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Hockey «plein contact»: la ministre Malavoy maintient le statu quo

La ministre Marie Malavoy ne donnera pas suite... (Photothèque Le Soleil)

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La ministre Marie Malavoy ne donnera pas suite à la demande de citoyens qui souhaitaient restreindre les catégories où le jeu «plein contact» est permis. Ces derniers faisaient état de «la nocivité des commotions cérébrales sur la santé et le développement des jeunes hockeyeurs».

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(Québec) Les joueurs de hockey bantam et midget des catégories BB et CC pourront continuer d'administrer des mises en échec complètes sur la glace.

Après analyse, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, refuse d'inciter Hockey Québec à étendre à ces joueurs la notion de hockey «semi-contact» en vigueur dans les ligues pee-wee double-lettres.

Dans une pétition déposée en novembre à l'Assemblée nationale, des citoyens considéraient que «la pratique du hockey "plein contact" est la cause de multiples blessures». Ils voulaient restreindre les catégories où le «plein contact» peut se pratiquer.

Les «recherches scientifiques ont démontré la nocivité des commotions cérébrales sur la santé et le développement des jeunes hockeyeurs», écrivaient-ils en soutien à leur pétition.

Les mises en échec, «partie intégrante du hockey de compétition»

Marie Malavoy vient officiellement de fermer la porte à leur demande, même si elle n'exclut pas qu'il faille un jour agir sur ce front.

«Il n'apparaît pas opportun pour le moment que Hockey Québec modifie sa réglementation relative à la mise en échec dans les catégories bantam et midget», peut-on lire dans une réponse écrite à leur requête, datée du 13 février.

La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport indique que les mises en échec font «partie intégrante du hockey de compétition». C'est pourquoi Hockey Québec les autorise dans les «classes double-lettres des catégories bantam, midget et junior», explique-t-elle - autrement dit, dans son «réseau de compétition et d'excellence». Pas ailleurs.

Risques «mieux connus»

«Les risques inhérents à la pratique du hockey sur glace sont mieux connus aujourd'hui, particulièrement en ce qui a trait aux commotions cérébrales, poursuit Mme Malavoy dans sa réponse. Les parents, les entraîneurs et les joueurs ont à leur disposition une information abondante et beaucoup plus accessible que par le passé.»

Elle note par ailleurs que le Ministère a mis en place le programme Engagement et attitude responsable, lequel vise à maintenir un environnement sportif sain et sécuritaire dans les arénas du Québec.

Soucieuse de démontrer que son ministère se préoccupe depuis longtemps du dossier, la ministre rappelle que Hockey Québec a totalement interdit les mises en échec dans les catégories pee-wee (11-12 ans) et inférieures dès 1986-1987 - après la parution d'une étude commandée par le gouvernement du Québec sur «les taux de fractures corporelles». Ils étaient plus élevés dans ces groupes d'âge que dans les autres.

C'est dans cette foulée que Hockey Québec a créé le «semi-contact» dans la classe double-lettres des pee-wee, une restriction que les signataires souhaitaient voir élargie aux double-lettres bantam et midget. Les 189 signataires de la pétition estiment que «ce qui peut être acceptable pour des joueurs adultes professionnels» ne doit pas nécessairement l'être «pour nos enfants et nos adolescents au niveau mineur».

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