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Jean van de Velde ressent de la sympathie pour Jordan Spieth

Jordan Spieth est réconforté par son cadet, Michael... (AFP, Jim Watson)

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Jordan Spieth est réconforté par son cadet, Michael Greller, après s'être effondré à mi-parcours de la quatrième ronde du Tournoi des maîtres.

AFP, Jim Watson

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Agence France-Presse
Londres

Le golfeur français Jean van de Velde, qui avait perdu l'Omnium britannique en 1999 dans des conditions rocambolesques, ressent de la sympathie pour l'Américain Jordan Spieth, qui s'est incliné dans des circonstances similaires lors du Tournoi des maîtres, a-t-il déclaré, mardi.

À Carnoustie, en Écosse, le Français s'était complètement écroulé lors du dernier trou alors qu'un double bogey était suffisant pour lui permettre de devenir le premier Français depuis 1907 à remporter le prestigieux tournoi. Pour un coup de trop, il avait dû disputer un barrage à trois et avait finalement fini deuxième derrière l'Écossais Paul Lawrie.

«Faites-moi confiance, vous ne pouvez pas imaginer à quel point tout cela se passe rapidement [dans votre tête] quand ce type, c'est vous», s'est souvenu au téléphone van de Velde, depuis Hong Kong où il réside désormais. «C'est ce que j'aime dans le golf. Vous vous faites taper sur les doigts cinq minutes après le plus haut pic de votre carrière que vous pouviez imaginer.

«Jordan est un joueur extraordinaire qui a parfaitement la tête sur les épaules et il va se remettre de ça extrêmement rapidement. Quand il y sera parvenu, il deviendra encore meilleur», a-t-il assuré.

Le numéro deux mondial et tenant du titre à Augusta, confortable leader avec cinq coups d'avance à mi-parcours de la quatrième ronde, a enchaîné deux bogeys sur les 10e et 11e trous avant de sombrer comme jamais auparavant dans sa carrière, avec un quadruple bogey au 12trou.

S'effondrer en 30 minutes

En avant depuis le début du tournoi, Spieth, 22 ans, a alors perdu en 30 minutes un troisième titre majeur qui lui tendait les bras au profit de la surprise anglaise Danny Willett.

«Cela m'a pris quelques jours pour retrouver le sommeil après ce dimanche à Carnoustie, en raison du stress, de l'adrénaline, à essayer d'analyser tout ça et le reste», a poursuivi le Français de 49 ans. «Mais ensuite, je ne me suis plus jamais réveillé une fois en sueur, cela ne m'a plus jamais posé de problème pour m'endormir. Malgré tout, cela fait partie de l'histoire. Il y avait quelques téléspectateurs ce jour-là, environ 250 ou 300 millions. Cela me prendrait donc du temps de tous les rencontrer pour répondre à leurs questions sur cette journée.» 

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