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Le temps presse pour le golfeur Pierre-Alexandre Bédard

Pierre Alexandre Bédard, qui vise un saut chez... (Le Droit, Étienne Ranger)

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Pierre Alexandre Bédard, qui vise un saut chez les professionnels en 2016, est l'un des favoris de la 81e présentation du Duc de Kent.

Le Droit, Étienne Ranger

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(Québec) Même s'il n'a que 20 ans, Pierre-Alexandre Bédard sait que ses chances de remporter le Duc de Kent sont comptées. Avec une carrière professionnelle dans le viseur, le golfeur du Rouge et Or débarquera vendredi sur le terrain du club Royal Québec avec comme objectif de repartir avec le veston à carreaux sur les épaules.

Recrue et golfeur de l'année dès sa première saison dans le réseau du sport universitaire québécois (RSEQ), Bédard sera parmi les favoris du 81e Duc de Kent, qui se déroule vendredi et samedi. «C'est le tournoi amateur québécois que je désire le plus gagner. C'est le plus prestigieux. C'est un peu notre Masters.»

Deuxième du tournoi l'an dernier à deux coups du vainqueur, Raoul Ménard, Bédard a depuis profité de son année avec le Rouge et Or pour prendre du galon. «Avant, je jouais trois ou quatre mois par année au Québec, mais je n'étais jamais allé jouer dans le Sud durant l'hiver. Là, j'ai été un mois en Floride avec l'université et je suis retourné deux semaines par moi-même.» Rester actif durant l'hiver a permis au golfeur originaire de Chibougamau d'entamer la saison québécoise au sommet de sa forme. 

Il n'aura toutefois pas à battre le double champion Ménard pour l'emporter à Québec cette année. Ce dernier a fait le saut chez les pros. Si tout va bien, Bédard l'imitera bientôt.

Chez les pros en 2016

«Mon plan est de me lancer professionnel en septembre 2016», lance-t-il. Pour cette raison, il ne sera pas de retour avec le Rouge et Or la saison prochaine, préférant aller passer une partie de l'hiver dans le sud des États-Unis en compagnie d'autres jeunes golfeurs rêvant à la PGA. 

Son temps est donc compté pour laisser sa marque dans le circuit amateur québécois. En début de semaine, au tournoi Alexandre de Tunis, la première étape de la triple couronne des tournois majeurs québécois, le membre du club de golf de Cap-Rouge a pris le deuxième rang après une prolongation. Les deux rivaux qui ont joué deux trous supplémentaires avec lui, le gagnant Étienne Papineau et Vincent Blanchette, risquent fort de se retrouver sur son chemin dans les prochains jours au Duc de Kent.

N'empêche, le résident de Québec est encouragé par son résultat en Outaouais. «Ma deuxième ronde était parfaite et, en général, je suis satisfait de ma fin de semaine. C'est sûr que ça me met en confiance», assure-t-il. 

«Ça fait quatre tournois majeurs en ligne que je fais bien», ajoute Bédard. «Maintenant, j'attends ma première victoire.»

En quoi le golfeur est-il meilleur que l'an dernier à pareille date? «La constance», répond-il d'emblée. «Je ne fais pas vraiment plus de bons coups, mais j'en fais beaucoup moins de mauvais.» Une amélioration qui, selon lui, se fait particulièrement sentir sur ses coups de départ.

Le jeune Bédard croit aussi que de jouer au Royal Québec, club où justement il s'entraîne régulièrement avec le Rouge et Or, lui confère un léger avantage. Le tournoi s'est gagné avec un cumulatif de - 4 l'an dernier, un résultat tout à fait à la portée du golfeur sur le prestigieux terrain de Boischatel. «Mais on ne sait jamais si quelqu'un ne jouera pas - 10 cette année.»

Les premiers départs du Duc de Kent se feront dès 7h, vendredi. Bédard foulera pour sa part le tertre de départ à midi en compagnie de Francis Berthiaume et de Sébastien Dion. L'accès au terrain est gratuit pour les spectateurs.

De champion à professionnel: la norme depuis 2006

Vainqueur du Duc de Kent pour une deuxième fois en quatre ans, en 2014, Raoul Ménard ne pourra  défendre son titre au prestigieux tournoi amateur. Le golfeur de 23 ans évolue maintenant chez les professionnels. C'est d'ailleurs devenu la norme chez les gagnants du tournoi, dont l'âge moyen ne dépasse pas le début de la vingtaine depuis quelques années. Ainsi, les Mathieu Perron, Keven Fortin-Simard et Mathieu Rivard ont tous poursuivi leur chemin au niveau supérieur. En fait, il faut remonter à Stéphane Pellerin en 2006 pour trouver un golfeur ayant enfilé le veston à carreaux du vainqueur sans avoir fait carrière dans le golf par la suite. Pellerin sera à nouveau du tournoi cette année, tout comme le multiple vainqueur Graham Cooke, maintenant un senior.  Sans oublier André Gagné, qui en sera à une inimaginable 53e participation. Le golfeur de 70 ans, trois fois vainqueur, fait tellement parti de l'histoire du tournoi majeur de Québec qu'un trophée portant son nom est remis annuellement au joueur de la région obtenant le meilleur résultat durant la fin de semaine.

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