Au-delà des matchs de la saison régulière et des séries éliminatoires, rien n'approche l'importance de ce rendez-vous qui se tient annuellement dans les différentes villes de la Ligue, et ce, même si le repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) et le tournoi de la Coupe Memorial attirent aussi les regards. «Il s'agit d'une occasion idéale pour se mettre en valeur», ajoute le patron du circuit.
Associé à la Ligue depuis toujours, le commissaire Courteau a été témoin de la transformation d'une ligue dont la valeur des actifs et des différents budgets d'exploitation se situe entre 100 et 125 millions $. Il se réjouit de la tenue du repêchage au Colisée Pepsi, lui qui avait assisté de l'intérieur à la disparition de la première version des Remparts, en 1985, puisqu'il était à leur emploi à l'époque sous le parapluie des défunts Nordiques.
«Québec a été absent de la Ligue pendant cinq ans, jusqu'à l'apparition des Harfangs de Beauport, qui allaient devenir les Remparts en 1997. Aujourd'hui, les Remparts forment l'une des cinq meilleures organisations de la LCH, ils attirent les plus grosses foules au pays. Les propriétaires actuels ont réussi à faire des Remparts ce qu'ils étaient à l'époque en or et la ville vibre pour eux autant qu'elle le faisait en 1970», admet M. Courteau.
La tenue du repêchage dans la capitale coïncide avec le 15e anniversaire de la renaissance des Remparts. L'an prochain, toute la famille de la LHJMQ célébrera les 40 ans des Saguenéens de Chicoutimi. Il sait bien que ses amis de Québec ajouteront quelques pages de leur cru au cahier de charges du repêchage. En plus de la séance de sélection de samedi, une pléiade d'activités se tiendront en parallèle, comme le repêchage d'expansion du Phoenix de Sherbrooke, diverses réunions des gouverneurs, des directeurs généraux, des thérapeutes sportifs, des médecins, des responsables du marketing, etc.
Bien sûr, l'attention se tournera vers les espoirs de demain, ceux qui grimperont sur la tribune d'honneur en première ronde, les autres qui enfileront le chandail des 18 clubs à chacune des rondes subséquentes.
«Au moment où l'on se parle, aucune équipe ne m'a demandé d'intervenir pour convaincre un jeune et sa famille de venir jouer dans la LHJMQ alors qu'auparavant, je pouvais le faire quatre, cinq ou six fois par année. Il s'agit d'un bon signe que l'on offre un bon encadrement sportif et académique. Ça vient avec la qualité de nos propriétaires et des hommes de hockey.»