Hoffman fait fi du vent

Charley Hoffman salue la foule en quittant le... (AFP, Rob Carr)

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Charley Hoffman salue la foule en quittant le 18e trou, jeudi à Augusta. L'Américain a trouvé le moyen d'éviter les ennuis malgré des bourrasques atteignant les 65 kilomètres à l'heure et a remis une carte de 65 (- 7).

AFP, Rob Carr

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Associated Press
AUGUSTA

Charley Hoffman détient l'avance la plus importante en 62 ans après la première ronde du Tournoi des maîtres. L'Américain de 40 ans a fait fi des conditions venteuses et a remis une carte de 65 (- 7) pour se forger une avance de quatre coups sur William McGirt, jeudi.

Il s'agit de l'écart le plus important à l'issue de la première ronde à l'Augusta National depuis 1955, quand Jack Burke fils avait pris les devants par quatre coups sur Julius Boros et Mike Souchak grâce à un score de 67. Burke avait enchaîné avec un 76 pour glisser à six coups de Cary Middlecoff, qui avait éventuellement remporté le veston vert.

La journée de jeudi s'est amorcée avec deux coups de départ et un fauteuil vide. Au cours d'un sobre hommage rendu à Arnold Palmer, décédé en septembre dernier, le président du club Augusta National, Billy Payne, a escorté la veuve du célèbre golfeur jusqu'au premier tertre pour les traditionnels coups de départ protocolaires. Puis il a recouvert la chaise sur laquelle s'était assis Palmer l'an dernier d'un des vestons verts de Palmer.

Il s'agit du premier Tournoi des maîtres depuis 1954 sans celui que l'on surnommait le «King». Payne a fait observer un moment de silence, avant de céder le tertre à Jack Nicklaus et Gary Player, qui ont tour à tour frappé un coup de départ.

Player, qui a, à la blague, demandé une deuxième chance à 81 ans, a envoyé son coup de départ en plein centre de l'allée. Nicklaus l'a battu par environ cinq verges, mais Player a rapidement statué qu'il s'agissait d'une nulle. C'est de cette façon que les choses fonctionnaient au sein du «Big Three» : Palmer, Nicklaus et Player étaient les meilleurs amis à l'extérieur des terrains, mais ils détestaient perdre aux mains de l'un ou l'autre. Leurs 34 titres en tournois majeurs ont été ponctués de sept Tournois des maîtres consécutifs dans les années 60.

Quatre oiselets d'affilée

«Dès que vous arrivez ici, vous ressentez que c'est un endroit très spécial», a mentionné Hoffman. Le Californien, dont le meilleur résultat en grand chelem est sa 9e place au Masters de 2015, a trouvé le moyen d'éviter les ennuis sur le difficile parcours du club Augusta National malgré des bourrasques atteignant les 65 kilomètres à l'heure.

Il a obtenu un roulé pour un oiselet au 18e trou, ce qui lui aurait permis de rééditer l'exploit de Craig Wood (1941) pour l'avance la plus importante après la première ronde. Il a toutefois raté la coupe.

Hoffman n'allait certainement pas se plaindre, lui qui avait commis deux bogueys pour passer à + 1 après cinq trous. Il a ensuite réussi huit oiselets à ses 12 trous suivants, incluant une séquence de quatre oiselets d'affilée à partir du 14e trou.

McGirt a été le seul autre golfeur à jouer sous la barre de 70, alors que seulement 11 golfeurs ont joué sous la normale. Lee Westwood a inscrit un pointage de 70 et huit autres joueurs ont joué 71, incluant Phil Mickelson, Justin Rose, Jason Dufner et Sergio Garcia. Il s'agit du plus petit nombre de golfeurs ayant joué sous la normale lors de la première ronde du Tournoi des maîtres depuis 2007, quand seulement neuf joueurs y étaient parvenus.

«Si vous attrapiez le vent au mauvais moment, vous pouviez avoir l'air idiot, comme ce fut mon cas au 12e trou», a raconté Thomas Pieters (72). «Mais c'est comme ça à Augusta.» Il était à - 5 avant de commettre deux doubles bogueys sur le neuf de retour, dont un au 12e trou, une normale 3.

