, dont les détails seront dévoilés en conférence de presse, aujourd'hui.

En fait, c'est un trio de Lacroix qui débarquera en ville pour le tournoi disputé du 11 au 22 février. En plus de Pierre et Max, qui porte le même numéro 33 que l'ancien client de son grand-père, on y verra aussi Éric (fils de Pierre et père de Max), qui sera l'entraîneur-chef pour l'occasion en raison de l'absence de Ken Quinney, l'ancien joueur des Nordiques qui mène habituellement le groupe mais que la profession de pompier retiendra à la maison.

«Ce sera une très belle expérience, non seulement pour notre famille, mais aussi pour les jeunes qui viendront à Québec. Ils ne savent pas ce qui les attend, on leur a dit qu'ils n'iraient pas juste jouer au hockey, mais qu'ils vivront quelque chose d'unique et d'inoubliable. On leur a dit de s'acheter des manteaux et des bottes d'hiver», rigolait-il en entrevue avec Le Soleil, dimanche.

Joueur en 1960

En faisant jouer quelques contacts, Pierre Lacroix a participé à la préparation de ce voyage d'une vie pour ces jeunes qui pratiquent le hockey dans le désert. À la retraite, il suit les prouesses de son petit-fils comme le ferait n'importe quel grand-père.

«J'en manque pas beaucoup. Il n'y a pas un grand nombre de joueurs de hockey à Las Vegas, ce qui les oblige à voyager à Phoenix, Anaheim et Salt Lake City pour disputer des matchs. On vit quelque chose de super intéressant, et en autant qu'il y a la santé, on est heureux», disait celui qui fut directeur général et président actif de l'Avalanche du Colorado pendant 11 ans.

Le hasard fait drôlement les choses. Ainsi, sa visite à Québec tombera quelques semaines avant le 20e anniversaire de la vente de l'équipe survenue le 25 mai 1995. Il était en poste depuis un an avec les Nordiques lors du transfert à Denver, où il a poursuivi sa carrière d'homme de hockey avec succès. Il est aussi ironique de savoir qu'il était l'un des participants à la toute première édition du Tournoi pee-wee, en 1960.

«Je jouais avec le Comité des jeunes de Rosemont. J'ai fait beaucoup de hockey dans ma vie, mais ça reste l'un de mes plus beaux souvenirs. Le tournoi pee-wee, ça s'imprime dans ta mémoire pour toujours. Il y a plusieurs années, j'avais tenté de retrouver la pension où j'habitais, mais un feu au Patro Roc-Amadour avait détruit les archives. Mes deux fils, Martin et Éric, n'ont jamais pu y participer parce que leurs équipes ne parvenaient pas à se classer, mais à son tour cette année, Éric pourra dire qu'il y a été, lui aussi.»

Éric Lacroix s'est établi depuis peu à Las Vegas, où il s'implique dans le hockey mineur. Il a joué 472 matchs pendant sa carrière de 10 ans dans LNH avec Toronto, Los Angeles, Colorado, NY Rangers et Ottawa. Il a aussi oeuvré au deuxième étage de l'Avalanche jusqu'en 2013.

***

Lacroix, Kovalev, Bure, etc.

Pierre Lacroix sera le témoin de la dernière présentation du Tournoi pee-wee au Colisée Pepsi. En 2016, l'événement s'installera dans le nouvel amphithéâtre, comme le feront les Remparts, la saison prochaine. En plus de l'ex-directeur général des Nordiques et de l'Avalanche, d'anciennes vedettes de la LNH, comme Valeri Bure, Alexei Kovalev et Chris Pronger - pour ne nommer que ceux-là - seront aussi sur place pour y voir jouer leurs fils.

«On arrive un peu trop vite, il [l'amphithéâtre] n'est pas encore ouvert. J'espère que mon petit-fils sera encore là, l'an prochain, ça me permettrait de revenir le visiter», a ajouté celui qui n'a jamais oublié sa seule saison de boulot à Québec.

Peu surpris par les succès de Roy

Aujourd'hui à la retraite, Pierre Lacroix reste à l'affût de tout ce qui se passe dans le hockey. Il est l'homme le moins surpris du monde par les succès de Patrick Roy derrière le banc de l'Avalanche, même si la présente saison n'est pas aussi productive que la précédente.

Les liens entre eux sont tissés serré. Lorsqu'il était un agent de joueur à la tête de la firme Jandec, Lacroix représentait celui qui allait s'imposer comme le meilleur gardien de sa génération. Et une fois qu'il est devenu directeur général, il n'a pas tardé à faire l'acquisition de celui qui fut la pierre angulaire de l'équipe pendant plusieurs années.

