Anaheim 2/Montréal 1: le Canadien arrêté dans son élan

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Le match a été précédé d'un hommage à Saku Koivu, ancien capitaine du Canadien.

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Robert Laflamme
Le Soleil

(Montréal) Le Canadien a vu sa séquence de trois victoires à domicile être stoppée par l'équipe qui trône au sommet au classement de la LNH, jeudi. Le Tricolore a livré une belle bataille aux Ducks d'Anaheim, qui l'ont finalement emporté 2-1.

La défaite pourrait doublement faire mal puisque Max Pacioretty est tombé au combat en troisième période.

Hampus Lindholm et Matt Beleskey, son 15e, ont été les marqueurs des Ducks (22-7-5), qui ont fait honneur à leur statut de meilleure équipe de la ligue à l'étranger (12-4-1).

David Desharnais a été le seul buteur du Canadien (20-11-2), qui a de nouveau offert une performance en crescendo.

Carey Price a terminé la soirée avec 21 arrêts. Son rival Frederik Andersen a repoussé 23 tirs.

Le «bleu-blanc-rouge» conclut son séjour de cinq matchs à domicile, samedi, face aux Sénateurs d'Ottawa.

Pas d'étincelle

Le Canadien a été incapable d'ouvrir le score en première période, comme il l'avait fait dans les deux matchs précédents.

L'hommage à Saku Koivu n'a pas été l'étincelle de début de rencontre qu'il tente par tous les moyens de créer cette saison.

Ce sont plutôt les Ducks qui ont pris les devants, à 8:16. Le tir haut du défenseur Lindholm a trompé la vigilance de Price, qui avait la vision obstruée par son ancien coéquipier Rene Bourque - qui a par ailleurs été peu visible le reste de la soirée.

Fidèle à son habitude, le CH est revenu sur la glace plus affamé au deuxième tiers. Il a d'ailleurs provoqué de bonnes chances de marquer.

Les meilleures sont venues des bâtons de Jiri Sekac, après s'être moqué du défenseur Sami Vatanen sur le flanc droit, et de Brendan Gallagher, au terme d'une belle incursion.

Pacioretty blessé

Tôt en troisième, le Tricolore a perdu les services de l'ailier gauche Max Pacioretty, blessé. Pacioretty a été mis en échec, à quelques pieds de la bande et au moment où il ne s'y attendait pas, par le défenseur Clayton Stoner. Il a quitté, visiblement blessé au haut du corps.

Le défenseur des Ducks n'a pas été puni sur la séquence, et l'entraîneur Michel Therrien a manifesté sa désapprobation en français à l'arbitre François St-Laurent.

Les Ducks ont écopé la pénalité suivante, et Desharnais a créé l'égalité en supériorité à 5:27. Desharnais a dégainé du cercle d'engagement droit sur réception de la passe transversale d'Andrei Markov.

Le Canadien a par la suite été puni, et il a tenu le coup. Enfin presque! Beleskey a fait mouche quatre secondes après la sortie du banc des pénalités de P.K. Subban.

Brandon Prust a par la suite voulu venger Pacioretty en s'en prenant à Stoner. Prust a encaissé plus de coups, mais il a renversé son rival sur la glace.

Les visiteurs se sont appliqués à faire ce qu'ils font à merveille cette saison, soit préserver une avance d'un but en fin de match.

Les hôtes ont tout tenté, même à court d'un joueur puisque Subban a écopé une autre pénalité avec deux minutes à jouer.

Saku Koivu déclare son amour «pour toujours» aux partisans du Canadien

Très émotif, Saku Koivu a profité de l'hommage que le Canadien lui a rendu jeudi afin de remercier les amateurs de hockey pour tout le soutien qu'ils lui ont accordé au cours des 13 saisons qu'il a passées à Montréal, particulièrement pendant la lutte qu'il a menée contre le cancer au cours de la saison 2001-02.

«Je t'aime pour toujours Montréal. Merci!», a-t-il conclu, en français, le message bien senti qu'il a livré à la foule du Centre Bell, qui lui a manifesté son affection en lui réservant une longue ovation.

Le valeureux Finlandais, qui avait amorcé son discours par «Bonjour mes amis de Montréal», a affirmé que Montréal est l'endroit le plus fantastique où jouer au hockey.

«Tous les joueurs devraient avoir la chance de jouer pour le Canadien devant les meilleurs partisans au monde», a-t-il lancé, en suscitant les cris du public.

