Après avoir terminé deuxième à ses deux dernières participations aux provinciaux, la golfeuse de 18 ans était déterminée à enlever la première place, lorsqu'elle s'est présentée au Club de golf Outaouais, la semaine dernière.
«Sur le 12e trou, je me suis dit que ça n'arriverait pas trois fois, que je ferais mentir le proverbe "jamais deux sans trois"! Ça m'a comme motivée. Je me disais : "Voyons, Josée! Tu ne vas pas te laisser abattre!"», a raconté la jeune femme, qui s'entraîne à l'Académie de golf Fred Colgan, au Royal Québec.
Doyon a non seulement renversé la tendance, mais elle l'a fait en menant le tournoi de bout en bout.
«La première ronde, j'ai commencé avec un bon score. Ça m'a mise en bonne position. J'ai joué 70 et - 2. J'étais déjà meneuse.
La deuxième, je l'ai gagnée par six coups. J'ai commencé à jouer normalement. Mon but, c'était de ne pas regarder les autres, mais de jouer ma game, de jouer mon meilleur golf et de ne pas faire d'erreur. Lors de la deuxième partie, c'est encore moi qui menais. Mener trois jours de suite, c'est quand même dur mentalement. Mais j'ai bien contrôlé ça», s'est-elle félicitée.
Présentement à l'aise avec son swing, la golfeuse espère amener ses bonnes performances des derniers temps en Colombie-Britannique, où elle vise un top 5, mais, surtout, où elle espère impressionner les dirigeants d'Équipe Canada.
Un Bon Stress
«Cette semaine, ç'a été une semaine de préparation pour ce tournoi-là. Pour toutes sortes de raison, je sais que je dois être à mon mieux, pour gagner le plus de points possible à l'Ordre de mérite et pour avoir des chances d'accéder à Équipe Canada. J'en suis consciente et ça me motive. Ce n'est pas une pression négative. C'est un bon stress.»
Une sélection sur la formation nationale ne viendrait pas sans plusieurs avantages, à commencer par un budget de voyage, une participation à des camps de perfectionnement, de la commandite et du prestige.
«C'est vraiment important aussi parce que les coachs des universités américaines qui seront là. Mon objectif, cette année, c'est de faire Équipe Canada. En ce moment, ça va bien. Ils me connaissent bien. J'ai gagné des points en remportant le provincial, mais c'est aux Canadiens que ça va se jouer.»
Toujours incertaine quant à son avenir, Doyon jongle encore entre les options des universités canadienne (Laval) et américaine. (NCAA). Déjà, elle a reçu deux offres sérieuses des États-Unis.
«Je vais faire mon choix en fonction du golf et de ce qui me donnera les meilleures chances d'accéder à la LPGA. [...] Mais c'est une décision qui n'est pas encore tout à fait prise», a laissé entendre la golfeuse, qui a jusqu'à novembre pour donner son consentement verbal à une université américaine.
D'ici là, elle tentera de se qualifier pour l'Omnium canadien féminin, qui se tiendra du 22 au 28 août, au Club de golf Hillsdale, à Mirabel. «Ce serait incroyable de participer à ce tournoi!»