Un ancien de Limoilou dans les rangs de l'ennemi

À sa dernière saison dans l'uniforme des Titans,... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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À sa dernière saison dans l'uniforme des Titans, Gabriel Brault n'a pas chômé, récoltant 1010 verges et 10 touchés en 130 portées.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Un habitué des gradins du Stade Telus durant son enfance, Gabriel Brault foulera finalement le célèbre terrain comme joueur, samedi (13h). Sauf que le porteur de ballon de Québec ne le fera pas dans l'uniforme Rouge et Or. Plutôt dans celui de l'ennemi du jour, les Ravens de Carleton.

«Depuis hier [jeudi], j'ai comme des petits papillons. Ce matin, j'avais un peu la nausée avant d'aller déjeuner», a avoué le produit des Titans de Limoilou, vendredi avant-midi, après la pratique conjointe qu'ont tenu les Ravens et le Rouge et Or.

«Je suis fébrile», a ajouté Brault. «Depuis que je suis jeune que je venais voir le Rouge et Or. De les affronter en match présaison, avec la foule de Laval, c'est spécial». 

Après une solide dernière saison à Limoilou, où il a récolté 1010 verges et 10 touchés en 130 portées, Brault hésitait entre McGill et Carleton pour son parcours universitaire. Ambitionnant de faire carrière dans la GRC, il voulait améliorer son anglais. Sa deuxième visite en Ontario l'a convaincu de joindre les Ravens. «L'organisation est vraiment comme une équipe professionnelle», assure-t-il. 

Depuis le début du camp d'entrainement, l'athlète de 5'9" et de 200 livres doit apprivoiser une offensive où les porteurs de ballons sont souvent appelés à sortir du champ arrière. «Les jeux de passes sont plus durs à apprendre parce que je faisais moins de sorties sur la passe au collégial. Mais j'ai de bonnes mains, je pense que je vais être capable de le faire.»

Plusieurs ex-coéquipiers de Brault chez les Titans évoluent maintenant chez le Rouge et Or. Le porteur de ballon pourrait donc bien croiser dans les tranchées un coéquipier du secondaire à Saint-Jean-Eudes, le plaqueur Samuel Maranda-Bizeau. 

«Ça se passe sur le terrain. Après, quand le jeu est fini, c'est sûr qu'on va se donner une petite tape sur l'épaule. On est de bons amis», assure celui qui se retrouve troisième porteur de ballon dans l'alignement des Ravens. 

Un deuxième essai pour Arruda

Certains partisans reconnaîtront probablement le numéro 2 des Ravens de Carleton, samedi, au PEPS. Le quart-arrière Michael Arruda a dominé le circuit collégial québécois en 2014 et 2015 dans l'uniforme des Cougars de Lennoxville. 

Courtisé de toutes parts à sa sortie des rangs collégiaux, ce dernier avait choisi les Gee Gees d'Ottawa. Inconfortable dans sa nouvelle organisation, il a toutefois quitté avant même le début de sa première saison, en août dernier. Le Rouge et Or a alors tenté de l'amener à Québec, avoue aujourd'hui le quart-arrière, sauf qu'étudier en français était une barrière pour celui dont la première langue est l'anglais. 

Désirant de surcroit rester à Ottawa, le succès du jeune programme des Ravens a facilité sa décision. Transfert oblige, le Gatinois devait cependant attendre à cette saison pour s'aligner avec Carleton. «Ça fait du bien d'être de retour», admet-il.

***

Recrutement bien Québécois

Lors de la première venue des Ravens de Carleton au PEPS, en août dernier, Glen Constantin ne s'était pas gêné pour comparer le jeune programme à celui du Rouge et Or au tournant des années 2000. La formation ontarienne pourrait bientôt avoir une ressemblance de plus avec l'Université Laval : recruter massivement au Québec. 

«On s'attend à avoir une dizaine de joueurs du Québec dans notre recrutement en vue de la saison prochaine», a lancé, vendredi, l'entraîneur-chef des Ravens, Steve Sumarah. Le programme qu'il pilote n'en est qu'à sa cinquième année depuis sa renaissance, mais avec une excellente organisation et des poches profondes, l'équipe basée à Ottawa s'impose déjà en Ontario. 

Sumarah compte bien profiter du succès obtenu ces dernières années pour recruter au Québec, un peu comme il le faisait lors de ses années comme entraîneur à Saint Mary's, en Nouvelle-Écosse, à la fin des années 90. 

«Plusieurs joueurs attendaient de voir si notre programme à Carleton allait continuer de s'améliorer. Le fait que nous avons eu sept joueurs repêchés, que nos joueurs restent, tout d'un coup les jeunes se demandent ce qui se passe chez nous. Ça aide pour recruter en Ontario, mais au Québec aussi.»

Alors que dans les dernières années, le pilote se réjouissait de recruter quatre ou cinq joueurs québécois, il assure maintenant pouvoir faire plus. «Ce fera une grosse différence pour notre programme. On était au Cégep Garneau hier soir [jeudi] pour assister à leur pratique et l'on peut voir pourquoi Laval est si bon. Le système qui les alimente est tellement fort, et nous serions fous de ne pas tenter de sauter là-dedans nous aussi.»

