Dall'Ava sauvé par le Québec!

C'est au Québec qu'Alejandro Dall'Ava Molina a trouvé... (Collaboration spéciale Olivier Bossé)

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C'est au Québec qu'Alejandro Dall'Ava Molina a trouvé le salut au golf.

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(Saint-Georges) Il est né à Madrid, a grandi à Paris et habite près de Cancún. Mais c'est au Québec qu'Alejandro Dall'Ava Molina a trouvé le salut au golf. «Ça m'a sauvé! C'est comme si le Seigneur m'a ouvert une porte!»

Jusqu'à dimanche, le golfeur de 22 ans représente le club Royal Québec à l'Omnium du Québec Canam, tournoi professionnel doté de 100 000 $ en bourses, dont 18 000 $ iront au vainqueur.

Samedi, pour la troisième des quatre rondes disputées à Saint-Georges de Beauce, Dall'Ava a ramené une carte de 73 (+ 3) pour un cumulatif de + 6 au 47e rang. Rentré un peu fâché d'avoir raté son court roulé pour la normale au 18e trou, au lendemain d'une solide ronde de - 1 (69).

«Depuis que je vis au Mexique, j'ai perdu beaucoup de mon niveau par rapport à quand j'étais en France», a expliqué le golfeur de 22 ans, qui a suivi ses parents il y a quatre ans sous le soleil de Playa del Carmen, où ils ont ouvert un restaurant.

«Je suis devenu pro dès 2015, à 20 ans, dit-il. Pas parce que je me sentais déjà assez bon, mais c'était ma seule façon de jouer des tournois. C'est une région très touristique et il n'y a pas de membres dans les clubs, ce ne sont que des touristes à l'année. Il y a très peu de joueurs locaux et j'étais seul avec mon entraîneur.»

Il dresse un portrait sombre de ses deux premières saisons dans les rangs professionnels. Dès 2015, «j'ai très mal joué et vraiment touché le fond», confie-t-il. Assez pour consulter un psychologue durant six mois l'année dernière et ne s'inscrire qu'à un seul tournoi durant toute la campagne 2016.

Donc à l'aube de la saison 2017, l'heure était au choix. L'idée de tout abandonner était envisagée.

Puis, un groupe de Québécois s'est pointé. Au lieu de s'entraîner en Floride comme tous les hivers, les golfeurs du Rouge et Or de l'Université Laval et l'entraîneur Mathieu Paradis ont opté pour le Grand Coral, cette fois-ci.

«J'ai eu la chance de côtoyer les joueurs et de connaître Mathieu, sourit Dall'Ava. Il a commencé à m'aider avec mes coups roulés et à me donner des conseils. Avant qu'ils partent, je lui ai demandé si on pouvait travailler ensemble durant la saison, si je pouvais aller le voir quelques fois au Canada. Alors il m'a demandé pourquoi je ne viendrais pas jouer le circuit canadien et deux mois plus tard, je débarquais à Québec!»

Paradis n'est pas à Saint-Georges cette fin de semaine. Même si quatre de ses protégés disputent l'Omnimum du Québec : Dall'Ava, Pierre-Alexandre Bédard (- 10, 3e rang), Sonny Michaud (- 5, 8e) et Max Gilbert (- 1, 21e). On l'a joint à Amqui, où il visite ses parents et tient une activité-bénéfice pour les plus démunis du coin.

«Le climat où évoluait Alejandro était plaisant avec le soleil et tout, mais au point de vue du golf, c'était pas mal poche. Il était tout seul, il m'a fait confiance. Il est arrivé avec un bon esprit et beaucoup de motivation. C'est un gars qui frappe très droit et avec précision», fait valoir celui qui dirige 15 joueurs d'élite, dont six pros.

Une langue en commun

Les deux conviennent que le fait de parler français a beaucoup favorisé l'intégration de Dall'Ava au sein du groupe québécois. Lui qui, même s'il a vécu en France de 4 à 18 ans, se considère davantage Espagnol que Français. Réputé dans l'univers des chevaux de course, son père avait déménagé la famille de Madrid au nord de Paris pour le boulot.

C'est justement son père qui lui a fait découvrir le golf, à l'âge de 13 ans. La piqûre a été telle que sa passion de jeunesse pour le soccer a vite pris le bord. Et son taux d'absentéisme aux cours d'éducation physique et d'espagnol a grimpé en flèche pour passer plus de temps sur le terrain de golf. Le paternel, aussi passionné de ce sport, sera d'ailleurs à Victoriaville dans trois semaines pour le voir à l'oeuvre lors de la Coupe Canada.

