Le commissaire de la LHJMQ déçu

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Même si le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, trace un bilan décevant du repêchage de la LNH - où seulement 14 joueurs de sa ligue ont été sélectionnés-, il se réjouit de la sélection de l'attaquant Pierre-Luc Dubois (à droite) au troisième rang, tout juste après Austen Matthews (au centre) et Patrick Laine.

La Presse Canadienne, Nathan Denette

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(Québec) «C'est un bilan décevant», reconnaît le commissaire Gilles Courteau, à propos du faible nombre de 14 joueurs de la LHJMQ repêchés dans la LNH cette fin de semaine. Plus faible rendement pour son circuit junior en 26 ans.

«On savait qu'on aurait une année un peu plus difficile, mais pas comme ça. La séance de sélection a pris une tangente sur les joueurs européens que personne n'avait prévue aussi forte», constate celui qui dirige la Ligue de hockey junior majeur du Québec depuis 30 ans.

«C'est une mauvaise année. Comme ç'avait été une mauvaise année en 1990. Et des bonnes années ont suivi après ça», rappelle Courteau, évoquant la dernière fois que seulement 14 joueurs de sa ligue avaient été appelés au micro de la LNH.

Le commissaire ne se cache pas la tête dans le sable. Le hockey s'internationalise. Autant d'Américains que de Canadiens ont trouvé preneur en première ronde, 12. Le Canada continue de mener le bal avec 93 ressortissants sélectionnés au total contre 52 Américains.

Mais aussi 24 Suédois et 15 Finlandais, dont quatre Finlandais en première ronde et trois parmi les cinq premiers choix. On a par contre repêché que 17 Russes, dont seulement deux au premier tour.

«C'est un sujet dont on a discuté avec les gens de Hockey Canada lors d'une réunion à Toronto, la semaine passée. Tout le monde fait le même constat : les Canadiens ont longtemps dominé, mais les autres pays se sont ajustés et il y a maintenant plusieurs bons joueurs et bons programmes dans le monde», explique Courteau.

«Le programme canadien n'est pas mauvais en soi et il est en constante évolution. Mais les Finlandais, les Suédois sont en bonne progression. On le voit par leurs performances dans les compétitions internationales. Ce n'est pas surprenant qu'ils aient du succès.»

Directeur général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil y voit un effet cyclique et adopte un point de vue plus global. Il donne le repêchage de 2013 en exemple, quand Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin, sélectionnés premier et troisième, avaient mené une cuvée très relevée pour la LHJMQ avec 31 repêchés, dont six en première ronde.

Structure à repenser

Son homologue des Remparts de Québec, Philippe Boucher, estime pour sa part que la structure de développement aurait avantage à être remodelée «si ce qu'on veut, c'est envoyer plus de joueurs dans la LNH».

«L'élite joue de moins en moins avec l'élite», déplore Boucher, à propos de la multiplication des voies pour les meilleurs joueurs de 14, 15 et 16 ans. Le midget AAA québécois compte 15 clubs, presque autant que les 18 de la LHJMQ qui couvre le Québec et les Maritimes, alors que de nouvelles équipes scolaires voient le jour chaque saison.

Attention, toutefois. Dès la septième et dernière ronde conclue, samedi après-midi, une dizaine de joueurs de la LHJMQ non repêchés ont été invités par des équipes de la LNH à leur camp d'entraînement. C'est le cas de l'attaquant de l'Océanic Samuel Laberge, à Dallas, et de l'ancien des Remparts Matt Murphy, à Anaheim. Matthew Boucher, des Remparts, intéresse quant à lui deux équipes et devrait être fixé lundi.

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«Un baume» nommé Pierre-Luc Dubois

Le positif de l'affaire, c'est la sélection de Pierre-Luc Dubois au troisième rang général du repêchage 2016 de la LNH. «Un baume» pour la LHJMQ, selon le commissaire Gilles Courteau, qui n'a vu que 14 de ses joueurs repêchés. L'attaquant des Screaming Eagles du Cap-Breton est un pur produit du circuit junior québécois. Son père, Éric, y a joué avec Laval, avant d'être entraîneur à Baie-Comeau, Bathurst et maintenant Rimouski. Dg et coach en chef de l'Océanic, Serge Beausoleil était sur place, à Buffalo. À quelques bancs de son adjoint et ami, Éric Dubois. «Quand il est sorti troisième, c'était quelque chose. Lui-même était surpris!» dit Beausoleil. Ancien de la direction de l'Océanic maintenant avec les Remparts à Québec, Philippe Boucher a aussi côtoyé les Dubois dans le Bas-du-Fleuve. «Et depuis qu'on a joué contre lui en séries avec les Remparts alors qu'il n'avait que 16 ans [en 2015], on savait qu'il jouerait dans LNH à 18 ans. Et c'est ça qu'il va faire», conclut Boucher.

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