«Je suis de loin ce que Patrick fait au Colorado, je n'étais pas du tout inquiet pour lui. Je l'ai connu comme agent, comme directeur général, il est devenu mon ami, et Patrick a toujours eu une confiance illimitée en ses moyens», indiquait-il.

À sa première saison à Denver, Lacroix avait échangé trois joueurs au Canadien pour obtenir les services de Roy et Mike Keane, ce qui allait permettre à l'Avalanche de remporter la Coupe Stanley en 1996 et 2001.

Après un stage de huit saisons derrière le banc des Remparts, Roy a fait le saut dans la LNH avec son ancienne formation. L'Avalanche a fait un bond prodigieux au classement, remportant le championnat de la division Ouest, ce qui lui a valu le trophée Jack-Adams remis à l'entraîneur-chef par excellence.

«Je suis convaincu que Patrick connaîtra une carrière aussi fructueuse à titre d'entraîneur qu'il en a eu une comme gardien de but. Sa recette du succès, c'est la passion, il ne fait jamais rien à moitié. C'est un vrai.»

Sous sa direction, l'Avalanche avait conservé son accent d'Amérique. Encore aujourd'hui, la présence de Roy derrière le banc, sans oublier celle d'André Tourigny et de Mario Duhamel, donne l'impression que le Colorado n'est pas très loin de Québec.

En raison de problèmes de santé qu'il préfère oublier, Pierre Lacroix s'était retiré des activités quotidiennes de l'équipe pour occuper un poste de président à temps partiel. «Je suis maintenant grand-papa à plein temps...»

Pierre Lacroix a abandonné son poste de président... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

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Pierre Lacroix a abandonné son poste de président et pris sa retraite du monde du hockey professionnel en 2006. On le voit ici embrasser sa femme Colombe avec son petit-fils Max dans les bras. Ce dernier a délaissé les animaux en  peluche depuis lors puisqu'il défendra la cage des petits Wranglers de Vegas au Tournoi pee-wee.

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Le président des Nordiques, Marcel Aubut, a réussi... (Photothèque Le Soleil) - image 4.1

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Le président des Nordiques, Marcel Aubut, a réussi un coup fumant en mettant la main sur Pierre Lacroix en 1994. Ce dernier connaissait déjà tous les rouages de la LNH, et ses futurs homologues avec qui il devrait dorénavant négocier!

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Installé à Las Vegas... mais confiant pour Québec

Installé à Las Vegas depuis plusieurs années, Pierre Lacroix a noté l'intérêt grandissant de cette ville pour joindre les rangs de la Ligue nationale de hockey. Entre Québec et Las Vegas, qui aura la main la plus chanceuse?

«Tout va bien se passer, j'en suis convaincu. Le hockey a besoin de marchés où il y a de la passion», répondait-il à propos de la venue possible d'une équipe à Québec.

Les deux villes reviennent souvent dans les discussions des analystes lorsqu'il est question d'une éventuelle expansion. Des arénas sont en construction à chacun des endroits, d'éventuels propriétaires sont déjà identifiés.

«L'obtention d'une franchise dans la LNH n'est pas une nouvelle manipulée de la même façon à Las Vegas qu'à Québec. Ici [au Nevada], les gens en parlent, mais ce n'est pas comme chez vous. Pour avoir été impliqué dans le hockey assez longtemps, j'entends ce qui se dit. La culture n'est pas la même qu'au Québec. Vegas est d'abord une ville de jeu et de spectacle, mais je sais que ça fait partie des projets de la ville de s'établir dans le sport professionnel.»

Le pouls du marché

Selon lui, la mairesse de l'endroit aimerait attirer des équipes de hockey, de soccer et de basketball sur la «Strip». L'homme d'affaires Bill Foley a obtenu la permission de la LNH de tâter le pouls du marché.

Pendant ce temps, la construction du nouvel amphithéâtre se poursuit à Québec pour ouvrir en septembre. Il n'ignore pas que les partisans du retour des Nordiques ne s'empêcheront pas de lui en parler lors de son passage en ville, en février.

«Je n'ai passé qu'une saison à Québec comme directeur général des Nordiques, et elle n'avait commencé qu'en janvier à cause du lock-out et pris fin contre les Rangers, mais on y a eu beaucoup de plaisir. Les amateurs de hockey ont eu du bon temps au fil des ans, et il n'est pas interdit d'espérer, bien au contraire. La ville de Québec a vécu de très belles années avec les Nordiques, il devrait y en avoir d'autres», prédisait celui qui sera comblé, peu importe où la LNH décide de s'établir.

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