Quant au climat, bien qu'il trouve les matinées beauceronnes frisquettes, celui qui réside dans Sainte-Foy préfère nos journées tempérées à celles cuisantes et humides de l'été mexicain.

En évitant la coupe de mi-tournoi, vendredi, il poursuit sa renaissance. Il a déjà obtenu un top 10, cette saison, et prévoit déjà revenir au Québec pour une deuxième saison sur le Circuit Canada Pro Tour, l'an prochain. Il pourra alors vraiment évaluer sa progression et établir un échéancier réaliste dans la poursuite de son rêve d'atteindre la PGA.

***

Avec papa, Bussières augmente son avance à trois coups

Marc-Étienne Bussières a gonflé son coussin à trois coups, samedi, en tête de l'Omnium du Québec. Aux trois quarts de la compétition, le golfeur de Sherbrooke mène avec un dossier de - 14 devant le Torontois Lucas Kim (- 11). Pierre-Alexandre Bédard, ancien colocataire de Bussières, et Vaita Guillaume, originaire de Tahiti, suivent à - 10.

Pendant que Kim freinait sa consommation de bière d'après-ronde afin d'être frais et dispos pour l'ultime 18 trous de dimanche, Bussières allait jusqu'à refuser un carré de sucre à la crème! Bon, il mange sans gluten et personne ne pouvait lui certifier la recette.

Mais l'athlète de 30 ans venait de l'avoir, son bonbon. D'abord l'arrivée surprise de son père à Saint-Georges pour lui servir de cadet, ce qui lui permet d'avoir toujours une balle propre sur le vert, blague-t-il. Puis une superbe ronde de 65, cinq coups sous la normale de 70 grâce à cinq oiselets et surtout aucun boguey.

Marc-Étienne Bussières a signé samedi une superbe ronde... (Collaboration spéciale Olivier Bossé) - image 3.0

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Marc-Étienne Bussières a signé samedi une superbe ronde de 65, cinq coups sous la normale de 70 grâce à cinq oiselets et surtout aucun boguey.

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Ses trois plus proches poursuivants ont aussi réussi cinq oiselets samedi, mais ont trébuché à au moins une reprise au contraire de Bussières. Dans le cas de Vaita, il roulait son troisième coup pour l'aigle sur le premier trou, mais a dû ensuite se commettre dans cinq coups roulés pour inscrire un double boguey en amorce de ronde!

«Quoi, cinq putts, ce n'est pas tout le monde qui fait ça? C'était pour que les spectateurs puissent se sentir comme des pros», a blagué Vaita à sa sortie de la caravane de pointage.

Avant d'expliquer avec sérieux : «Ça fait quatre mois que j'ai les yips [légers mouvements inconscients au putt]. Mon troisième roulé de 40 centimètres n'a même pas vu le trou! J'ai lu une étude qui dit que la vision change à l'approche de la trentaine. J'espère qu'ils n'ont pas raison, parce que j'aimerais m'en sortir avant quelques années», a indiqué l'athlète francophone de 29 ans qui réside en Caroline du Nord, où il est allé à l'université.

Pour les autres, Kim a bien résumé la situation : «Ne répare pas ce qui n'est pas brisé!» La stratégie sera donc la même pour le dernier sprint et que le meilleur gagne.

***

Meneurs après 3 rondes (normale 210)

1. Marc-Étienne Bussières (Longchamp) 65-66-65 -14/196

2. Lucas Kim (Toronto, Ont.) 67-66-66 -11/199

3. Pierre-Alexandre Bédard (Cap-Rouge) 65-67-68 -10/200

  . Vaita Guillaume (Fuquay, É.-U.) 65-67-68 -10/200

5. Ryan McCormick (Middletown, É.-U.) 68-69-65 -8/202

6. Derek Gillespie (Oshawa, Ont.)..62-72-69 -7/203

7. David Morland IV (Innisfil, Ont.) 65-70-69 -6/204

8. Zachary Edmondson (Morrisville, É.-U.) 66-74-65 -5/205

  . Sonny Michaud (La Tempête) 65-71-69 -5/205

  . David Sanders (Mt. Laurel, É.-U.) 65-70-70 -5/205

  . Marc Bourgeois (Royal Oaks, N-B) 67-66-72 -5/205




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