Saine guerre de botteurs chez le Rouge et Or

Le botteur du Rouge et Or Dominic Lévesque... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le botteur du Rouge et Or Dominic Lévesque a connu une saison en dents de scie l'année dernière, notamment lors du match de la Coupe Dunsmore, où il a raté cinq des six placements tentés. Il devra se battre pour garder sa place de partant avec la recrue David Côté, qui débarque du Campus Notre-Dame-de-Foy avec une forte réputation.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le vétéran Dominic Lévesque et la recrue David Côté sont tous deux en territoire inconnu depuis le début du camp d'entraînement du Rouge et Or. Pour la première fois de leur carrière de botteur, ils commencent une saison en devant batailler pour leur poste.

«C'est vraiment la première fois que j'ai un autre joueur à ma position dans l'équipe, mais c'est vraiment plaisant. Ça amène les deux à se concentrer et bien faire les choses», explique Dominic Lévesque à l'aube de sa troisième année à Laval. 

Ce dernier assure qu'il fait tout en son possible pour aider David Côté, qui débarque du Campus Notre-Dame-de-Foy avec une forte réputation, à s'adapter au niveau universitaire. «En fin de compte, c'est un jeune qui veut s'améliorer et je suis là pour l'aider. Il m'aide aussi. Oui, je compétitionne pour mon poste, mais c'est une saine compétition.»

Des hauts et des bas

La jeune carrière de Lévesque chez le Rouge et Or a été marquée de hauts et de bas. Il s'est rapidement établi comme dominant sur les bottés de dégagement. Mais le Beauceron a aussi raté plusieurs gros placements en séries éliminatoires, dont cinq des six qu'il a tentés dans le même match de la Coupe Dunsmore, l'an dernier, au CEPSUM de l'Université de Montréal. 

«Mais j'ai fait ce que j'avais à faire à la Coupe Vanier. J'ai eu un bon placement. Je suis content d'avoir fini sur une bonne note», admet l'athlète de 22 ans, qui a profité de la saison morte pour raffiner sa technique avec son entraîneur de longue date, le réputé Daniel Paquette.

Le botteur a aussi consulté un psychologue sportif pour améliorer l'aspect mental. «La perfection est dure à atteindre, mais tu essaies d'être le plus près de ça.»

Excellente relation

S'il vit aussi une compétition à sa position pour la première fois, David Côté assure avoir une excellente relation avec son aîné. Puis, les deux botteurs ne vivent finalement rien de différent que le reste de leurs coéquipiers, pointe la recrue.

«Le monde ne réalise pas ça. Ils pensent que des botteurs c'est censé être seul. Mais comme tout le reste de nos coéquipiers, on compétitionne, on s'entraide, et on s'améliore ensemble.»

Si Lévesque est loin d'être le premier venu, Côté est tout de même un compétiteur de taille. Le football collégial québécois a rarement connu de botteur aussi puissant que le produit de l'Académie Saint-Louis. Ces dernières années, on l'a vu réaliser des placements de 60 verges à l'entraînement et faire tourner des têtes dans des camps américains, dont à la prestigieuse université Alabama, où il avait été invité. 

«Je visais beaucoup la NCAA, mais je n'ai pas eu d'offre en tant que telle», explique l'athlète de 6'4". Il faut dire que les bourses d'études complètes ne courent pas les rues pour les botteurs, même dans les gros programmes américains.

Qu'à cela ne tienne, Côté ne croit pas perdre beaucoup au change chez le Rouge et Or. «Ici, c'est la meilleure université au pays côté football, et une bonne école académiquement également.»

Une chance 

Côté ne s'est pas fait promettre de temps de jeu, mais plutôt une chance de compétitionner pour le poste. L'option d'habiller deux botteurs a aussi été évoquée. Difficile de ne pas penser à un scénario où le vétéran se chargerait des dégagements et la recrue des bottés de placement et d'envois. 

S'il a hâte de voir ses deux protégés en match présaison, l'entraîneur des unités spéciales, Mathieu Bertrand, admet que l'on devrait voir les deux en uniforme à un moment ou un autre de la saison. «Je pense que c'est plaisant pour eux autres. Être botteur dans une équipe, ça peut être difficile parce que pendant que les autres pratiquent, tu es souvent seul à faire tes affaires. Là, ils sont deux, et ça met un peu d'enjeux aux pratiques.»

Est-ce que la puissance de la jambe de Côté pourrait amener le R et O à tenter de plus longs placements cette saison? Il faudra peser le pour et le contre, croit Bertrand. «On va essayer de convaincre les entraîneurs», lance pour sa part le jeune botteur.

***

Beaudet, le dernier de sa cuvée

Louis-Gabriel Beaudet est le dernier de sa cuvée sur la ligne offensive du Rouge et Or. Seul vétéran de cinquième année, le centre prend son rôle de mentor au sérieux. Depuis vendredi, on l'entend multiplier les conseils à ses jeunes coéquipiers à l'entraînement. 

«C'est encore plus important de jouer mon rôle de vétéran parce qu'on a cinq recrues cette année et un court camp d'entraînement», explique Beaudet. «Il faut que ça aille vite et les entraîneurs rentrent beaucoup de matière. Aider les jeunes, c'est le rôle que j'ai pris.»

Le centre Louis-Gabriel Beaudet sera le seul vétéran... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Le centre Louis-Gabriel Beaudet sera le seul vétéran de cinquième au sein de la ligne offensive du Rouge et Or cette saison.

Le Soleil, Yan Doublet

Débarqué à Laval derrière un groupe de joueurs de ligne offensive destinés à des carrières pros, le colosse de Québec a dû attendre à l'an dernier, sa quatrième saison, pour se mériter un poste de partant. Revenant d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou, il y a un an, il a aussi dû changer de position avec la recrue Samuel Lefebvre, incapable d'effectuer les remises en raison d'une blessure à la main. Plus question de changer une recette gagnante, assure Carl Brennan, l'entraîneur de la ligne offensive. 

Ce printemps, Beaudet a vu son allié de toujours sur la ligne offensive, Jean-Simon Roy, quitter pour les Eskimos d'Edmonton. Ils jouaient ensemble depuis leur secondaire au Séminaire Saint-François. Beaudet espérait être repêché également, mais son nom n'a pas été prononcé. Qu'à cela ne tienne, avec un genou plus fort et stable que l'an dernier, le joueur croit qu'une grosse saison pourrait lui valoir une invitation dans la LCF, le printemps prochain. «Mais la carrière pro, ce serait un bonus. Ce n'est pas mon seul plan de carrière.»




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