Richard vu par un prédécesseur

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L'ancien quart-arrière du Rouge et Or Benoit Groulx partage son bagage d'expérience avec Hugo Richard, cette semaine.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Benoit Groulx est bien placé pour mesurer le chemin parcouru par Hugo Richard dans les dernières années. Bien placé, aussi, pour savoir ce que l'actuel quart-arrière du Rouge et Or vit chaque fois qu'il met les pieds sur le terrain...

Les deux hommes travaillent main dans la main, cette semaine, pendant les entraînements qui mèneront au Défi Est-Ouest disputé samedi, au PEPS. Groulx, ancien quart-vedette du Rouge et Or, agit à la fois comme coordonnateur de l'offensive et responsable des pivots de l'attaque de l'Est, ses tâches habituelles avec les Redmen de McGill.

Ils se connaissaient déjà, plus que de réputation. En 2011, Groulx avait dirigé Richard avec Équipe Québec lors de la Coupe Canada, rendez-vous des meilleurs joueurs d'âge «junior». «Je vais toujours m'en rappeler. Hugo avait joué la deuxième demie de la finale. Je crois qu'il été 4 en 6 pour 260 verges avec trois passes de touché», s'est souvenu Groulx, jeudi, après l'entraînement matinal de la formation de l'Est. Le Québec avait remporté les grands honneurs, à Lethbridge.

Et même si Richard l'avait impressionné alors, il a continué de le faire dans les derniers jours. «Il a une super belle semaine», a souligné Groulx. «Il a tous les atouts nécessaires. Il court bien, il a un très bon bras, il est physique. Mais il m'a beaucoup surpris mentalement. Il a vraiment amené son jeu à un autre niveau.»

Similitudes psychologiques

Groulx est donc en bonne position pour comparer Richard au quart-arrière qu'il était lui-même lorsqu'il a conduit le Rouge et Or à deux Coupes Vanier, en 2006 et en 2008.

Leurs similitudes sont surtout psychologiques, leurs différences surtout physiques, remarque Groulx. Ils partagent d'abord ce désir d'en apprendre plus sur leur sport. «Hugo jase avec les joueurs, il jase avec les coachs. C'est un gars qui a faim, qui veut tout le temps en savoir plus. C'est très important à la position de quart-arrière», a indiqué l'entraîneur.

Autre point commun : leur confiance, visible même depuis les gradins. «C'est un kid qui n'a peur de rien. C'est le genre d'attitude qui se dégage vers tes coéquipiers. Et je pense qu'un quart-arrière n'a pas le choix d'avoir ça. Il faut que tes coéquipiers sentent que tu n'as peur de personne», a poursuivi le joueur par excellence au Canada en 2008.

Au niveau des qualités athlétiques, Groulx reconnaît lui-même que le numéro 4 du Rouge et Or est une coche au-dessus du joueur étoile qu'il était. Plus grand, plus costaud, plus rapide... et bras plus puissant.

N'empêche, Groulx est l'un des rares à avoir participé à deux Défis Est-Ouest, en 2008 et en 2009. Il peut donc, cette semaine, faire profiter Richard de son large bagage d'expérience. En espérant que ce dernier lui rende la pareille en lui servant de guide dans les installations sportives modernisées de l'Université Laval.

«Je ne me reconnais plus! Je rentre à l'intérieur et je ne reconnais pas du tout le PEPS», a rigolé Groulx, parti en 2009, avant la conclusion des travaux de transformation du grand pavillon.

***

Pierre et Amoah ne perdent pas de temps

Pour Tyrone Pierre, le Défi Est-Ouest constitue une... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Pour Tyrone Pierre, le Défi Est-Ouest constitue une belle occasion de se faire remarquer par les recruteurs.

Le Soleil, Patrice Laroche

Tyrone Pierre et Christopher Amoah n'ont pas perdu de temps, cette semaine. Dès mardi, ils ont fait écarquiller bien des yeux. Leur reste maintenant à transporter ces belles sensations jusqu'au match de samedi.

Ce Défi Est-Ouest n'est qu'une partie du processus qui les mènera peut-être aux portes de la Ligue canadienne de football (LCF), lors du repêchage de l'an prochain. Mais pour Pierre, il est l'occasion de marquer le coup.

«Oui, monsieur», a lancé le receveur de passes de 6'3'' du Rouge et Or, au cours d'une entrevue bilingue avec le représentant du Soleil. «C'est le temps d'être un joueur d'impact. De me mettre en valeur. Tout ça sans être égoïste, en aidant l'équipe. Mais je dois faire des jeux. Et tout donner en tout temps, sans douter», a ajouté le natif d'Ottawa.

Lors des évaluations physiques de mardi, Pierre a été le meilleur des espoirs présents à Québec avec un temps de 3,99 secondes au t-test, un exercice de déplacement. Premier objectif atteint. «Je voulais seulement être le meilleur dans tout», a affirmé Pierre, dans un beau mélange d'humilité et de confiance. «Mais il faut être réaliste, on ne peut pas gagner tout le temps. Tout ce que je sais, c'est que j'ai donné le meilleur de moi-même dans tous les tests que je devais faire.»

Amoah se surprend lui-même

De son côté, Amoah a brillé lors du sprint de 40 verges. Un temps de 4,47 secondes, le meilleur de la journée et un sommet dans sa carrière, réussi quand ça comptait. «Ça faisait quand même assez longtemps que je n'avais pas fait de 40 verges au laser. Je m'étais dit : "En bas de 4,6, ce sera un temps très raisonnable". Alors mon 4,47 m'a surpris moi-même. Je suis très satisfait de ça. Ça se voit que tout l'entraînement qu'on a fait dernièrement a porté fruit», a réagi le porteur de ballon, jeudi.

Car le moment était grand. Amoah rêve de football professionnel depuis l'enfance. Cette semaine passée devant les dépisteurs de la LCF lui permet presque d'y toucher. Un temps précieux pour la confiance, surtout après une dernière saison décevante.

L'automne dernier, les erreurs lui ont coûté son poste de partant chez le Rouge et Or, les entraîneurs lui préférant Vincent Alarie-Tardif. Trop de ballons échappés, entre autres. Dans les derniers mois, Amoah dit avoir recommencé à zéro. Ou presque.

«J'ai dû réévaluer certaines choses. J'ai pensé à tout ce que j'ai fait de moins bien l'an passé et j'ai vraiment travaillé dessus. Comme mes techniques de course, tenir la balle. J'ai focusé là-dessus pour être en mesure de mieux performer la saison prochaine.»

Les deux joueurs de l'Université Laval ont déjà eu quelques contacts avec des dépisteurs de la LCF, dans les derniers jours. Mais pour l'instant, rien de sérieux, rien d'officiel. «Je veux seulement me concentrer sur le match. Le reste suivra plus tard», a conclu Pierre.




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