Le Soleil à Augusta: Traditions, traditions...

Adam Scott et son cadet, Steve Williams, ont... (AP, Chris Carlson)

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Adam Scott et son cadet, Steve Williams, ont profité de la belle température dans l'allée du 15e trou du Augusta National, lors d'une ronde d'entraînement.

AP, Chris Carlson

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<p>Réal Labbé, collaborateur spécial</p>
Réal Labbé

Envoyé spécial à Augusta, collaboration spéciale

Le Soleil

(Augusta) Le club Augusta National, et par conséquent le Tournoi des maîtres, sont reconnus pour leurs traditions. Quoique, depuis quelques années, certaines d'entre elles ont subi quelques changements pour le mieux.

On pense d'abord au grand progrès qui a été fait avec l'admission des premières féminines mettant fin à une chasse gardée toute masculine. Ce n'est pas encore parfait, mais il y a au moins un pas de fait. Le tournoi en est un sur invitation, dans tous les aspects. Même pour les membres. N'entre pas dans le cercle privilégié qui veut, il faut y être invité. Et la discrétion est la règle numéro un.

Dans les traditions pures du Tournoi des maîtres, il y a les cadets qui portent des chiennes blanches, malgré la chaleur accablante qui règne souvent. Il y a le dîner des champions du mardi soir, la conférence de presse du président du club Augusta National, le concours du parcours des normales 3 avec les enfants des joueurs, le coup de départ honorifique avant la première ronde, le jeudi. Petit changement cette année cependant, Arnold Palmer ne frappera pas la première balle en compagnie de ses amis Jack Nicklaus et Gary Player. À 86 ans, «Arnie» a une santé plutôt fragile. Un gros morceau qui va manquer. Les journalistes qui couvrent le tournoi ne sont pas insensibles à toutes ces traditions et ils s'en développent même des personnelles. En compagnie de Denis Messier et d'André Rousseau, nous en avons établi quelques-unes.

Se mettre dans l'ambiance

On l'a dit au début, il peut y voir quelques modifications dans notre plan de match. Nous avons l'habitude de quitter Québec quelques jours à l'avance, histoire de disputer quelques rondes de golf à Myrtle Beach afin de nous mettre dans l'ambiance. Pas cette année. Pour toutes sortes de raisons, nous avons fait le voyage directement à Augusta. Sans omettre cependant de nous arrêter au centre de bienvenue des visiteurs, comme chaque année depuis 11 ans dans mon cas, pour y faire le plein de revues et de guides touristiques.

À l'accréditation, la charmante Martha Wallace nous accueille avec son grand sourire et ne manque jamais de nous faire sentir les bienvenus à Augusta. Après avoir pris possession de notre place, toujours la même, dans la salle de presse, c'est le temps de humer l'air du terrain avant de revenir écrire.

À la fin de la journée, nous avions l'habitude d'assister au «party» du maire d'Augusta pour l'intronisation au Temple de la renommée du golf d'Augusta d'un joueur dont la carrière a été exceptionnelle. Cette année, c'est à une soirée en l'honneur de Tom Watson où nous sommes allés. Ce dernier dispute cette semaine son dernier Masters. Bonne alternative avec le Temple de la renommée.

Invitation de Golf Canada

Le mardi soir, les journalistes canadiens sont invités à la maison de Golf Canada pour y rencontrer les dirigeants, fraterniser et rencontrer le nouveau président de l'organisme.

Le reste de la semaine, après le travail, c'est le rendez-vous chez Reinhart's, un pub pour le moins rustique qui donne pignon sur rue sur Washington Road, pour une consommation ou deux, et nous nous installons toujours à la même place, question de ne pas trop sentir la nourriture grasse, très grasse, qu'on y sert.

Depuis toutes ces années, nous avons adopté un restaurant, situé un peu à l'écart du terrain de golf. Les restos qu'on trouve aux alentours du Augusta National sont tellement pris d'assaut par les visiteurs que l'attente peut être de plus d'une heure. Celui où nous allons tous les soirs sert une excellente nourriture. Et on peut dire que nous sommes réellement des habitués parce que l'an dernier, le gérant est venu me voir en me demandant pourquoi nous n'étions pas venus plus tôt dans la semaine. Quand je lui ai dit que nous n'avions pas manqué une seule journée, il était soulagé de savoir que nous étions encore de fidèles clients. Eh oui, nous y retournons encore cette semaine. Reste à voir si lui sera encore là.

Dans la tradition, celle qui demeure en haut de toutes les autres, c'est le respect qui règne sur le terrain. Respect des dirigeants envers tout le monde, respect des amateurs entre eux et envers les joueurs, respect des employés. Bref, le respect partout et toujours.

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