Duc de Kent: belle journée pour deux copains

La constance a été la clé pour Vincent... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La constance a été la clé pour Vincent Blanchette, qui a terminé à un coup du meneur.

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(Québec) Le Duc de Kent a beau se jouer au Royal Québec, ce sont les golfeurs de Saint-Jean-sur-Richelieu qui semblaient à la maison, vendredi. Les amis de longue date Joey Savoie et Vincent Blanchette se sont emparés des deux premiers rangs du classement avec des rondes de 66 et de 67.

Fraîchement débarqué d'Europe où il a disputé les tournois nationaux amateurs de Grande-Bretagne et du Luxembourg, Savoie n'a pas eu l'air d'un golfeur sur le décalage horaire, hier après-midi. Celui qui évolue pour les Lions de l'Université Saint Leo, en Floride, a réussi trois oiselets consécutifs pour finir son premier neuf, et n'a jamais regardé en arrière par la suite.

«Je suis content de ma journée, c'est un terrain que j'aime beaucoup.» C'est la deuxième année consécutive que le golfeur de 20 ans prend la tête après 18 trous au Duc de Kent.

«Je vais essayer d'utiliser l'expérience de l'année dernière. C'était la première fois que je me retrouvais dans une situation comme celle-là et j'avais mal fait sur les verts.»

Déjà vainqueur de l'Omnium printanier de Beaconsfield, Savoie devra mieux faire que son vieux copain Blanchette, aujourd'hui, s'il désire ajouter un veston à carreaux à son palmarès. Les deux golfeurs du club Pinegrove joueront ensemble en compagnie de Jacob Petersen, qui a ramené une carte identique à celle de Blanchette.

Champion du Alexandre de Tunis en 2014 et deuxième du Duc en 2012, Blanchette, 22 ans, se retrouve lui aussi en territoire connu. Hier, la constance a été la clé pour l'ancien attaquant des Saguenéens de Chicoutimi. «Je n'ai fait aucun boguey, c'est sûr que ça aide dans une ronde», a admis l'étudiant de l'Université Gardner-Webb, en Caroline du Nord.

«Ça fait longtemps qu'on se connaît, Vincent est un de mes meilleurs amis», a lancé un Savoie tout sourire lorsqu'on lui a appris l'identité de son plus proche poursuivant, après sa ronde. «Ça va nous motiver les deux, c'est sûr qu'il va y avoir une petite rivalité.»

Un oeil sur Papineau

Les deux jeunes hommes devront toutefois garder à l'oeil un autre golfeur de leur coin de pays, Étienne Papineau. Âgé d'à peine 18 ans, il est débarqué sur le terrain du Royal Québec plein de confiance, fort d'une victoire au Alexandre de Tunis il y a quelques jours. Hier, le membre de l'équipe canadienne de développement a fait fi de trois bogueys pour remettre une carte de 69, trois coups sous la normale, le plaçant à égalité au septième rang.

«J'ai fait des erreurs stratégiques au 11e et au 15e trou, j'ai été trop agressif dans mon choix de bâton», a expliqué Papineau, tout de même satisfait de se retrouver dans le haut du tableau.

Lui aussi détenteur d'une carte de 69, le golfeur du Rouge et Or Pierre-Alexandre Bédard abordera la deuxième ronde confiant. «J'ai bien frappé la balle. J'ai peut-être manqué un peu d'opportunisme pour des oiselets, mais au final, je me suis donné une chance pour demain. Je suis là où je voulais être.»

La journée a été un peu plus difficile pour le jeune prodige Charles-Éric Bélanger. Plus d'une cinquantaine de partisans ont suivi le seul golfeur de 16 ans de la compétition, qui a terminé sa ronde à 74, deux coups au-dessus de la normale.

Être la coqueluche des spectateurs a-t-il pu déconcentrer le jeune champion du Royal Québec? Pas selon le principal intéressé. «En fait, j'ai aimé ça. Au début, j'étais un peu stressé, mais j'ai bien commencé. Ce n'était peut-être pas ma journée», a-t-il plaidé, convaincu qu'il aurait pu mieux faire sur le terrain qu'il connaît bien.

André Gagné : 73 à 70 ans

Le vénérable André Gagné a pris le départ de son 53e Duc de Kent, vendredi matin. À 70 ans, celui qui lutte présentement contre le cancer détone parmi les jeunes golfeurs de la compétition. Ça ne l'empêche pas de les suivre. «Les jeunes d'aujourd'hui jouent fort, mais je suis content d'être encore capable de résister. Ici, au club, les plus jeunes m'appellent le coriace!»

Hier, André Gagné a remis une carte de 73. «Compte tenu de mes traitements, je suis très heureux de ma ronde.» L'an dernier, le doyen du Duc avait manqué la coupe après la première journée. «C'est sûr que c'est dur pour l'orgueil. En 53 ans, c'est arrivé six fois!» Encouragé par sa ronde initiale, le multiple champion du tournoi aborde la journée d'aujourd'hui avec enthousiasme. «Mon but, c'est d'arriver dans les 10 premiers. Ce serait une victoire extraordinaire.»

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