Une attaque aérienne menaçante, selon Harris

Tandis que Trevor Harris se fait optimiste par... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Tandis que Trevor Harris se fait optimiste par rapport à ses receveurs, Rick Campbell avance des propos plutôt prudents.

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Le Rouge et Noir d'Ottawa aligne depuis deux ans le meilleur groupe de receveurs de toute la Ligue canadienne de football. Les chiffres disent tout. Quatre de ses membres ont récolté plus de 1000 verges par la voie des airs en 2015. Ils ont tous répété l'exploit en 2016.

Ça pourrait changer cette année. Deux membres du quatuor, Ernest Jackson et Chris Williams, ont quitté la capitale durant la saison morte.

Et si ça changeait pour le mieux ?

Le quart-arrière Trevor Harris est convaincu que l'attaque aérienne de l'équipe demeurera tout aussi menaçante en 2017.

«Pourquoi se contenter de quatre receveurs au sein du club des 1000 verges ? Moi, je me dis qu'on pourrait en aligner cinq», a-t-il proclamé au terme de la séance d'entraînement de mardi.

«Il ne faut pas avoir peur de placer la barre très haute», a enchaîné celui qui remplacera Henry Burris dans le rôle crucial de quart-arrière numéro un.

Il sera donc responsable de placer le ballon dans les mains des flanqueurs. «Moi, je crois en chaque membre du groupe. Ils ont tous le potentiel d'accumuler plus de 1000 verges dans une saison, à mon avis. Il sera bien agréable de suivre le déroulement des choses.»

L'entraîneur-chef Rick Campbell, un homme d'une grande sobriété, les grandes promesses, ce n'est pas son genre.

Il est capable de reconnaître que les choses se présentent plutôt bien. Dans le match préparatoire de la semaine dernière, pas moins de 13 joueurs ont capté des passes. La compétition, alors que le camp tire à sa fin, demeure très forte.

«Nous avons encore tout à prouver, intervient-il, toutefois. On dit que la preuve est dans le pouding. En ce qui me concerne, nos joueurs auront la chance de faire leurs preuves lorsqu'ils seront appelés à disputer de véritables parties.»

On peut dire que le patron de Campbell, le directeur général Marcel Desjardins, a sacrifié Jackson et Williams au marché des joueurs autonomes.

On peut aussi dire qu'il a choisi de retenir au sein de son groupe les deux autres receveurs de talent que sont Greg Ellingson et Brad Sinopoli.

«Ces deux gars-là s'assurent que la culture d'organisation ne change pas chez les receveurs, explique Harris. Tout commence durant les entraînements. Même quand ils sont blessés, ils tiennent à sauter sur le terrain. Cette attitude se répand rapidement dans un vestiaire. C'est toujours une bonne chose quand vos joueurs les plus talentueux sont aussi les plus travaillants.»

Ellingson, auteur de 13 touchés durant ces deux premières campagnes à Ottawa, ne sent pas nécessairement que la pression repose davantage sur ses épaules.

«Nous n'avons jamais fonctionné de cette façon dans cette organisation», dit-il.

L'ancien de l'Université Florida International s'attend à ce que plusieurs recrues sortent de l'ombre dans les prochains mois.

«Je suis convaincu que certains soirs, je n'attraperai pas un seul ballon. Ces soirs-là, une recrue pourrait facilement amasser 160 verges. Je ne suis pas égoïste. Tant que les victoires s'accumulent, je suis content.»

Sans épaulettes

Le camp se termine plutôt mal pour un des nouveaux receveurs qui cherche à faire sa place. Kenny Shaw, le joueur de 25 ans qui a franchi de justesse le plateau des 1000 verges l'été dernier chez les Argonauts de Toronto, a passé une autre journée sur les lignes de côté, mardi. Il n'a pas enfilé ses épaulettes.

«Nous essayons juste de nous comporter de manière intelligente, assure Rick Campbell. Tout nous laisse croire qu'il sera prêt à jouer lorsque débutera la saison régulière. Nous voulons juste l'aider à retrouver la santé le plus rapidement possible.»

Le quart-arrière numéro deux, Drew Tate, s'est lui aussi contenté d'un rôle très mineur, mardi.

«Mon discours ne change pas. Il doit suivre un certain protocole. Il continue de prendre du mieux chaque jour», dit le coach.

Riley Wilson veut s'inspirer de Brad Sinopoli

Son nom ne revient pas nécessairement sur la table lorsqu'on parle des recrues prometteuses du Rouge et Noir. Riley Wilson ne rêve pas nécessairement d'un poste dans la formation débutante pour commencer la saison.

« Le fait de passer inaperçu ne me dérange pas vraiment », d'avouer le jeune flanqueur de la Saskatchewan qui a fait ses classes à l'Université de Régina.

En tant que jeune Canadien, il s'estime chanceux d'obtenir sa chance de faire ses classes dans la même organisation que Brad Sinopoli.

« Nous avons la même nationalité. Nous avons un peu le même gabarit. Nous jouons un peu de la même façon. J'essaie de l'observer le plus possible. Je m'intéresse particulièrement à la façon dont il court ses tracés. Je peux apprendre bien des choses en regardant. »

« Brad a ouvert le chemin pour plusieurs gars comme moi. »

Adolescent, le football n'était pas nécessairement le sport de prédilection de Wilson. Il s'amusait autant, sinon davantage, sur les courts de basket-ball.

Il a choisi de se consacrer davantage au football à la suggestion de certains entraîneurs. Ces derniers lui ont simplement fait comprendre qu'il avait de meilleures chances de faire carrière dans les rangs professionnels en se concentrant sur le ballon ovale.

En attendant de pouvoir succéder à Sinopoli sur le terrain de la Place TD, Wilson entend commencer là où tout le monde commence. Son gabarit imposant pourrait lui être fort utile dans les unités spéciales.




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