Sur la LPGA, Anne-Catherine Tanguay rêve éveillée

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Anne-Catherine Tanguay a été impressionnée par l'attitude des meilleures golfeuses au monde à son endroit. Et elle ne se gêne pas pour les interroger sur tous les aspects du golf.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Anne-Catherine Tanguay était à Québec pour ramasser de l'argent, lundi. La veille, la golfeuse de Sainte-Foy jouait au Michigan son troisième tournoi de la LPGA. Et qui était sa partenaire de jeu pour son premier dimanche de ronde finale? Laura Davies.

Meilleure golfeuse britannique de l'histoire, l'Anglaise de 52 ans compte plus de victoires en tournois majeurs, quatre, que Tanguay de simples participations au sein du plus important circuit féminin de la planète golf. Davies revendique 84 victoires chez les professionnelles, dont 20 sur la LPGA.

«J'ai appris beaucoup de cette journée-là», sourit la recrue québécoise de 25 ans, qui pourra un jour se vanter à ses petits-enfants d'avoir «battu» Laura Davies par un coup un certain dimanche matin. Avant ça, elle s'était entraînée en compagnie de Karrie Webb, Australienne de 41 ans gagnante de sept majeurs et deux fois joueuse de l'année dans la LPGA.

«Ce serait mentir de dire que ce n'est pas intimidant au début de côtoyer ces grandes joueuses, mais elles sont très chaleureuses et généreuses. Je ne rate pas une occasion de leur poser des questions!» indique-t-elle.

Car même si Webb frôle les 20 millions $US de gains en carrière, Davies 9 millions $ et que Tanguay vient de récolter son tout premier chèque signé par la LPGA au montant de 2781 $, la fierté du club Royal Québec se dit plus convaincue que jamais d'appartenir aux grandes ligues de son sport.

«J'ai ma place sur le circuit et je le réalise de plus en plus. Mais le calibre de jeu est beaucoup plus relevé que tout ce que j'ai fait avant. Dans la LPGA, peu importe les conditions, la pluie ou quoi que ce soit, les pointages vont être là. Et les terrains sont plus difficiles, les verts sont plus difficiles, jusqu'au positionnement des fanions qui est plus difficile», énumère Tanguay.

Sauter les étapes

Elle qui se voyait accéder au saint des saints du golf féminin après trois à cinq ans dans les rangs professionnels parle maintenant de se classer parmi les 10 meilleures d'un tournoi, sa deuxième campagne à peine entamée.

«Ça arrive plus vite que je ne le pensais. Mais je m'ajuste et un top 10, c'est possible dès cette année! Je veux améliorer mon classement et obtenir un statut à temps plein pour l'an prochain», insiste celle qui se situe au 155rang du classement mondial par points, après avoir évité la coupure de mi-tournoi pour la première fois.

Les temps ont bien changé depuis qu'elle a accepté d'essayer le golf pour faire plaisir à sa mère, à l'âge de 10 ans.

Malgré quatre années à l'Université de l'Oklahoma, elle fait encore équipe avec son entraîneur de l'époque du Collège Saint Lawrence de Québec, Fred Colgan. Les meilleurs jeunes golfeurs de la région sont passés entre ses mains dans les dernières années.

Tanguay se sépare encore moins de son cadet et agent Jean-Hubert Trahan, qui s'adonne surtout à être son amoureux dévoué. Vivre l'aventure à deux la rend moins angoissante, pas de doute.

Ils repartent dès mardi matin. Avion à 7h pour le New Jersey. Séance d'entraînement en après-midi sur les allées du club Stockton Seaview, à Galloway, en préparation pour son quatrième tournoi de la LPGA, de vendredi à dimanche, un rare trois rondes. Elle vise 10 tournois de la LPGA pour la saison.

Arrêts suivants Grand Rapids, au Michigan, et Portland, en Oregon. Malgré une solide carte de -3, elle n'a pas réussi à se qualifier pour l'Omnium des États-Unis, début juillet. Les deux escales de la LPGA en sol canadien sont à son agenda fin août, à Calgary, et début septembre, à Cambridge, en Ontario.

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Cette rare journée à Québec pour Anne-Catherine Tanguay n'avait rien d'un répit en famille, puisqu'elle a tenu un cocktail-bénéfice, lundi soir, pour cueillir la somme de 105 000 $. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Cocktail-bénéfice très payant

Cette rare journée à Québec pour Anne-Catherine Tanguay n'avait rien d'un répit en famille. Plutôt la tenue d'un cocktail-bénéfice, lundi soir, pour cueillir la somme de 105 000 $. À défaut d'un commanditaire majeur, c'est plus que les 75 000 $ dont la jeune golfeuse a besoin pour payer sa première saison à titre de joueuse conditionnelle sur le circuit de la LPGA. Près du double que ce que lui avait coûté sa première campagne dans les rangs professionnels, l'an dernier, sur le circuit Symetra. Pour 40 000 $, elle avait fait plus d'une fois le tour des États-Unis en voiture avec sa mère. Cette fois, c'est l'avion, les hôtels et un cadet à temps plein! Qui ne charge pas cher, il est son chum. Son 65e rang au Championnat Volvik, cette fin de semaine, lui a valu 2781 $US. Plus que les 2500 $ encaissés pour une victoire dans la National Women's Golf Association (NWGA), en janvier, et environ ce que rapporte une 10e ou 15e position sur le Symetra Tour. La soirée de lundi était coprésidée par l'entraîneur-chef de l'Avalanche du Colorado, Patrick Roy, qui a rapporté de Denver un gilet autographié par Peyton Manning vendu pour l'occasion à l'encan silencieux.

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