Claude Thibault a été pendant 17 ans le dg d'un club qui a vu de nombreux changements, des améliorations, devrait-on dire, pour le plus grand plaisir et le plus grand bien d'une clientèle toujours en bon nombre. Fondé en 1976, avec les premières parties qui ont été disputées au début des années 80, le club décide d'embaucher un directeur général pour remonter tout ça. Claude Thibault était la personne désignée, lui qui oeuvrait au sein du conseil d'administration dans les années précédant son embauche.
«Je suis arrivé comme dg en 1993, dit-il, et ça n'allait pas très bien. Il y avait bien deux parcours de neuf trous, mais le gazon ne poussait pas sur les verts. Notre priorité devenait vite l'amélioration du terrain et nous avons vu à faire former un nouveau surintendant qui est rapidement devenu très efficace. Pascal Moreau, qui avait à peine 30 ans à l'époque, est toujours avec nous et comme il est encore jeune, le club peut espérer le garder encore longtemps.»
Un autre mandat très important pour le nouveau dg a été de gérer le problème de la fosse septique qu'il fallait remettre au niveau des normes environnementales. Une dépense de 300 000 $. «Je l'ai fait. Dans le temps, les banques et les caisses étaient réticentes à prêter aux clubs de golf, mais comme dans les deux premières années, notre bilan est passé d'un déficit de 50 000 $ à un surplus de 50 000 $, j'ai décidé d'aller voir la caisse pour demander un prêt d'un million de dollars dans l'espoir d'en avoir un peu. Le prêt a été accordé en entier, ce qui nous a permis de faire le troisième parcours.»
Une décision judicieuse. «Ça fait toute la différence», souligne Claude Thibault sous le regard approbateur de son président Gilles Nadeau. «Nous pouvons avoir un membership intéressant et recevoir un autre type de clientèle. Et aujourd'hui, nous avons plus de 600 membres et une quarantaine de juniors avec une très longue liste d'attente. Avec le coût de l'abonnement et la qualité du terrain, nous n'avons pas de difficulté à garder nos membres.»
Nouveau chalet
Après le troisième parcours, la direction du club a fait construire un atelier de réparation et acheté de la machinerie en plus de renouveler la flotte de voiturettes électriques. Puis ce fut la grande étape du nouveau chalet. Il était temps d'accueillir la clientèle dans un endroit favorable. «Nous voulions avoir un bâtiment très fonctionnel, précise Claude Thibault, et c'est réussi. Une grande partie du sous-sol sert à l'entreposage des voiturettes - il y a de la place pour une centaine -, et l'autre partie est pour les bureaux de l'administration et une grande boutique. À l'étage, c'est la grande salle avec la restauration, le tout bien fenestré, et un immense balcon.»
Le dernier des grands travaux entrepris au club de Lotbinière a été l'irrigation des allées, les verts et les aires de départ étant déjà faits. «De gros travaux, et tout est informatisé. Le surintendant peut choisir d'arroser une partie de tel vert, à telle heure, ou un bout d'allée à une autre heure, en programmant l'ordinateur. D'ailleurs, nous avons mis en place un important système informatique pour desservir tous nos besoins, même les réservations, et jusqu'à date c'est un succès. Maintenant, il reste à faire du peaufinage sur le terrain. Nous avons tout fait, étape par étape.»
Accessibilité pour tous
Claude Thibault a insisté sur la mission du club qui est de permettre une accessibilité à tout le monde. «Notre politique des prix favorise la famille. Il y a ici beaucoup de couples et leurs enfants. De plus, j'ai toujours insisté auprès du personnel pour démontrer beaucoup de respect à notre clientèle.»
Le mot de la fin revient au président Gilles Nadeau. «Nous avons eu un directeur général qui avait le club de Lotbinière tatoué sur le coeur. Il n'a jamais compté ses heures et nous allons le garder proche de nous. Il se peut bien qu'on lui demande quelques conseils de temps en temps.»