Le Centre de soutien au recrutement (CSR) de la LHJMQ a placé Audette au sommet de son palmarès des meilleurs espoirs en vue de la séance d'aujourd'hui. Le circuit midget AAA québécois l'a reconnu comme son meilleur prospect de 15 ans. Tout cela dans les dernières semaines. Sans surprise.
«Il y a beaucoup de bons joueurs dans cette ligue [midget AAA], alors c'est vraiment un honneur d'être classé le meilleur», assure l'habile patineur, qui a célébré son 16e anniversaire le 6 mai. «Mais, je ne me vante pas de ça. Ce n'est pas mon genre. Je fais comme si de rien n'était.»
L'attention reste là, braquée sur lui. Une situation qu'il affirme ne pas aimer particulièrement. Mais qui ne le dérange pas non plus. Et qui comporte ses privilèges.
Comme un passage à l'émission de fin de soirée L'antichambre, à RDS, le 4 mai. En compagnie son père, Donald Audette, et de son entraîneur, Paulin Bordeleau, deux anciens de la Ligue nationale de hockey (LNH) qui ont passé dans l'organisation du Canadien de Montréal. «C'est quand même le fun. Mais le lendemain, tes amis te disent toutes tes erreurs», rigole Daniel.
Sur la patinoire, c'est une autre histoire. Il est comme un poisson dans l'eau. Une saison régulière de 60 points en 39 matchs, pour une moyenne de 1,5 point par match, s'avérait déjà impressionnante.
Mais il a été en mesure de hausser son jeu avec 23 points en 13 matchs éliminatoires de ligue (moyenne: 1,8 point/match). Puis encore plus durant le championnat canadien midget, avec 19 points en sept matchs (moyenne 2,7). Audette et ses coéquipiers du Phénix du Collège Esther-Blondin ont vu la Coupe TELUS leur glisser des doigts en deuxième période de prolongation.
Sa récolte globale pour la campagne 2011-2012 s'élève ainsi à 102 points en 59 matchs (moy. 1,7). On peut dire sans se tromper qu'il s'est imposé comme successeur à Nathan MacKinnon au titre de tout premier choix du repêchage de la LHJMQ.
Possible refus?
Comme MacKinnon l'an dernier avec le Drakkar de Baie-Comeau, Audette irait-il jusqu'à refuser de s'aligner pour une équipe qui le choisirait premier? «On va voir», se contente-t-il de répondre. «Selon l'équipe qui me choisit, ça va dépendre des conditions, de comment c'est là-bas.»
Né à Buffalo, pendant que papa portait l'uniforme des Sabres, Audette possède la double nationalité. Ce qui l'a fait hésiter pour la poursuite de sa carrière. Québec ou États-Unis? Junior majeur ou programme national américain? «L'expérience de la LHJMQ ressemble à la LNH, avec le calendrier et le voyagement. Ç'a l'air d'être une bonne ligue! [Les Américains] ont fait leur possible, mais j'ai décidé de jouer junior.»
Ce qui ne l'empêchera pas de continuer l'école. Vendredi, il va suivre son dernier cours de quatrième secondaire. Sans son doute son dernier à l'institution privée de Saint-Jacques, tout près de Joliette. Reste les examens. Il compte bien achever son secondaire l'an prochain et continuer au cégep par la suite. «Si ça ne marche pas au hockey, ça te prend toujours une roue de secours», reconnaît-il.
Mais aucune crevaison ne pointe à l'horizon. Dans les derniers jours, il a pris part au camp d'entraînement d'Équipe Québec des moins de 17 ans. Formation dont il faisait déjà partie en janvier dernier, à 15 ans, à l'occasion du Championnat du monde de la catégorie, tenu à Windsor.