Un quatuor au septième ciel

Des spectateurs suivaient l'action au huitième trou mercredi,... (AP, Matt Slocum)

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Des spectateurs suivaient l'action au huitième trou mercredi, lors de la compétition des normales 3 du Tournoi des maîtres.

AP, Matt Slocum

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<p>Réal Labbé, collaborateur spécial</p>
Réal Labbé

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Augusta) (Augusta) Le parcours Augusta National est souvent considéré comme le paradis du golf pour les amateurs. On peut dire que Gilles Doré, de Lévis, s'est retrouvé au septième ciel, mardi.

Grâce à Kevin Johnston, mon collègue du Soleil, Gilles a pu réaliser son rêve. À sa deuxième tentative lors du tirage au sort que le Tournoi des maîtres propose chaque année, Kevin a été capable d'obtenir quatre billets pour la ronde du mardi. Il en a évidemment fait profiter son beau-frère, et leurs femmes, Paule et Diane.

Il y en a qui sont plus chanceux que d'autres. J'ai rencontré un couple de la Caroline du Nord, le nom de famille de madame était Boutet, originaire de Windsor en Ontario, qui en était à un 15e essai. «C'est bien pour dire, a souligné le monsieur, moi ça fait des années que je tente ma chance et mon beau-frère, qui ne connaît absolument rien au golf, s'est inscrit au tirage pour cette année et il a obtenu des billets pour la journée de mercredi. Avec les billets que j'ai gagnés pour mardi, nous pouvons donc passer deux journées sur le terrain du Tournoi des maîtres.» Vous aurez deviné que le beau-frère lui a fait cadeau de ses billets.

Pendant que Kevin et Paule se tapaient les deux heures et demie de route à partir d'Atlanta, Gilles et Diane s'amenaient de Savannah, où ils avaient passé la nuit. Le but était d'arriver dès l'ouverture des portes du terrain de golf, histoire de profiter le plus possible de cette journée ensoleillée et chaude. Faut dire qu'il aurait plu que ça n'aurait pas empêché le quatuor québécois de bien s'amuser.

La première impression du groupe? La propreté des lieux, la discipline des amateurs, le respect de tous et la manucure du terrain. «On dirait que c'est découpé au ciseau», a fait remarquer Paule. «Il n'y a pas un brin d'herbe qui dépasse.»

Et la foule! Personne n'en croyait ses yeux de voir autant de monde. Difficile d'évaluer une foule aussi éparpillée sur le terrain, mais il y avait certainement plus de 50 000 spectateurs. Mais ça, nous ne le saurons jamais, car à Augusta, il y a bien des secrets.

Avec Gilles menant la charge, le quatuor s'est arrêté au champ d'exercice avant de se restaurer un peu. Puis ils ont salué Mike Weir, au vert d'exercice, et ont fait prendre leur photo devant le logo fleuri du Augusta National.

«Il faut retenir Gilles», a dit Kevin, car il veut aller partout. «Il voulait aller sur le parcours des normales 3 et près des cabines longeant le 10e trou, mais chaque fois, les gardes de sécurité nous en empêchaient. Il a toutefois réussi à prendre des photos.»

Des photos vous dites? Il a réussi à épuiser sa pile. Heureusement, j'ai pu lui venir en aide en branchant le chargeur à mon poste de travail.

Il m'a fait plaisir de servir de guide au petit groupe. Nous avons marché le terrain de long en large et de large en long. Ils n'en revenaient pas de voir autant de dénivellations sur le parcours et d'ondulations sur les verts.

«Pas vraiment comme ce que l'on voit à la télé,» commente Gilles. On voit que c'est très beau, mais il est impossible de juger les élévations. Je ne pensais jamais que c'était aussi prononcé.»

Bonne banque de photos

Pendant que Paule cherchait les joueurs pour les photographier afin de remplir les commandes de son fils Nicolas, Gilles photographiait le terrain sous tous les angles. «C'est le terrain qui est important», ne cessait-il de répéter. Des fois, il se rendait à la limite d'un avertissement de la sécurité pour prendre une photo.

En tout et pour tout, nous avons passé un bon cinq heures ensemble sur le terrain, nous arrêtant à quelques occasions, particulièrement au 16e trou pour regarder les joueurs faire ricocher les balles sur l'eau pour atteindre le vert de cette normale trois. Pour le reste, c'était :  monte, descend, marche et marche. Nous avons eu beaucoup de plaisir, j'étais fatigué, peu habitué à marcher autant.

Par contre, je ne les ai pas accompagnés au magasin, mais nous avions rendez-vous une heure plus tard pour un au revoir. Kevin et Paule retournaient à Atlanta. Gilles n'en avait pas fini avec le parcours et s'il avait pu trouver un moyen de se cacher et y passer la nuit, il aurait pu le faire.

«Je vais rester ici jusqu'à la fermeture, a-t-il dit à Diane, et nous allons refaire le parcours, car il y a des endroits que je n'ai pu prendre en photo parce que la pile de mon appareil était morte.»

Toutes ses photos et tous ses commentaires serviront à alimenter son cercle d'une cinquantaine d'amateurs comme lui à qui il fournit, sur une base régulière, toutes les informations concernant le Tournoi des maîtres. Il pourra agrémenter le tout avec une bonne banque de photos.

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