Coup de force de Smith

Bobby Smith, actionnaire majoritaire des Mooseheads d'Halifax, est... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Bobby Smith, actionnaire majoritaire des Mooseheads d'Halifax, est inquiet de la qualité du spectacle offert dans la LHJMQ. Il a convié jeudi ses homologues à une rencontre pour trouver des solutions.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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(Charlottetown) Inquiet par la baisse quasi généralisée d'achalandage et la qualité du spectacle offert aux amateurs dans le circuit Courteau, Bobby Smith a initié un coup de force jeudi.

L'actionnaire majoritaire des Mooseheads d'Halifax a en effet convié ses homologues de 17 autres formations de la LHJMQ à une rencontre visant à trouver des solutions afin de rehausser le produit de la ligue. En mars, l'ancienne gloire du Canadien et des North Stars avait exposé, à grand renfort d'études, son point de vue sur la question dans une lettre ouverte au Globe and Mail, se campant notamment en faveur du maintien des bagarres dans le hockey junior.

«Au cours des dernières années, de nombreux observateurs ont milité en faveur de l'élimination des bagarres du hockey professionnel et junior majeur. Éliminer la bagarre ou instaurer des règlements qui limitent sévèrement l'occurrence de bagarres dans le hockey junior majeur rendrait le sport encore plus dangereux pour nos joueurs», écrivait Smith, citant une étude affirmant qu'«un joueur avait plus de chance de souffrir de commotion cérébrale en recevant une rondelle au visage qu'en se bagarrant».

Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs hommes de hockey de la LHJMQ disent endosser la position du grand patron des Mooseheads, qui se veut controversée dans l'opinion publique et va à l'encontre de la direction récemment adoptée par la LHJMQ. Sans oublier le contexte de la poursuite d'anciens joueurs professionnels contre la LNH, au sujet de commotions cérébrales; une  poursuite qui pourrait faire jurisprudence. 

Les Proprios veulent leur mot à dire

En septembre 2015, la LHJMQ adoptait d'ailleurs, et sans l'approbation de ses propriétaires, un règlement émanant de son comité «orientation hockey» voulant qu'un joueur soit passible d'une suspension de cinq matchs à son 11e combat de la saison. Revu après seulement trois mois sous les pressions des dirigeants d'équipes, le règlement prévoit maintenant que le joueur sera plutôt convoqué à une audience avec le commissaire Gilles Courteau.

Ce dernier serait l'initiateur de ce règlement, dont les propriétaires de la ligue n'ont pas apprécié l'instauration sans leur aval. «Je ne veux pas parler pour Bobby. Peut-être que certains ont mal digéré la façon dont cette réglementation-là a passé, l'année passée... Moi, si j'étais propriétaire d'une équipe, j'aimerais avoir un mot à dire. Je suis dg dans cette ligue-là, je suis un gars de hockey, et on n'a plus grand mot à dire. Je peux comprendre Bobby...» a laissé entendre l'entraîneur-chef et directeur général des Remparts, Philippe Boucher, dont la formation était représentée par le gouverneur Julien Gagnon à la réunion convoquée par Smith.

Dans un controversé point de presse en novembre, Boucher avait tenu des propos qui allaient dans le sens de ceux défendus par le propriétaire des Mooseheads et qui avaient reçu l'appui de son homologue de Gatineau, Benoît Groulx. Smith était également de ceux qui avaient salué sa sortie.

«C'est l'un de ceux qui m'a appelé le lendemain de mes commentaires. Il m'a dit certaines choses, alors que je me sentais un peu seul. Bobby n'approuvait pas nécessairement sur les batailles, mais sur plein d'autres choses. Il m'a dit qu'il allait essayer de faire bouger les choses sur plusieurs dossiers. [...] C'est un gars important dans notre ligue. C'est un propriétaire. C'est un gouverneur. C'est un gars qui a du bagage. Halifax, c'est une concession importante dans notre ligue aussi. Tant mieux s'il prend le lead pour essayer de faire bouger les choses», a terminé Boucher.

Ce qu'ils ont dit...

«Ce ne sont pas les propriétaires qui changent les règles, mais on a des idées. Moi, je pense que c'était deux heures bien passées.»

- Bobby Smith, actionnaire majoritaire des Mooseheads d'Halifax

«Tout le monde comprend mes opinions sur les bagarres. Je pense que notre sport est un meilleur spectacle et que c'est moins dangereux pour les joueurs quand il y a une vraie bagarre. Je n'ai pas peur de dire ça.»

- Bobby Smith

«On a fait beaucoup de progrès sur la situation des bagarres. Je ne pense pas que personne veuille faire la promotion des bagarres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais ça fait partie de notre game.»

- Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

«L'aspect de l'émotion de la game, c'est un élément qui a été abordé. Personne ne veut retourner en 1975. À l'intérieur de cette situation-là, on demeurent conscients de la situation de nos joueurs de 16 à 20 ans.»

- Gilles Courteau

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