Mickelson: «Je voulais pleurer»

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Phil Mickelson, qui est en tête du tournoi, était sous le choc après avoir vu sa balle contourner la coupe au 18e trou.

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Associated Press
TROON

Phil Mickelson a pointé son fer droit vers le trou et il était prêt à entrer dans l'histoire des tournois du grand chelem, majeurs, jeudi, à l'Omnium britannique. L'Américain de 46 ans a finalement eu le coeur brisé, malgré une ronde de 63.

Au cours des 43 dernières années, il y a eu 27 rondes de 63 lors des tournois majeurs, mais personne n'a réussi une ronde de 62. Mickelson le savait. Son roulé de 16 pieds semblait parfait jusqu'au dernier moment, mais la balle a suivi le bord de la coupe pour s'arrêter de l'autre côté du trou.

Le golfeur gaucher a placé sa main contre son front, ébahi. Son cadet, Jim «Bones» Mackay, s'est laissé tomber sur le dos. «Je voulais pleurer», a dit Mickelson, qui détient trois coups d'avance sur Patrick Reed et Martin Kaymer après une journée presque parfaite en bordure de la mer d'Irlande.

Mickelson s'était approché de l'histoire grâce à des oiselets aux 16e et 17e trous. Et lorsque son coup de fer 6 a abouti à 16 pieds de la coupe au 18e trou, il savait qu'il s'agissait d'une occasion unique d'ajouter une importante ligne au grand livre des tournois majeurs.

«Ce roulé au 18e trou était une occasion d'écrire une page d'histoire. Je le savais, et avec un pied à faire, je pensais avoir réussi», a raconté «Lefty». «Je voyais la balle aller directement dans la coupe. Je m'apprêtais à aller la chercher et j'ai ressenti une poussée d'adrénaline parce que je croyais avoir réussi un 62. Puis mon coeur a éclaté en mille morceaux quand la balle a dévié et fait le tour de la coupe.»

En bonne compagnie

Ce roulé a rappelé à Mickelson celui qui avait fait le tour de la coupe à l'Omnium de Phoenix il y a trois ans, quand il aurait pu remettre une carte de 59. Mais cinq joueurs ont déjà réussi des rondes de 59 dans l'histoire de la PGA.

«Celui-là va me suivre pendant longtemps parce que c'est un élément historique des tournois majeurs. J'avais l'occasion d'être le premier à jouer 62. Je ne pense pas avoir une autre chance et c'est ce qui est décevant», a noté Mickelson, dont a dernière victoire de remonte à 2013, à l'Omnium britannique à Muirfield.

Mickelson se retrouve tout de même en bonne compagnie. Jack Nicklaus avait raté un roulé de moins de trois pieds pour un 62 à l'Omnium des États-Unis en 1980 à Baltusrol. Greg Norman avait besoin de franchir 30 pieds en deux roulés pour un 62 à l'Omnium britannique en 1986 à Turnberry, mais il avait finalement complété le trou en trois roulés. Tiger Woods avait vu son roulé de 15 pieds pour un 62 faire le tour de la coupe au Championnat de la PGA en 2007 à Southern Hills. Nick Price avait vu son roulé pour un 62 bondir hors de la coupe au Tournoi des Maîtres en 1986.

Quand on lui a demandé pourquoi personne n'avait réussi de 62 en grand chelem, Mickelson est revenu sur son roulé. «Il y a une malédiction. La balle aurait dû rentrer.» Parmi les sept golfeurs précédents à avoir amorcé un tournoi majeur avec une ronde de 63, seuls Nicklaus (Omnium des États-Unis en 1980) et Raymond Floyd (Championnat de la PGA en 1982) ont éventuellement triomphé.

Un terrain un peu moins accueillant

Le Royal Troon sera peut-être un peu moins accueillant d'ici la fin de la semaine. On prévoit de forts vents et de la pluie vendredi, particulièrement en matinée, quand Mickelson et Kaymer seront en action. Mais Mickelson est prêt pour tout.

«Un des défis quand vous connaissez une ronde comme celle-là, c'est que ça change vos attentes dans votre tête et c'est quelque chose que je vais devoir tenter d'ignorer. Nous avons encore trois rondes à jouer. Les conditions seront différentes demain. Ce sera très difficile.»

Huit Américains font partie du top 11 sur le tableau des meneurs à Royal Troon. En remontant à Arnold Palmer en 1962, l'Omnium britannique a été remporté par un Américain les six fois où il a été disputé au Royal Troon.

Le «Big Four» a du pain sur la planche

La journée initiale de l'Omnium britannique n'a pas été une franche réussite pour le «Big Four» actuel du golf mondial. Jason Day (no 1) a admis qu'il avait «pas mal de travail à faire» après son

73 (+2), tandis que Jordan Spieth (no 3) et Dustin Johnson (no 2), champion de l'Omnium des États-Unis en juin, doivent se satisfaire de la normale. De la bande, c'est le Nord-Irlandais Rory McIlroy (no 4), vainqueur de l'Omnium britannique en 2014 mais absent l'an passé en raison d'une blessure, qui s'en sort le mieux avec son 69. «C'était bien. Si quelqu'un m'avait annoncé ce score avant, je l'aurais probablement pris je crois», a-t-il reconnu.

Parmi les coups d'éclat du jour, le Sud-Africain Louis Oosthuizen (71) a réalisé le premier trou d'un coup de la semaine sur le 14e trou, une normale trois de 178 verges. Il avait déjà réalisé un coup semblable en avril au Tournoi des maîtres. Parmi les fortunes diverses, notons celles peu inspirées du vainqueur de 2001 David Duval (82) et du vétéran écossais Sandy Lyle, vainqueur en 1985 et pointé à +14.  AFP

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