Le Rouge et Or corrige les Ravens 46-2

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Les occasions de célébrer ont été nombreuses pour les joueurs du Rouge et Or, samedi, eux qui ont écrasé leurs rivaux de l'Université Carleton par la marque de 46-2.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le Rouge et Or. Si les hommes de Glen Constantin avaient eu besoin de toutes leurs ressources pour vaincre les Ravens de Carleton en match préparatoire en 2016, c'est plutôt une sévère correction de 46-2 qu'ils ont servie aux Ontariens, samedi après-midi, au Stade Telus.

«Je ne m'attendais pas à un tel résultat. Je pense qu'à un certain point, ils ont comme cassé», a d'emblée admis Glen Constantin.

Certes, les Ravens ont perdu quelques joueurs clés à l'issue de la dernière saison, mais ces derniers demeurent à surveiller, en Ontario. Dans ce contexte, difficile de s'empêcher de comparer la victoire écrasante de samedi, 6346 spectateurs, avec celle de 35-29 arrachée l'an dernier en prolongation.

Incapable d'inscrire un touché de toute la première demie lors de leur premier affrontement avec les Ravens, l'offensive du Rouge et Or n'a pas eu à patienter, samedi. Le quart-arrière Hugo Richard a complété une longue première séquence offensive avec une passe de touché de 25 verges à Marc-Antoine Pivin pour lancer les siens en avant 7-0. Les locaux n'ont plus jamais regardé en arrière par la suite. 

«Ça fait deux ans qu'on avait un petit peu de misère en présaison. On avait perdu contre UBC en 2015 et l'an dernier contre les Ravens, ça n'avait pas tourné comme on l'espérait», a rappelé Hugo Richard. «Personnellement, je voulais juste ne pas faire de revirements, garder un bon rythme à l'attaque et être capable de traverser le terrain. Chose que l'on a faite à deux reprises pour des touchés, donc je suis super content.»

Interception payante

Avec le Rouge et Or en avance 16-2, en fin de deuxième quart, la défensive de Marc Fortier a cloué le cercueil de Carleton hâtivement. En l'espace de 46 secondes, leur quart-arrière Michael Arruda a vu les demis défensifs Carl Achy et Frédéric Gagnon intercepter deux de ses passes et les ramener jusque dans la zone des buts.

«Ça a changé le match», a estimé Constantin à propos des deux jeux qui ont donné une avance de 28 points aux siens à la mi-temps. 

«Un match présaison, ça ne veut pas dire grand-chose, mais je pense que cette année c'était un objectif collectif de montrer que l'on pouvait amorcer la saison du bon pied», a affirmé l'ailier défensif Mathieu Betts, fort d'une récolte de deux sacs du quart et d'un échappé forcé. 

Comble de malheur pour Carleton, les deux botteurs de l'équipe ont raté à eux deux les quatre tentatives de placement de l'équipe, dont deux de moins de 30 verges. 

«Ça a été très différent de l'an dernier, mais évidemment, c'est une équipe championne de la Coupe Vanier», a pointé l'entraîneur-chef des Ravens, Steve Sumarah. «Il ne faut pas perdre de vue que nous avions seulement un joueur de 20 ans parmi les joueurs qui ont joué en deuxième demie, les autres avaient tous 17, 18 et 19 ans.»

Richard a cédé sa place à son substitut, Samuel Chénard avant la fin du deuxième quart avec

9 passes complétées en 13 tentatives pour 106 verges et deux touchés, dont un sur une course de 13 verges. Essayant régulièrement la longue passe, Chénard a été intercepté sur le dernier jeu de la première demie, mais il a ajouté deux touchés au troisième quart pour aller avec une récolte de 188 verges.

***

Quart-arrière et diplomate

Pour éviter les blessures dans un match sans importance, les arbitres avaient été avisés d'accorder un sac du quart aussitôt qu'un quart-arrière était sur le point de se faire frapper. Le pivot Hugo Richard n'avait cependant pas été prévenu et il n'a pas semblé aimer entendre l'arbitre siffler, au premier quart, alors qu'il était en train d'esquiver un plaqué. «Je n'étais pas au courant de la règle. Ce n'est pas toujours facile de savoir où est la ligne dans des matchs comme ça. Je pense que ça a été bon, parce que c'est plus sécuritaire pour les quarts-arrières, mais une bonne partie de mon jeu est de m'évader, donc c'est un peu contradictoire», a admis un Richard diplomate après le match.

