Inspiré par fiston

«À partir de là, je suis devenu plus... (Le Soleil, Yan Doublet)

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«À partir de là, je suis devenu plus tranquille et mon golf s'est amélioré», dit Danny Turbide, qui estime être un meilleure golfeur depuis qu'il s'est marié. Le résident de Cap-Rouge fait partie des sept concurrents qui ont remis une carte sous la normale vendredi.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Si fiston peut aller aux Jeux de Rio, pas question de se laisser démonter par un mauvais élan sur le terrain de golf. Danny Turbide fait office d'original dans le groupe de tête du 82e Duc de Kent, et pas seulement à cause de son âge.

À 56 ans, Turbide s'avère un vieillard parmi une meute de jeunes loups. Des sept concurrents ayant rapporté une carte sous la normale, vendredi, au terme du premier des deux jours du plus prestigieux tournoi amateur de la province encore et toujours disputé au club Royal Québec de Boischatel, cinq sont dans la jeune vingtaine et un dans la quarantaine.

Malgré son style à la mode avec son pantalon carotté, Turbide ne peut cacher ses tempes grises sous sa casquette. Il n'essaie même pas! Fier papa de deux grands enfants, il souligne tout le courage que lui procure le parcours de fils. Nicolas-Guy Turbide est paranageur. L'albinisme oculocutané lui cause un handicap visuel.

Il détient l'un des trois ou quatre meilleurs temps au monde sur 100 mètres dos cette saison dans sa catégorie et compte bien gagner une médaille aux Jeux paralympiques de Rio, en septembre. Ses parents y seront pour l'encourager. «C'est vraiment mon inspiration», lance le paternel.

Mais Danny Turbide doit son brio au golf surtout à... sa femme. Si le natif de Sept-Îles et résident de Cap-Rouge se qualifie pour le Duc de Kent depuis 20 ans, c'est parce qu'il s'est marié. «À partir de là, je suis devenu plus tranquille et mon golf s'est amélioré», laisse-t-il tomber, se rappelant avoir disputé une dizaine de rondes de golf durant sa lune de miel. Une passion commune.

Madame est pharmacienne. Ce qui, il y a plusieurs années, a convaincu monsieur d'abandonner un poste dans la fonction publique pour rester à la maison s'occuper des enfants. Ses deux fiertés.

Le membre du Royal Québec a joué un premier neuf de -3, vendredi, pour terminer la ronde à un coup sous la normale. Ses parents sont arrivés à mi-parcours et c'est justement au 10e qu'il a commis son premier boguey.

Ancien gardien de but

Ancien joueur étoile de balle rapide et autrefois gardien de but au hockey - il a gardé quelques matchs avec les Olympiques de Hull en 1977 - Turbide montre que l'âge ne l'a pas rattrapé.

Il voudra maintenant rattraper le duo de meneurs installé à -3. Kurtis Campbell (Whitlock), 20 ans, et Francis Berthiaume (Laval-sur-le-Lac), 23 ans, ont tant bien que mal dompté les vents qui balayaient le parcours Royal. Il y a deux ans, Berthiaume avait fini deuxième et Campbell sixième.

Avec une réduction du peloton à +5 pour la deuxième journée, 72 des 137 participants reprendront l'action samedi matin au Royal Québec pour l'ultime ronde de 18 trous. En fait, il s'agit techniquement de deux rondes de neuf trous, ce qui permettrait à Golf Québec de mettre fin au tournoi après 27 trous au lieu de 36 en cas de pluie trop abondante. Le premier groupe devrait s'élancer à 7h, le dernier à 10h50.

Un retard coûteux

Un groupe de trois golfeurs ont encaissé un coup de pénalité chacun pour jeu trop lent dans la seconde portion du neuf d'aller. Du trio, Brandon Lacasse (normale, Kanawaki) et Joey Savoie (+2, Pinegrove) revendiquent toujours une chance au gros trophée. Retranché de toute façon, Jean-Marc Cabana (+10, Hemmingford) a tenté d'absorber à lui seul les trois coups de pénalité, ce que le règlement permet dans le cas d'un seul joueur retardataire, mais en vain. Les deux autres ont plaidé leur cause pendant une heure auprès de la coordonnatrice des tournois de Golf Québec, Diane Bruneau, sans succès. «On s'est enfargés aux mauvais trous», a résumé Savoie (photo), qui a terminé deuxième du Duc, l'an dernier. «On est d'accord pour dire qu'il faut que ça avance, mais avec un temps total de 4h10, personne ne peut dire qu'on a été lents», arguait Savoie, ajoutant qu'il aurait trouvé inéquitable d'imposer tout le fardeau à Cabana, coupure ou pas. Ils en avaient contre l'application sans nuance du règlement, en plus sans avertissement préalable. Quant à l'idée de boycotter la deuxième ronde, il n'en était pas question. «C'est mon tournoi préféré !» s'est-il exclamé, sourire retrouvé. 

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Joey Savoie

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Argument convaincant

Convaincu par son ami Cullen Chung (+2, Royal Montréal) et ses parents de venir jouer à Québec et de loger avec eux à l'Auberge Saint-Antoine, le vainqueur de l'Alexandre Tunis Hugo Bernard (-2, Laval-sur-le-Lac) campe un coup derrière les meneurs Kurtis Campbell (Whitlock) et Francis Berthiaume (Laval-sur-le-Lac). Bernard est à égalité avec Christophe Sylvain (Lorette). Même s'il gagne le Duc, Bernard n'aspire pas à la triple couronne du golf amateur québécois puisqu'il ne jouera pas le championnat provincial, dans deux semaines et demie. Il repart sur la route dès samedi soir pour une qualification de l'Omnium amateur des États-Unis, lundi, à New York, et espère ensuite obtenir un laissez-passer amateur pour l'Omnium canadien de la PGA, en Ontario.

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