Les Remparts battent l'Océanic 4-1 et mènent la finale 2-0

Guindon a remplacé Philippe Desrosiers après que ce... (Collaboration spéciale Rémi Sénéchal)

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Guindon a remplacé Philippe Desrosiers après que ce dernier ait laissé passer trois buts en sept lancers, en treize minutes, lors de la première période.

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(Rimouski) On s'attendait à une tempête, c'est plutôt un coup de vent venu d'une autre direction qui a soufflé sur le Colisée Financière Sun Life, vendredi soir.

À la suite d'une victoire de 4-1 aux dépens de l'Océanic de Rimouski devant une salle comble de 5062 spectateurs, les Remparts de Québec retrouveront leurs partisans avec une avance de 2-0 dans la finale de la Coupe du Président.

Alors que l'Océanic devait avoir le vent dans les voiles, les visiteurs ont plutôt frappé à la vitesse de l'éclair en première par l'entremise d'Adam Erne, de Kurt Etchegary en désavantage numérique et de Matt Murphy, forçant même le retrait du gardien Philippe Desrosiers après trois buts sur sept lancers en moins de 14 minutes.

«Repartir avec une avance de 2-0, on ne peut pas demander mieux. On a quand même tué trois punitions en première et pris les devants 3-0, ça n'arrive pas souvent. À ce temps-ci de la saison, c'est le résultat qui compte, mais je pense qu'on peut mieux jouer», disait l'entraîneur-chef Philippe Boucher.

L'Océanic semblait avoir retrouvé ses esprits, en deuxième. Un but de Christopher Clapperton a réduit l'écart à 3-1, mais un jeu de la semaine d'Anthony Duclair a redonné une priorité de trois buts aux siens. Et tout au long du match, Zachary Fucale a fermé la porte, repoussant 40 rondelles.

«Les deux gars qui ont fait la différence, ce soir [vendredi], ce sont des joueurs qui ont gagné la médaille d'or [au Mondial junior]», ajoutait Boucher, qui ne pense pas que l'adversaire s'avouera vaincu.

«L'Océanic peut remporter plusieurs matchs en ligne, je ne pense pas qu'on soit rentré dans leur tête», ajoutait-il.

Premier trio en feu

Le gros trio encore fait des siennes, Duclair (1-2), Erne (1-2) et Etchegary (1-1) récoltant huit points. Erne compte désormais 17buts en 17 matchs depuis le début des présentes séries.

«Après la première période, on voulait maintenir ça et à 4-1, on a repris confiance alors que le momentum était de le bord. On a joué un bon match défensif, particulièrement Zachary», notait Duclair, en ajoutant qu'il y avait désormais plus de pression dans le clan adverse.

Le gardien, lui, ne s'emballait et ne sortait pas de sa zone de confort. «On vient de jouer deux bons matchs sur la route, on a été capable de mettre notre plan à exécution. Plus qu'on fait face à de l'adversité en équipe, mieux on joue.»

Personne n'a encore crié victoire malgré l'avance de 2-0. Pour une raison : «Rimouski n'est pas le genre à abandonner, ils ne le feront pas. Si ça n'avait pas été de Fucale, le match aurait été beaucoup plus serré», convenait Etchegary, auteur du but gagnant.

La fin de la troisième a donné lieu à du jeu un peu plus robuste, certains joueurs voulant passer leur frustration ou des messages avant le son de la cloche. «Il n'y a rien de personnel, mais plus ça va aller, plus ça va être robuste», estimait Duclair, qui a eu maille à partir avec le défenseur Samuel Morin, son coéquipier avec l'équipe canadienne.

***

En vitesse...

Les Remparts ont remporté vendredi une 11e victoire éliminatoire d'affilée. À l'inverse, l'Océanic se retrouve en déficit 0-2 pour la première fois de l'actuelle valse du printemps. Les matchs 3 et4 auront lieu au Colisée Pepsi, dimanche (15h) et mercredi... Philippe Desrosiers avait retrouvé son rôle de gardien partant, vendredi, à la place de Louis-Philip Guindon. «On y a réfléchi beaucoup, et on s'est dit : on a le récipiendaire du trophée Jacques-Plante sur le banc. Guindon avait pris la pole lorsqu'il y a eu une ouverture. Là, il y en a une qui se crée pour Desrosiers», expliquait Serge Beausoleil. L'entraîneur-chef de l'Océanic n'avait certainement pas prévu qu'il devrait sortir le crochet après que Desrosiers eut accordé trois buts sur sept lancers en 13:27... Ross MacDougall et Yanick Turcotte ont réintégré l'alignement des Remparts, tandis que le défenseur de l'Océanic Beau Rusk était tenu à l'écart du jeu en raison d'un virus. Sa présence aurait été hypothétique même en santé.

***

Un retour aux sources plaisant pour Dubois

«Ça fait longtemps que je n'ai pas fait du hockey au mois de mai, c'est plaisant de jouer lorsqu'il fait chaud», admet Éric Dubois, l'entraîneur adjoint de l'Océanic, qui participe à sa première finale derrière le banc d'une équipe de la LHJMQ.

Pourtant, sa feuille de route remonte jusqu'à la saison 2003-2004. Il a dirigé à Baie-Comeau, à Val-d'Or et à Bathurst, son plus récent congédiement là-bas ayant provoqué son retour dans sa ville natale. «C'était aussi le bon moment pour revenir à la maison, mon fils [maintenant à Cap-Breton] s'ennuyait un peu de moi dans le temps. Il est aussi bon de travailler avec des personnes différentes, on découvre de nouvelles méthodes. Ça m'a fait du bien de me ressourcer», racontait entre les deux matchs celui qui n'a pas fait une croix sur un retour en chef.

Mais pour l'heure, Dubois consacre tout son temps à l'Océanic, respectant ainsi sa parole lors de son embauche par Philippe Boucher et Serge Beausoleil voulant qu'il serait là jusqu'à la fin de la présente saison. «Je n'avais pas vu cela comme un pas en arrière, mais je ne suis jamais caché non plus, et Serge est au courant, que j'aimerais redevenir entraîneur-chef si l'occasion se présentait. J'ai passé ma vie dans le hockey, j'aime trop ça pour arrêter et j'ai encore l'esprit de compétition.»

Le temps file, la barbe de ce choix de quatrième ronde des Nordiques en 1989 grisonne plus qu'à l'époque où il a participé deux fois à la Coupe du Président avec Laval (1989 et 1990). «Ça fait trop longtemps que je suis dans la Ligue. Je dis ça en riant, parce que c'est rendu que mon fils joue contre moi... Quand c'est arrivé, ça faisait bizarre. Je me souviens d'un match où il avait battu un de nos défenseurs, et Serge m'avait demandé : "Pourquoi il se fait battre par ton gars?" J'ai répondu : "Je ne sais pas, Serge..."» raconte en riant celui dont la fille s'amène à l'Université Laval, à l'automne.

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