La longue quête des Falcons

Bob Whitfield (70) et Ephraim Salaam dépités après... (Archives AP, John Bazemore)

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Bob Whitfield (70) et Ephraim Salaam dépités après la défaite de 34-19 des Falcons d'Atlanta contre les Broncos de Denver lors du XXXIIIe SB, le 31 janvier 1999.

Archives AP, John Bazemore

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Associated Press
Flowery Beach

Les Falcons d'Atlanta ont tenu jeudi une séance d'entraînement en vue de leur rencontre de samedi (16h30) face aux Seahawks de Seattle. Pour cette équipe, un entraînement à ce moment est quasiment exceptionnel.

En effet, les Falcons (11-5) font partie des huit dernières équipes en lice pour seulement la huitième fois en 51 ans d'existence. L'espoir est donc présent à Atlanta, ville qui n'a jamais célébré de champion du Super Bowl.

«Ça va être un gros match», lance d'entrée de jeu le plaqueur Jonathan Babineaux, qui défend les couleurs des Falcons depuis 2005. «La ville d'Atlanta attend un Super Bowl depuis tellement longtemps. Avec la saison qu'on vient de connaître et de la façon dont on joue, tout le monde est excité en ville.»

L'ailier défensif Dwight Freeney, vétéran de 15 saisons qui dispute sa première saison à Atlanta, peut entretenir ses coéquipiers au sujet des attentes des fans d'une ville. Lorsqu'il jouait avec les Colts d'Indianapolis, ses coéquipiers et lui ont plusieurs fois cogné à la porte des grands honneurs et déçu leurs partisans, avant de finalement se hisser au sommet de la montagne en 2006. 

«Finalement gagner un championnat donne l'impression d'enfin pouvoir respirer», raconte Freeney. «C'est si désagréable de traîner cette pression sur ses épaules sans parvenir à s'en débarrasser.» Cette pression, les Falcons avaient eu la chance de s'en débarrasser au XXXIIIe SB, le 31 janvier 1999, mais ils s'étaient inclinés 34-19 aux mains les Broncos de Denver.

Cette saison-là, en dépit d'une saison de 14-2, la meilleure fiche de l'équipe en saison régulière, Atlanta avait dû disputer la finale de la Conférence nationale au Minnesota contre les Vikings, qui, menés par une attaque dévastatrice, avaient bouclé la campagne avec un dossier de 15-1. Mais les Falcons avaient surmonté l'adversité - et un déficit de 10 points au quatrième quart - pour finalement l'emporter 30-27 en prolongation pour ainsi se qualifier pour le grand match. 

Malheureusement, l'arrestation du demi de sûreté Eugene Robinson la veille de la rencontre avait un peu donné le ton à une finale décevante, où les hommes alors dirigés par Dan Reeves n'avaient jamais été dans le coup, permettant à John Elway de se retirer en emportant le trophée Vince Lombardi chez lui. 

Cette année, la première étape constitue à écarter du chemin les Seahawks (10-5-1), une équipe que l'actuel entraîneur des Falcons, Dan Quinn, connaît bien. Ce dernier était le coordonnateur de la défensive de Seattle lorsqu'ils ont remporté le Super Bowl il y a trois ans contre les Broncos.

Toutefois, Quinn refuse de s'attarder à cet aspect et s'attarde à préparer ses hommes à vivre le parcours vers le Super Bowl une semaine à la fois. «Nos victoires en séries constitueraient un bon sujet de conversation en ville pour quelques semaines», note toutefois Quinn avec le sourire.

L'histoire contre eux

Pour l'instant, les discussions sur les défaites des Falcons sont beaucoup plus longues que celles sur leurs victoires. Et l'histoire ne parle pas en leur faveur... 

Premièrement, les Falcons sont une des 13 franchises à n'avoir jamais remporté le Super Bowl. Si l'on inclut les championnats de l'ère pré-Super Bowl, le nombre de formations n'ayant jamais remporté les grands honneurs se réduit à six : Minnesota, Cincinnati, la Caroline, Jacksonville, les Texans de Houston (la franchise des Oilers de Houston/Titans du Tennessee compte deux titres) et Atlanta.

Parmi ces six franchises, les Vikings ont disputé quatre SB, tandis que les Bengals et les Panthers ont participé deux fois à la grande fête. Si l'on ajoute le fait que les Jaguars n'ont rejoint la NFL qu'en 1995 et que les Texans l'ont fait en 2002, on constate que les amateurs des Falcons ont eu peu de succès à se mettre sous la dent, sur une longue période de temps.

Un nuage noir plane

Même s'ils n'ont jamais rien gagné, les Falcons voient la lumière au bout du tunnel depuis qu'Arthur Blank a fait l'acquisition de l'équipe, en 2002. Depuis ce temps, Atlanta a participé aux séries à sept reprises, remporté quatre titres de division et participé deux fois à la finale de la Conférence nationale. En 2012, l'équipe est venue à 10 verges près d'atteindre le XLVIIe SB, remporté par les Ravens contre les tombeurs des Falcons, les 49ers de San Francisco.

Malgré leurs succès récents, un nuage noir plane sur cette équipe. Et même sur cette ville, qui a rarement la chance de se réjouir des succès de ses équipes. Même les Braves, seule équipe professionnelle de la ville à avoir enlevé un titre, reviennent davantage dans les mémoires pour leurs nombreuses débâcles en séries d'après-saison au baseball plutôt que pour leur Série mondiale remportée en 1995. «Après avoir entendu toutes ces histoires d'insuccès, on veut travailler plus fort pour faire oublier tout ça», affirme le demi de sûreté recrue Keanu Neal. «Dans le fond, on sait que tous les fans d'Atlanta et de la Géorgie se soucient de nous et veulent qu'on remporte les grands honneurs.» D'après AP

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