***

Pas de gagnant dans le duel de botteurs

La bataille pour le poste de botteur du Rouge et Or n'a pas vraiment fait de gagnant contre Carleton. Responsable des placements, la recrue David Côté n'a pas eu à s'exécuter, mais il a tout de même impressionné son entraîneur-chef avec des bottés d'envoi «profonds et hauts». Glen Constantin a également eu de bons mots pour les bottés de dégagement du vétéran Dominic Lévesque, tant et si bien qu'il songe sérieusement à habiller les deux hommes, samedi prochain, contre le Vert & Or. «C'est rare que l'on fait ça, mais si l'on peut tirer avantage de la situation, je vais habiller deux botteurs.» L'entraîneur trouve par ailleurs que Lévesque, qui avait connu une solide saison 2016 avant un match de la Coupe Dunsmore catastrophique, est un joueur grandi, depuis le début du camp. «Dominic est plus calme. Il a l'air mieux dans sa peau, cette année.»

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Une recrue qui a du «chien»

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Précipité dans un rôle de partant en raison de la blessure à Louis-Gabriel Beaudet, le centre recrue Nicolas Guay (63) a impressionné le coordonnateur offensif Justin Ethier dans la victoire de 46-2 du Rouge et Or contre les Ravens, samedi. «Ce qu'on aime de lui, c'est qu'il a du chien. Des erreurs, il va en avoir, mais il faut avoir du caractère. Nicolas en démontre beaucoup et il ne s'est pas laissé intimidé par le moment.» Il faut dire que c'était tout un baptême pour le produit du CNDF, qui a joué tous les jeux du match en offensive. «J'avais des papillons avant de commencer, mais après le premier jeu, c'était correct. C'est sûr qu'à pratiquer contre des Vincent Desjardins et des Mathieu Betts, on affronte les meilleurs. Ça nous aide.» En défensive, Glen Constantin a pour sa part salué le travail de la recrue Zack Fitzgerald. «Comme demi de coin, il n'avait pas de marge d'erreur et les Ravens l'ont essayé à quelques reprises. Il a bien fait. De bons plaqués et de bons retours de botté aussi.»

***

Éloges pour la ligne défensive

Après avoir vu sa ligne défensive malmener les joueurs de ligne d'offensive et les quarts-arrière de Carleton tout l'après-midi, samedi, Glen Constantin ne s'est pas gêné pour vanter ses ouailles. «Des années comme celle-ci, c'est très, très rare sur la ligne défensive.»

L'entraîneur-chef du Rouge et Or est aussi le responsable de la ligne défensive et il ne tarit pas d'éloges envers son groupe actuel. C'est qu'il mise sur un noyau composé de deux joueurs nommés sur la première équipe d'étoiles canadiennes, l'an dernier - Mathieu Betts et Vincent Desjardins, - et d'Edward Godin, choix de cinquième ronde des Lions de la Colombie-Britannique, le printemps dernier. 

«Je suis choyé d'avoir trois gars comme ça et les autres jeunes qui vont jouer à l'intérieur ne sont pas non plus piqués des vers», a avoué Constantin après la victoire de 46-2 contre les Ravens. 

Passage à l'ouest bénéfique pour godin

Godin n'a passé que quelques semaines à Vancouver avant d'être retourné chez le Rouge et Or pour terminer son parcours universitaire, mais son entraîneur croit que le passage du vétéran dans l'Ouest canadien l'a changé. «Il n'a pas passé beaucoup de temps là-bas, mais il est revenu en homme. Il a une super bonne attitude et il était quasiment "imblocable" durant le camp. 

«Ça m'a donné un boost de confiance et de maturité», admet le principal intéressé. Samedi, Constantin a utilisé Godin autant à sa position habituelle qu'à celle de plaqueur. Avec peu de profondeur à l'intérieur, l'entraîneur veut préparer son vétéran pour le rôle en cas de blessure.

Godin ne s'en plaint pas. «Je suis capable de tenir mon bout. Je suis plus proche du quart-arrière et c'est une ligne plus droite. Ça me rappelle des souvenirs de ma première année, où j'avais joué là.»

Au-delà du noyau de joueurs talentueux, Godin vante la cohésion entre tous les joueurs de ligne défensive, cette saison. «On est vraiment soudé et l'on connaît tous notre rôle.»

Pas de maillons faibles, croit Betts

«C'est un potentiel qu'on sait qu'on avait depuis plusieurs années», croit Betts. Le champion en titre du trophée J.P. Metras, remis au joueur de ligne de l'année au Canada, entame sa troisième saison universitaire avec déjà 21 sacs du quart au compteur, à seulement 10,5 du record universitaire québécois en carrière.

«On est un petit groupe de neuf joueurs de ligne défensive, cette année, mais on a deux lignes complètes et pas vraiment de maillons faibles.»

Betts s'est d'ailleurs réjoui des deux interceptions réussies par les siens contre Carleton. «Il y a des statistiques où notre défensive n'était pas nécessairement où l'on voulait être, ces dernières années, et les revirements en font partie. C'est sûr que l'on veut améliorer ça. On en a parlé dès la première réunion du camp.»

Or, explique l'ailier défensif, c'est la pression mise sur le quart-arrière, le forçant à se débarrasser du ballon hâtivement, qui mène souvent à des ballons interceptés par les demis défensifs.




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