Balle courbe, balle rapide

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Glen Constantin, du Rouge et Or, et Danny Maciocia, des Carabins

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(Québec) À s'affronter trois fois par année et avec les huit derniers duels gagnés par une possession
de ballon, Rouge et Or de l'Université Laval et Carabins de l'Université de Montréal n'ont d'autres choix que de se réserver quelques balles courbes pour l'affrontement de samedi après-midi, admet l'entraîneur-chef Glen Constantin. «Quand on joue contre eux, je vois plutôt des balles rapides», rétorque en riant son vis-à-vis Danny Maciocia.

***
Envolés les complexes

Avec neuf titres de champion canadien et 12 triomphes sur la scène québécoise dans les 14 dernières années, difficile de croire que le Rouge et Or puisse encore avoir des complexes. Mais les défaites à l'Université de Montréal s'accumulaient, jusqu'à l'an dernier. Les deux victoires de 2016 au domicile des Carabins, dont surtout celle en finale de conférence, permettent aux visiteurs de samedi de respirer plus à l'aise.

«Ces deux victoires sont venues à point», indique Glen Constantin, qui avait vu ses protégés s'incliner quatre fois à leurs cinq précédents passages sur le flanc nord du mont Royal.

En octobre et novembre derniers, le Rouge et Or n'a eu le dessus que par trois points chaque fois, un coup de pied. Rien pour écrire à sa mère. «Mais ça devient psychologique. Là, on se sait capable de surmonter ça», poursuit le grand manitou du club de foot de l'Université Laval.

Au contraire des trois dernières années, Constantin se réjouit de ne pas avoir amorcé la saison contre ses plus féroces rivaux. Enfin, lui et son équipe d'entraîneurs disposent d'une vidéo fraîche d'un match récent des Carabins à analyser. L'adversaire, lui, en a deux, puisque Montréal profitait déjà d'un congé à la deuxième semaine du nouveau calendrier régulier de 10 semaines.

«Mais Montréal joue différemment contre nous que contre d'autres adversaires», ajoute Constantin. «Ce sera un mélange de ce qu'on sait qu'ils font contre nous et de ce qu'ils ont fait contre Concordia [semaine 1]. Il faut avoir des variantes, même chose pour nous. On ne change pas d'identité, mais il faut avoir des balles courbes ou des changements de vitesse. Ces matchs-là se gagnent sur des détails. On gagne les matchs dans la préparation.»

S'il admet avoir senti un léger manque de concentration chez ses ouailles à l'entraînement en cette semaine de rentrée scolaire - temps réduit aussi dans la salle vidéo pour plusieurs -, Constantin rappelle que le possible avantage de la semaine de pause dont bénéficieraient cette fois les Carabins sera inversé lors du prochain affrontement entre les deux puissances, en octobre.

La seule vraie rivalité

La date est encerclée sur le calendrier de tous ceux qui s'intéressent au football universitaire québécois. Danny Maciocia le premier. «On réalise que c'est probablement la seule rivalité qui existe encore au Québec qui a de l'allure», affirme le patron du programme de football des Carabins, à l'aube de cette première visite du Rouge et Or pour l'ouverture locale au CEPSUM depuis 2005.

Intensité physique, calibre relevé et respect entre les organisations composent la trame narrative de cette lutte épique. «Au début, au milieu ou à la fin de la saison, ces matchs-là sont toujours intéressants. Tout le monde a hâte!» Quant à dire quelle formation part favorite ce samedi, Maciocia répond avec simplicité : «Celle qui sera la meilleure durant trois heures».

Outre sa hanche, Maciocia a aussi remplacé plusieurs éléments de son alignement au cours de l'entre-saison. Sean Thomas-Erlington et Marc Glaude, en attaque; Junior Luke, Mathieu Dupuis, Émile Charron et Frédéric Chagnon, en défensive, sont quelques noms connus qui ont disputé leur dernière rencontre avec les Carabins en 2016.

Le coach se fie donc davantage à de jeunes joueurs «qui vont se faire un nom dans les prochaines semaines, prochains mois. On sera ensemble les prochaines années et on va avoir du succès à un moment donné». Mais pas question de les surtaxer, assure-t-il, indiquant chercher à obtenir 20 ou 30 jeux de qualité par match chacun auprès de quelques joueurs à une position au lieu de 70 ou 80 du même individu.

Quant au Rouge et Or, qui a subi moins de pertes, Maciocia affirme néanmoins avoir perçu beaucoup de changements dans les schémas offensifs adverses. «Leur nombre de receveurs en mouvement et où ils s'alignent sur le terrain, on ne voyait pas ça dans le passé. Et Hugo [Richard, quart-arrière] joue probablement son meilleur football depuis qu'il est à Laval. Tu vois aussi qu'ils distribuent plus le ballon. Tout le monde peut avoir un impact et il faut défendre le terrain au complet, ce qui n'était pas le cas à avant», analyse celui dont l'unité défensive renouvelée s'attend à beaucoup de boulot.




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