Spieth écrit encore l'histoire

Installé au milieu des pins, Jordan Spieth a... (AFP, Andrew Redington)

Agrandir

Installé au milieu des pins, Jordan Spieth a joué d'audace à son second coup pour sauver sa normale au 11e trou.

AFP, Andrew Redington

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Augusta

Jordan Spieth continue d'écrire l'histoire du Tournoi des maîtres. Tenant du titre, le Texan de 22 ans a pris les commandes dès la première journée, tandis que son grand rival Jason Day craquait vers la fin de la première ronde, jeudi.

Devenu en 2015 le deuxième plus jeune vainqueur de l'épreuve après avoir passé les quatre rondes en tête, Spieth a rendu une carte de 66 (-6) avec six oiselets. Il a réussi la normale ou mieux à ses neuf premières rondes à Augusta, une première dans l'histoire du Tournoi des maîtres.

Spieth a notamment réussi un coup d'approche audacieux au 11e trou, où son coup de départ avait échoué au milieu des pins. «Je savais quel impact j'aurais avec mon fer 4. C'était le bon choix pour la distance. Je me suis dit que si je frappais quelques branches, au pire ça me mettrait un peu à court. Mon caddie me déconseillait de tenter le coup, mais j'avais confiance de trouver l'ouverture.»

La décision lui a souri. Un bond vigoureux a menacé d'envoyer la balle jusque dans l'eau, mais après un premier roulé, il a calé un roulé de sept pieds pour s'en sauver avec la normale.

L'an dernier, Spieth avait fait encore mieux lors de la ronde initiale, jouant 64 pour se forger une priorité de trois coups. Il avait établi une marque du Tournoi des maîtres avec 28 oiselets, amassant un premier titre en grand chelem avec un score cumulatif de -18.

Spieth pourrait devenir le quatrième joueur de l'histoire à gagner le premier tournoi du grand chelem de la saison deux années de suite après Jack Nicklaus (1965-1966), Nick Faldo (1989-1990) et Tiger Woods (2001-2002). Il devance par deux coups le Néo-Zélandais Danny Lee et l'Irlandais Shane Lowry.

Parti dans les premiers, le numéro deux mondial a profité de conditions favorables avant qu'elles ne se dégradent au fil de la journée, avec un vent de plus en plus présent. «C'est l'une des meilleures journées de ma carrière à Augusta. C'est spécial de boucler cette première ronde sans aucun boguey.»

La chute de Day

Vainqueur du Tournoi des maîtres en 2015, puis de l'Omnium des États-Unis quelques semaines plus tard, Spieth a réalisé un début d'année 2016 relativement discret avec pour meilleur résultat sa 13e place dimanche dernier à Houston.

Day, qui a amorcé sa ronde en début d'après-midi, talonnait Spieth avec une carte de -5 après 14 trous. Mais un boguey au 15e, une normale 5, et un triple boguey au 16e, après avoir envoyé sa balle dans l'eau au départ, lui ont fait perdre quatre coups par rapport à la normale. Soudainement,  un des grands favoris à Augusta chutait du deuxième au 11e échelon.

Day a commis un autre boguey au 17e. Il a complété sa première ronde avec une décevante carte de 72. Il partageait le 21e rang avec une dizaine de golfeurs, dont Phil Mickelson et Zach Johnson. «C'est le genre de choses qui arrivent dans des tournois du grand chelem. Je sais aussi que je peux refaire mon retard petit à petit, je ne suis ni frustré ni inquiet», a assuré l'Australien de 28 ans.

Seul Canadien inscrit au tournoi, le vétéran Mike Weir a joué 76 au fil d'une ronde marquée de six bogueys et deux oiselets.

Quant à Ernie Els, il a établi un triste record en enregistrant un 9 (+5) au premier trou. Le Sud-Africain de 46 ans a rallié le chalet avec une carte de 80 (+8), synonyme de 81e place.  Avec Agence France-Presse

Gary Player ... (AP, Matt Slocum) - image 2.0

Agrandir

Gary Player 

AP, Matt Slocum

Player: 1300 redressements à 80 ans!

Pour le 30e anniversaire de sa sixième et dernière victoire au Tournoi des maîtres, Jack Nicklaus s'est joint à Gary Player pour les coups de départ protocolaires peu de temps après le lever du soleil. À 86 ans, Arnold Palmer a regardé les deux golfeurs d'une chaise installée sur le tertre de départ du trou no 1. Il a décidé de ne pas s'élancer en raison de ses ennuis de santé. Palmer s'est toutefois joint à ses deux amis et anciens rivaux pour une photo. Les trois hommes ont remporté sept fois d'affilée le Tournoi des maîtres dans les années 60 et revendiquent 34 titres en tournois du grand chelem au total.

Player, qui est âgé de 80 ans, a dit s'être préparé en effectuant 1300 redressements assis. Il a expédié sa balle loin devant, en plein milieu de l'allée. Nicklaus, 76 ans, a frappé sa balle un peu plus haut, mais un peu moins loin. «C'est Gary qui gagne cette année», a-t-il dit avec le sourire. «Moi, je n'ai frappé qu'un petit ballon.» «Je ne m'en ferais pas trop avec le fait que j'aie frappé mon coup de départ plus loin», a répliqué Player. «Tu m'as fait le coup souvent au cours des 50 dernières années.»  AP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer