LHJMQ: pas de salaire minimum pour les joueurs

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Le gouvernement s'est rangé du côté de la LHJMQ, qui lui avait demandé l'an dernier de faire très officiellement en sorte que les propriétaires des franchises n'aient pas à payer le salaire minimum à leurs joueurs.

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(Québec) La Ligue de hockey junior majeur du Québec sera bel et bien soustraite à l'application de la Loi sur les normes du travail, confirme le cabinet de la ministre québécoise du Travail, Dominique Vien.

La Ligue avait demandé l'an dernier au gouvernement du Québec de faire très officiellement en sorte que les propriétaires des franchises n'aient pas à payer le salaire minimum à leurs joueurs, entre autres. Mme Vien avait dit oui. Son entourage confirme aujourd'hui que le travail là-dessus est commencé. Il aboutira à la satisfaction de la LHJMQ.

Une «clarification» apparaîtra dans le projet de loi modifiant les normes du travail que Dominique Vien présentera à l'Assemblée nationale d'ici Noël.

Aux yeux de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la situation actuelle pose problème, car elle est ambiguë. L'application comme telle de la Loi sur les normes du travail à ses joueurs menacerait des équipes évoluant dans de «petits marchés», selon elle.

Avec les modifications à venir, les joueurs ne pourront être considérés comme des salariés. Ils seront des «athlètes-étudiants». Ce faisant, le Québec emboîtera le pas à d'autres provinces canadiennes.

En février, la ministre Vien avait annoncé que son gouvernement allait procéder à une révision «ciblée» de la Loi sur les normes du travail. On peut aujourd'hui parler de «révisions ciblées» au pluriel, tant les dossiers se sont accumulés.

Du pain sur la planche

Ces dernières semaines, le premier ministre Philippe Couillard a lui-même fait savoir - trois fois plutôt qu'une - que son gouvernement bonifierait le régime de vacances des Québécois. Actuellement, la Loi sur les normes du travail prévoit deux semaines de vacances payées après une année chez le même employeur et «trois semaines de vacances continues par année» après cinq ans de service.

Mme Vien veut également resserrer l'encadrement des agences de placement temporaire de main-d'oeuvre, lesquelles embauchent des travailleurs pour le compte d'autres employeurs. La difficulté est que toutes ces agences ne doivent pas être mises dans le même sac, indique-t-on à son cabinet. Certaines sont soupçonnées d'exploiter les intérimaires qu'elles recrutent - souvent des immigrants ou des sans-papiers.

C'est entre autres en raison de cette difficulté à séparer les unes et les autres que le gouvernement de Pauline Marois n'était pas allé de l'avant avec un projet de loi qui devait contraindre les agences de placement temporaire à obtenir un permis d'opération, à mettre en place un principe de «coresponsabilité» entre elles et leurs entreprises clientes, ainsi qu'à établir un formulaire de renseignements consignant les conditions offertes aux travailleurs. Ces agences évoluent dans toutes sortes de domaines, allant du secteur infirmier jusqu'au monde agricole, en passant par le secrétariat ou l'entretien ménager.

Rappelons de plus que la Coalition avenir Québec a récemment proposé au gouvernement Couillard de reconnaître les «proches aidants» dans la Loi sur les normes du travail. La ministre Vien s'est engagée à examiner la proposition.




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