Les Ravens ont d'ailleurs des racines dans la région de Québec. Le coordonnateur offensif Jean-Philippe Asselin est originaire de la Capitale-Nationale et l'entraîneur de la ligne défensive, David Caron, était entraîneur des unités spéciales des Élans de Garneau jusqu'au printemps dernier. 

Un groupe uni

Pouvant compter pour la première fois, cette saison, sur des vétérans de cinquième année ayant joué toute leur carrière à Carleton, Sumarah estime avoir sous la main son groupe de joueur le plus uni depuis la renaissance de l'équipe.

Le pilote des Ravens de Carleton, Steve Sumarah,... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

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Le pilote des Ravens de Carleton, Steve Sumarah, alors qu'il était entraîneur-chef des Huskies de Saint Mary's, en 2007.

Photothèque Le Soleil

Les Ravens ont perdu quelques morceaux importants de la formation qui a pris le troisième rang de la compétitive conférence de l'Ontario, l'an dernier, avec une fiche de 6 victoires et 2 défaites. Plusieurs joueurs ont fait le saut chez les professionnels, dont le receveur étoile Nate Behar, choix de première ronde des Eskimos d'Edmonton. 

N'empêche, Sumarah a confiance en sa formation partante. Pour le match présaison contre le Rouge et Or, samedi à 13h, c'est plutôt la profondeur des siens qui l'inquiète. L'an dernier, les Ravens avaient surpris tout le monde en prenant une avance de 21 points à la demie, avant de s'effondrer avec les joueurs substituts sur le terrain, en deuxième demie, perdant en prolongation.

«On espère simplement que notre deuxième unité fasse un peu mieux cette année. Pour beaucoup, c'était leur premier match ici. Il y avait la foule, le bruit, c'était Laval, ils étaient complètement terrifiés.»

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Arruda, déjà l'homme de confiance

S'il jouera son premier match pour les Ravens, samedi, Michael Arruda semble déjà être l'homme de confiance de l'entraîneur-chef Steve Sumarah. Ce dernier a vu son quart-arrière partant, Jesse Mills, graduer le printemps dernier. «Michael va être notre partant à l'avenir, pas seulement demain. Le plus important, avec lui, c'est que c'est un gamer. Il n'a pas un physique imposant, mais quand les matchs arrivent, c'est simple, il fait des jeux. On est excité de la voir demain», a expliqué Sumarah à propos de l'athlète de 5'9" et de 190 livres. 

Avec ses anciens coéquipiers des Cougars Adam Auclair, Kevin McGee et Cédric Lussier-Roy dans la défensive partante des locaux, le jeune pivot fera face à de nombreux visages connus, samedi après-midi. «Je leur ai déjà dit qu'ils pouvaient intercepter les autres quart-arrières, mais pas moi. Ils doivent me faire bien paraître, ce sont mes meilleurs amis», a blagué Arruda, vendredi.

***

Maranda-Bizeau arrive à point

Écarté de l'entraînement durant quelques jours cette semaine en raison de douleurs au cou lui donnant des migraines, Samuel Maranda-Bizeau a vite récupéré et il sera du match de samedi. L'excellent plaqueur recrue arrive à un moment opportun chez le Rouge et Or. Avec la retraite prématurée de Clément Lébreux, une place qui semble toute désignée pour lui est disponible à l'intérieur, entre les étoiles canadiennes Mathieu Betts et Vincent Desjardins et l'espoir professionnel Edward Godin. «Ce sont vraiment de bons exemples pour moi», se réjouit le produit du Campus Notre-Dame-de-Foy. Sinon, l'athlète de Québec rappelle qu'il ne savait pas que Lébreux serait absent lorsqu'il a choisi Laval. «Je venais pour compétitionner, et j'ai gardé la même mentalité, même si l'on est moins de gars pour le poste. Au pire, c'est compétitionner contre moi-même pour m'améliorer chaque jour.»

***

Louis-Gabriel Beaudet absent

Souffrant de raideurs au dos et au cou, le centre Louis-Gabriel Beaudet ne sera pas du match contre Carleton, samedi au PEPS. En l'absence du vétéran, la recrue Nicolas Guay, un produit du du Campus Notre-Dame-de-Foy, pourrait obtenir le départ. À moins que le Rouge et Or décide de ramener le garde Samuel Lefebvre au centre, sa position au collégial. Le secondeur Philippe Ouellet, dont le genou suscite l'inquiétude, sera également laissé de côté par Glen Constantin, alors que le receveur Marco Dubois, le demi-défensif Christophe Bouchard et le porteur de ballon Luca Perrier demeurent des cas incertains. Carleton sera pour sa part privée de trois vétérans en raison de blessures, soit le porteur de ballon Stefano Napolitano, le secondeur Leon Santolini et le garde Eric Fowler.




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