Il faut descendre à la 12e place pour trouver le premier favori, le Nord-Irlandais Rory McIlroy (72). Le champion en titre Danny Willett a bouclé sa ronde en 73 coups. Le champion en 2015, Jordan Spieth, a commis un quadruple boguey pour une deuxième année de suite et a remis une carte de 75.

Du côté des Canadiens, Adam Hadwin (75) se retrouve à égalité au 41e rang. Mike Weir (76), champion en 2003, et Mackenzie Hughes (79) sont respectivement 54e et 86e. C'est la première fois depuis 1968 que trois golfeurs canadiens prennent part au Tournoi des maîtres.

Malchances et maladresses

Figurant parmi les favoris du Tournoi des maîtres, Dustin Johnson a dû renoncer, jeudi, à participer à la compétition en raison d'une blessure au dos. La veille, le numéro un mondial a été victime d'une vilaine chute dans un escalier dans la maison qu'il a louée pour le Masters. «J'ai voulu aller bouger ma voiture, car il pleuvait. J'étais en chaussettes et je suis tombé dans les escaliers. Je suis retombé sur le bas du dos et sur un coude. [...] C'est triste. C'est épouvantable. Ce qui est le plus dur à avaler, c'est que dans deux jours, tout ira bien, je vais pouvoir jouer normalement dès samedi ou dimanche, c'est nul», a lancé le gendre du légendaire Wayne Gretzky. Le nom de l'Américain de 32 ans s'ajoute à une liste de sportifs maladroits ou malchanceux.

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Un parfum de mauvais sort

À quelques jours du coup d'envoi du Mondial de soccer de 2002 en Corée du Sud et au Japon, Santiago Canizares croit enfin toucher au but  : le gardien de but espagnol va disputer son premier grand rendez-vous comme titulaire. Durant le stage de préparation de la Roja, il se blesse  toutefois dans sa salle de bains. Il fait tomber son flacon de parfum et le rattrape avec son pied pour éviter qu'il ne se casse. Blessé au tendon d'un orteil, il doit déclarer forfait et laisser sa place à Iker Casillas, indéboulonnable jusqu'en 2014.

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Blessé par... la télé

En janvier 2001, Rio Ferdinand, recruté quelques mois plus tôt par Leeds United pour près de 40 millions $CAN - un record alors pour un défenseur de la Premier League de soccer anglais -, manque deux matchs en raison d'une blessure à un genou. «Il ne s'est pas blessé à l'entraînement, mais en regardant la télévision», explique, sans rire, son entraîneur David O'Leary. Ferdinand, qui rejoindra ensuite Manchester United, est en effet resté sur son canapé pendant près de quatre heures avec les jambes reposant sur une table basse...

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Une fête explosive

Après une de ses meilleures saisons dans la NFL, l'ailier défensif Jason Pierre-Paul célèbre en famille le 4 juillet 2015, la fête nationale américaine, en organisant dans son jardin des feux d'artifice. Alors qu'il allume l'une des dernières fusées, elle explose et lui déchire la main. Il doit être amputé de l'index de la main droite, ce qui ne l'empêche pas de reprendre sa carrière avec les Giants de New York.

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La glissade d'Eugenie

Lors des Internationaux des États-Unis de 2015, Eugenie Bouchard, alors 25e mondiale, participe au double mixte avec l'Australien Nick Kyrgios. Après leur victoire au troisième tour, la Québécoise glisse sur le sol du vestiaire fraîchement lavé. Les médecins lui diagnostiquent une commotion cérébrale qui l'empêchera de disputer le reste de la saison.

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Pomme et points de suture

Avant même d'accumuler les blessures aux genoux, Derrick Rose - le meilleur joueur de la saison 2010-11 de la NBA qui a quitté l'été dernier les Bulls de Chicago pour les Knicks de New York - traînait déjà la réputation de joueur malchanceux. En 2008, il s'est blessé au bras en épluchant une pomme dans son lit, une blessure nécessitant dix points de suture.  AFP et AP




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