Un seul entraîneur depuis l'enfance

Rory McIlroy en compagnie de son cadet, Jean-Paul... (AP, Chris Carlson)

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Rory McIlroy en compagnie de son cadet, Jean-Paul Fitzgerald, et de son entraîneur, Michael Bannon, durant sa ronde d'entraînement mercredi à Augusta. Le  Nord-Irlandais est un des trois meilleurs golfeurs au monde qui n'ont connu qu'un coach depuis leur enfance.

AP, Chris Carlson

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Associated Press
Augusta

L'odeur de térébenthine ramène Rory McIlroy à ses racines. Au club de golf où il a grandi en Irlande du Nord, les juniors n'avaient pas le droit de jouer à certaines heures. Le garçon de six ans passait donc le temps dans une petite pièce derrière le comptoir du Holywood Golf Club et agaçait Michael Bannon, qui lui a appris les rudiments du sport.

«Il y avait des étaux et des manches, toutes sortes de choses», a raconté McIlroy. «Je restais dans l'arrière de la boutique et je le tourmentais toute la journée jusqu'à ce que je puisse ressortir jouer sur le terrain. Ce sont de beaux souvenirs. Quand je sens le solvant, je pense à Michael. Il m'apprenait comment mettre les poignées sur les bâtons, des choses comme ça.»

Bannon a toujours une vidéo de McIlroy qui s'élance à 8 ans, bien avant qu'il devienne une des étoiles du golf. Et il sera à ses côtés cette semaine au Tournoi des maîtres. Il est le seul entraîneur avec qui McIlroy a travaillé. «Michael connaît mon élan mieux que quiconque. Probablement mieux que moi!»

Deux autres des meilleurs golfeurs au monde se retrouvent dans la même position que McIlroy. Jordan Spieth et Jason Day travaillent aussi avec le même coach depuis l'enfance. Ils sont plus que des entraîneurs de golf, ils sont des mentors.

La vie de Day n'allait pas dans la bonne direction après le décès de son père. Sa mère a dépensé toutes les économies familiales et a même fait des emprunts pour l'envoyer à l'école internationale Koralbyn dans le Queensland, où le programme de golf était dirigé par Colin Swatton.

La vie de Day a changé et Swatton est toujours son entraîneur et son cadet. «Il m'a connu quand j'étais un garçon qui se battait à la maison et qui buvait de l'alcool à 12 ans et il m'a transformé en champion d'un tournoi majeur», a raconté Day après avoir remporté le Championnat de la PGA. «Il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs qui peuvent dire ça dans le sport.»

Lien de confiance

Cameron McCormick est aussi originaire d'Australie. Il s'est rendu aux États-Unis au début des années 90 et a éventuellement abouti au club Brook Hollow. C'est à cette époque-là que Shawn Spieth a ressenti le besoin d'offrir à son fils de 13 ans le bon encadrement. Tout en travaillant l'élan de Jordan, il a appris que son élève adorait la compétition... et la victoire. «Je ne l'ai jamais battu dans une compétition d'approches depuis qu'il a 13 ans», souligne l'entraîneur.

McCormick accompagne habituellement Spieth lors d'une dizaine de tournois par année, incluant le Tournoi des maîtres et les autres tournois majeurs. S'il y a un problème, un appel ou une vidéo est habituellement suffisant.

«Il y a un lien de confiance très profond, a expliqué Spieth. Il connaît vos tendances et elles ressortent toujours. Si vous nous posez la question, vous allez voir que chaque fois qu'il y a un problème, ce n'est pas la première fois qu'il fait surface.»

Tiger Woods en est à son quatrième entraîneur depuis ses débuts professionnels. Bubba Watson n'en a jamais eu. Jack Nicklaus a travaillé avec Jack Grout dès l'adolescence, mais il ne le rencontrait que quelques fois par année.

«Je pense que c'est positif d'avoir quelqu'un qui vous connaît. Pas seulement par votre jeu, mais personnellement», a mentionné Nicklaus. «Ces gars-là ont tous eu un seul enseignant et c'est super. Et les gars qui changent toujours d'entraîneurs... je pense qu'ils devraient plutôt essayer de corriger leurs erreurs.»

McIlroy, Day et Spieth ont tous occupé le premier rang mondial au cours des six derniers mois. Ils ont gagné cinq des six derniers tournois majeurs. «Avec des gars comme Jordan et Jason, je pense que vous allez voir de plus en plus de golfeurs rester avec la formule qui a fonctionné chez les juniors et les amateurs», a dit McIlroy. «Il n'y a pas de raison pour s'attendre à ce que ça ne fonctionne plus une fois chez les professionnels.»

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