Les Coyotes demeurent à Glendale

Le Jobing.com Arena, domicile des Coyotes de Phoenix.... (AP)

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Le Jobing.com Arena, domicile des Coyotes de Phoenix.

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(Québec) Le conseil municipal de Glendale a approuvé par la plus courte des majorités l'entente de gestion du Jobing.com Arena, peu avant 2h cette nuit, heure du Québec, ce qui permet ainsi de garder les Coyotes sous le chaud soleil de l'Arizona.

Malgré l'avis contraire des fonctionnaires de Glendale, quatre élus sur un total de sept ont accepté le nouveau bail du Jobing.com Arena, par lequel la municipalité versera 225 millions $ sur une période de 15 ans au groupe Renaissance Sports & Entertainment (RSE). Cette ultime étape permettra donc à RSE d'acheter la formation à la LNH pour la somme de 170 millions $ et de devenir officiellement propriétaire de l'équipe qui portera dorénavant le vocable des Coyotes de l'Arizona.

«C'est loin d'être une entente parfaite, mais c'est certainement la meilleure entente que nous avons» sous la main, a indiqué le conseiller Manny Martinez, qui a voté en faveur de la proposition de RSE avec ses collègues Sherwood, Chavira et Knaack.

Le maire Jerry Weiers ainsi que les conseillers Hugh et Alvarez se sont prononcés contre cette proposition de bail, en invoquant en substance que la Ville, qui croule déjà sous les dettes, prend pratiquement tous les risques financiers pour garder l'équipe à Glendale. Dans cinq ans, si RSE accumule des pertes de 50 millions $ avec l'équipe, le groupe pourra déménager les Coyotes dans une autre ville. Dans l'entente entérinée cette nuit, RSE n'a pas accordé la possibilité à Glendale de résilier le bail après cinq ans, si la municipalité juge qu'elle perd trop d'argent en raison de cet accord.

Le commissaire de la LNH Gary Bettman a assisté à cette réunion mardi soir, en compagnie de son adjoint Bill Daly et de certains hommes d'affaires du groupe RSE. Fait assez rare, il a été applaudi à son arrivée à la salle du conseil, et non hué, comme c'est toujours le cas dans les arénas de la LNH.

«Peu importe la décision que vous prendrez, nous savons que nous aurons tout essayé» pour garder l'équipe à Glendale, a indiqué le commissaire, lors d'une allocution pour les politiciens.

Un des acheteurs potentiels pour RSE, Anthony LeBlanc, a aussi parlé aux élus, en leur assurant que le but de son groupe en achetant l'équipe est de la garder en Arizona. «Nous croyons en ce marché», a-t-il lancé aux élus.

D'entrée de jeu, dans une salle du conseil bondée de partisans des Coyotes, les hauts dirigeants de la municipalité avaient pourtant expliqué que l'entente proposée par RSE était beaucoup trop risquée pour Glendale.

«Je crois que c'est une mauvaise entente d'affaires pour Glendale», a d'ailleurs indiqué un haut fonctionnaire de la municipalité, en s'adressant aux élus.

Séduction

À la suite de la courte analyse des fonctionnaires, l'avocat de RSE, Nick Wood, s'est présenté au podium pour tenter une dernière séance de séduction auprès des élus de Glendale.

Me Wood a insisté pour dire que cette entente était la meilleure possible pour la Ville et pour sauver les nombreux bars et restaurants qui entourent le Jobing.com Arena. La Ville pourra mettre la main sur un maximum de 6,7 millions $ en revenus par année générés par l'aréna si les astres s'alignent comme prévu, mais ces montants ne sont pas garantis dans l'entente.

Dans un ultime recours visant à convaincre les élus, RSE a annoncé mardi s'être allié à Global Spectrum pour administrer le Jobing.com Arena. Global Spectrum, qui est propriétaire des Flyers de Philadelphie, administre plus de 110 édifices dans le monde, dont le stade des Cards de l'Arizona, situé tout près du Jobing.com Arena.

Cette entente entre RSE et Global Spectrum permettra, selon Wood, d'engendrer d'importantes économies d'échelle et d'attirer de nombreux événements et spectacles au Jobing.com Arena.

Wood a ajouté que RSE a modifié certains paramètres de la proposition afin de limiter les pertes encourues par la Ville, si l'équipe de hockey devait déménager dans cinq ans. Par contre, il était hors de question de permettre à la Ville d'avoir recours à une clause échappatoire similaire.

«Nous ne pouvons pas accorder cette clause à la Ville», a lancé l'avocat de RSE.

«Une journée triste pour Glendale»

Durant la réunion qui s'est étirée sur une période de quatre heures, la conseillère Norma Alvarez a paru la plus frustrée de la tournure des événements. Tôt dans la séance, elle a perçu qu'il y avait suffisamment de votes autour de la table pour approuver la proposition de RSE.

«Je sais que ça [la résolution] va passer, mais c'est une journée triste pour Glendale», a-t-elle lancé.

Irritée, elle a rappelé aux élus qu'ils avaient tous dit la semaine dernière qu'ils n'accepteraient pas une entente avec RSE si la Ville ne pouvait pas compter sur une clause échappatoire après cinq ans.

Cette décision du conseil municipal de Glendale représente une immense victoire à court terme pour Gary Bettman, qui a tout mis en place depuis quatre ans pour garder les Coyotes en Arizona. Il n'aura donc pas à mettre sa menace de la semaine dernière à exécution, quand il avait dit que si Glendale n'acceptait pas la proposition de RSE, l'équipe serait déménagée.

Le nom de Québec circulait bien sûr dans les rumeurs comme terre d'accueil possible des Coyotes, mais c'est la métropole de la côte Ouest, Seattle, qui était sur toutes les lèvres au cours des derniers jours.

Il restera à voir si l'entente entre Glendale et RSE sera contestée devant les tribunaux par le Goldwater Institute.

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