Il a qualifié l'ovation monstre que les partisans lui ont réservée le soir de son retour au jeu triomphal le 9 avril 2002 «d'un des plus beaux cadeaux que vous m'ayez fait».

Koivu avait commencé par offrir ses sympathies à la famille de Jean Béliveau, qui a incarné selon lui le capitaine parfait. Il s'est dit très honoré d'avoir agi comme capitaine de l'équipe pendant neuf saisons (10 ans) - «le plus bel accomplissement de ma carrière».

Il n'a oublié personne dans ses remerciements, du préposé à l'équipement Pierre Gervais à l'ancien propriétaire George Gillett. Il a même eu une pensée pour le regretté Jean-Claude Tremblay, le recruteur qui a convaincu le directeur général Serge Savard de le réclamer au premier tour du repêchage de 1993.

Il a éclaté en sanglots en évoquant la lutte qu'il a livrée contre le cancer. Il a remercié les docteurs Blair Whittemore et David Mulder ainsi que le personnel de l'Hôpital Général de Montréal «de lui avoir procuré une deuxième chance» dans la vie.

En présence de ses parents, de sa mère Tuire et son père Jukka, ainsi que de son épouse Hanna et de leurs enfants Ilona et Atos, Koivu a reçu en guise d'appréciation une peinture illustrant les grandes étapes de sa carrière.

Avant de quitter, il a serré la main des joueurs du Canadien et des Ducks d'Anaheim, qui ont assisté à l'hommage. La cérémonie s'était amorcée par la présentation d'un montage vidéo de remerciements de la part de partisans et de témoignages d'anciens coéquipiers. Le montage a été suivi d'un autre relatant ses exploits sur la glace et toute son implication dans la communauté.

Koivu avait été accueilli par une ovation monstre qui a duré un peu plus de quatre minutes.

Une bonne personne

Quelques heures plus tôt, Koivu avait dit aux journalistes qu'il souhaitait que les amateurs se rappellent de lui comme «d'une bonne personne, d'un joueur qui s'est défoncé pour le Canadien et qui a fièrement porté le titre de capitaine».

À cause de ce qu'il a vécu sur le plan personnel, Koivu avait reconnu que son plus grand héritage ne sera pas nécessairement lié au hockey.

Il avait souligné le lien privilégié basé sur le respect qui l'unit avec les partisans, en disant que Montréal occupera toujours une place importante dans le coeur de la famille. Il l'a répété à la foule en soirée.

Un regret

Koivu s'est amené en Amérique au moment où le Canadien connaissait plusieurs bouleversements, tant sur la glace qu'à l'extérieur. Il a récolté 641 points en 792 matchs en saison régulière, bon pour le 10e rang de l'histoire de l'équipe. Il a ajouté 48 points en 54 rencontres des séries. Les souvenirs qui resteront gravés dans sa mémoire sont justement les succès que l'équipe a connus en séries éliminatoires. À quatre reprises, le CH a atteint le deuxième tour des séries. La victoire contre les Bruins de Boston en 2002, à la suite de son retour vers la fin de la saison, revêt un cachet particulier.

«Mon seul regret, c'est de ne pas avoir vu l'équipe se rendre plus loin en séries, pas nécessairement gagner la Coupe Stanley, mais atteindre la finale à tout le moins.»

Un conseil

Invité à donner un conseil à l'éventuel capitaine du Canadien, Koivu, âgé de 40 ans, a évoqué la discussion qu'il a eue avec Jean Béliveau à la suite de sa nomination en 1999.

«M. Béliveau était venu me voir et il s'était fait rassurant en me disant que tout irait bien, de ne rien changer, a-t-il confié. La principale chose que je dirais, c'est de rester soi-même. Si tu t'occupes bien de tes coéquipiers et du personnel d'encadrement, ils vont te montrer du respect.»

L'avenir

Après avoir mis fin à une carrière de 18 saisons dans l'uniforme des Ducks, l'été dernier, Koivu se la coule douce en Californie cette saison.

«Nous sommes restés là-bas, avant de décider de la suite des choses. Je suis impliqué dans le hockey depuis une vingtaine d'années. Je serais surpris de ne pas y rester associé, à quelque titre que ce soit. Je suis toujours autant passionné. J'ai pris ma retraite parce que je n'avais plus la force de continuer de m'entraîner. J'espère occuper un poste important quelque part un jour», a-t-il conclu.

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