La France voit grand pour la Coupe Ryder de 2018

Journée difficile pour le Français Romain Langasque, samedi... (AFP, Don Emmert)

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Journée difficile pour le Français Romain Langasque, samedi au Tournoi des maîtres. Le golfeur amateur a commis pas moins de dix bogueys et un double boguey. Sa carte de 83 l'a fait glisser du 33e au 56e rang.

AFP, Don Emmert

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<p>Réal Labbé, collaborateur spécial</p>
Réal Labbé

Collaboration spéciale

Le Soleil

(AUGUSTA) Après le Mondial de football en 1998 , la France se prépare à accueillir la Coupe Ryder en 2018, un des trois événements sportifs les plus populaires à l'échelle mondiale après le Mondial et les Jeux olympiques.

Et foi du président du comité organisateur, Pascal Grizot, les Français ne feront pas les choses à moitié. Ils veulent que le monde du golf s'en souvienne comme d'une expérience inoubliable. Sous le gros chêne près du chalet du club Augusta National, il débordait d'enthousiasme lorsqu'il nous a accordé une entrevue. «J'y travaille à titre bénévole depuis 2008 et je me suis impliqué par passion. Si nous avons fait beaucoup de travail jusqu'à maintenant, il nous en reste encore beaucoup à faire.»

Ce n'est pas compliqué, Grizot veut établir un record d'assistance à une Coupe Ryder. «Nous voulons recevoir 65 000 personnes par jour, ce qui serait un record de tous les temps dans l'histoire de ce tournoi. Et nous avons la capacité d'accueillir tout ce monde.

«Le club l'Albatros a été conçu spécifiquement pour les spectateurs. C'est un genre "stadium" avec des buttes partout le long des trous. Regardez ici», dit Grizot, en pointant le tertre de départ numéro 1. «Si tu es sur la troisième rangée, tu ne vois que les têtes devant. Chez nous, tout le monde aura une belle vue.»

L'Albatros, que l'on appelle le Golf National parce qu'il est la propriété de la Fédération française de golf (FFG), a été inauguré en 1990, mais le projet datait de 1985. Hubert Chesneau, un architecte de profession, était le directeur général de la FFG. Lorsqu'il a imaginé et proposé de construire le Golf National, il était à deux jours d'une opération au coeur. Il a profité de ces moments pour assister à l'Open de France et s'est aperçu que les parcours n'étaient pas adaptés à l'accroissement des spectateurs. C'est ainsi qu'est né le centre fédéral de compétition, un stade de golf.

Le Golf National a commencé à subir de gros travaux de rénovation, dont l'irrigation et le drainage, de même que la refonte de certains verts. «L'Open étant présenté en juillet et la Coupe Ryder à la fin de septembre, il peut y avoir une bonne différence dans la température. C'est la raison pour laquelle nous devons prendre toutes les précautions nécessaires pour offrir un parcours d'une qualité exceptionnelle.»

Un attrait nommé Paris

Le Golf National est situé à Saint-Quentin-sur-Yvelines et a été l'hôte de l'Open de France depuis 1991, à l'exception de deux années. «Nous ne sommes situés qu'à 35 kilomètres de Paris et nous voulons en profiter pleinement avec nos visiteurs», souligne Grizot. «Les gens aiment bien visiter Paris et c'est un attrait de plus pour les amateurs de golf.»

Le comité organisateur ne ménagera rien pour plaire à tous. «Nous avons réservé le Château de Versailles, qui est à seulement 10 kilomètres, pour toute la semaine. C'est là que nous tiendrons le grand banquet d'ouverture où on attend quelque 2000 invités. Nous avons aussi réservé la tour Eiffel et le Musée Rodin, entre autres. Il y aura donc plein de visites culturelles en plus des activités de golf.»

En bonne santé

Grizot, qui porte aussi le chapeau de vice-président de la FFG, estime que l'intérêt pour le golf est en croissance en France, grâce notamment à la présence de joueurs d'envergure internationale comme Victor Dubuisson et Romain Langasque, qui sont à Augusta.

«Nous avons eu un creux lors de la crise économique de 2008, mais depuis, le nombre de membres augmente. Nous sommes passés à 425 000 licenciés et il y a également quelque 400 000 personnes qui pratiquent le golf.»

Il n'a que de bons mots pour Langasque, 20 ans, qui passera dans les rangs professionnels après le Tournoi des maîtres. «C'est un jeune très brillant et il est très sympathique. Il frappe la balle avec beaucoup de force et son jeu dans l'ensemble est solide.»

Langasque très heureux de participer au «Masters» et ce qu'il retient surtout, c'est d'avoir fait la coupe. «J'ai appris beaucoup cette semaine», a laissé entendre celui qui a vaincu Bryson DeChambeau - le meilleur joueur amateur du 80e Tournoi des maîtres - la semaine dernière à la Coupe de Georgie. Il a mérité sa présence à Augusta en remportant le championnat amateur britannique match-play. L'an dernier, il a joué à l'Omnium britannique, terminant au 65e rang.

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