Willett vit le rêve américain à Augusta

Âgé de seulement 28 ans, Danny Willett est... (AFP, Nicholas Kamm)

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Âgé de seulement 28 ans, Danny Willett est le premier Britannique à avoir remporté le tournoi des Maîtres depuis Nick Faldo, qui s'était mérité le veston vert à Augusta en 1989, 1990 et 1996.

AFP, Nicholas Kamm

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Agence France-Presse
Augusta

L'Anglais Danny Willett a réalisé à 28 ans son rêve en remportant à la surprise générale le tournoi des Maîtres 2016 dimanche à Augusta grâce notamment à l'incroyable déroute lors du quatrième tour de l'Américain Jordan Spieth.

Devenu père pour la première fois il y a 10 jours, Willett va ramener d'Augusta de beaux cadeaux à son nouveau-né : le célèbre veston vert remis à chaque vainqueur du tournoi, un chèque de 1,8 million de dollars et quelques souvenirs impérissables qui vont, à coup sûr, se transmettre chez les Willett de génération en génération.

«Quand on parle du destin, cette semaine a été incroyable», a souligné celui dont la femme Nicole devait initialement accoucher dimanche, mais a mis au monde leur fils Zac le 30 mars.

«Je ne sais pas quel est le plus beau jour de ma vie : aujourd'hui ou le 30 mars quand mon fils est né. C'est de toutes façons une période incroyable, rien que durant cette journée de dimanche, je suis passé par tous les états», a rappelé Willett, seulement le deuxième Anglais, après Nick Faldo, sacré en 1989, 1990 et 1996, à s'imposer à Augusta. 

Willett, 38e en 2015 pour son premier Masters, avait commencé le quatrième tour en cinquième position, à trois coups de Spieth : malgré deux oiselets sur les neuf premiers trous de la journée, il était encore loin d'imaginer décrocher son premier titre du grand chelem, son premier aussi sur le circuit PGA.

Mais il a fini fort avec trois oiselets entre les trous 13 et 16 et l'impossible s'est produit : Spieth, tenant du titre et leader depuis le premier tour, a craqué et a perdu en 30 minutes un troisième titre majeur qui lui tendait les bras.

Quant à Spieth, numéro 2 mondial et confortable leader avec cinq coups d'avance à mi-parcours du quatrième tour, il s'est tout simplement effondré.

Il a repris brièvement espoir avec une approche pour décrocher un oiselet au 16e, mais le Texan a laissé passer sa chance, avant de rallier, le visage fermé, le chalet avec une carte de 73 (+ 1) et un total de 216, à trois longueurs de Willett.

Beaucoup d'erreurs

«J'ai raté plusieurs élans et soudain, je n'étais plus en tête. C'est vraiment difficile à vivre, j'ai fait trop d'erreurs, c'est vraiment 30 minutes très difficiles que j'espère ne jamais revivre», a reconnu Spieth, au bord des larmes.

À 22 ans, Spieth qui espérait devenir le quatrième joueur de l'histoire à remporter le Tournoi des maîtres deux années de suite après Nick Faldo, Tiger Woods et Jack Nicklaus, a connu la première désillusion dans sa carrière jusque-là quasiment parfaite.

Piètre consolation, le Masters 2016 n'a guère souri aux autres favoris : le numéro un mondial Jason Day, pourtant très en vue en mars après sa victoire dans le Championnat du monde de match par trou, n'a jamais été dans le coup et a terminé à la 10e place (289), tout comme Rory McIlroy qui espérait boucler son grand chelem personnel en remportant le seul titre majeur qui manque à son palmarès.

Westwood, l'autre Anglais

Lee Westwood a réalisé un aigle au 15e trou, dimanche.... (AP, Matt Slocum) - image 3.0

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Lee Westwood a réalisé un aigle au 15e trou, dimanche.

AP, Matt Slocum

Danny Willett n'est pas le seul Anglais à quitter Augusta la tête haute. Lee Westwood, qui a connu sa part de problèmes depuis quelques années, est sorti d'un peu nulle part en fin de semaine. On parlera beaucoup de l'exploit de Willett et de l'effondrement de Jordan Spieth, mais Westwood aura d'autres souvenirs que ceux-ci. Compagnon de jeu de Willett, dimanche, il a prouvé hors de tout doute qu'à 42 ans, il avait toujours la touche pour jouer avec les meilleurs de son sport. «Si je lutte avec les meneurs lors du dernier jour d'un tournoi majeur, c'est que je dois faire quelque chose de bien», a déclaré celui qui a terminé trois coups derrière son compatriote, à égalité au deuxième rang avec Spieth, sourire aux lèvres. «Je suis tellement fier de mon aigle au 15e trou. Je ne connais pas beaucoup de golfeurs qui peuvent accomplir un coup pareil sous autant de pression.» Westwood a déjà occupé le premier rang mondial en 2010, mais il n'a jamais pu s'imposer lors des tournois majeurs. Ce qui lui avait valu l'étiquette du meilleur golfeur à ne pas avoir remporté de gros tournoi. Mais il espère toujours, surtout après avoir terminé deuxième au Tournoi des maîtres pour la deuxième fois.  Avec AP 

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