Ladouceur, le secret le mieux gardé chez les Cowboys

Louis-Philippe Ladouceur n'a jamais raté un match, ni un... (Archives, La Presse)

Agrandir

Louis-Philippe Ladouceur n'a jamais raté un match, ni un jeu depuis qu'il s'est joint aux Cowboys, en 2005.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Toronto

Louis-Philippe Ladouceur est le secret le mieux gardé des Cowboys de Dallas. Depuis 12 ans maintenant, le spécialiste des longues remises a su éviter les feux de la rampe tout en jouant dans le plus gros marché de la NFL. Le Montréalais a fait preuve de précision et de durabilité, n'ayant jamais raté un match ni un jeu depuis qu'il s'est joint aux Cowboys, en 2005.

Remarquez, les spécialistes des longues remises recherchent la plupart du temps l'anonymat, puisque de façon générale, lorsque l'on parle d'eux, c'est en raison de leurs bourdes. «Le manque de reconnaissance fait partie du boulot, a déclaré le Montréalais. Je l'ai compris il y a bien longtemps et c'est parfait pour moi.»

Le footballeur de 6'5'' et 255 livres s'est avéré un exemple de constance avec les Cowboys. L'athlète de 35 ans disputera dimanche son 196e match consécutif avec les Cowboys, qui accueilleront les Packers de Green Bay. Pendant cette longue période, Ladouceur n'a raté aucune de ses 1722 remises : 830 dégagements, 521 transformations et 371 placements.

Le passage de Ladouceur chez les Cowboys - seuls Tony Romo et Jason Witten, avec 14 saisons, sont avec l'équipe depuis plus longtemps - n'est tout de même pas passé complètement inaperçu : il a été sélectionné pour le Pro Bowl en 2014.

Mais la vie dans la NFL est souvent imprévisible. Les contrats ne sont pas garantis et les équipes retranchent souvent des vétérans pour se conformer au plafond salarial. Les spécialistes des longues remises, plus particulièrement, ne sont qu'à une ou deux erreurs de se retrouver au chômage.

Un sport cruel

Ladouceur a pu voir des premières loges à quel point le football peut être cruel. Après un match à San Francisco dans la troisième semaine de la saison 2005, les Cowboys sont demeurés en Californie pour préparer leur duel suivant, face aux Raiders d'Oakland. La recrue Jon Condo éprouvait des ennuis avec ses longues remises et les Cowboys ont décidé de donner un essai à Ladouceur, qui avait étudié avec l'Université de la Californie et se trouvait dans les parages après avoir été libéré par les Saints de La Nouvelle-Orléans.

L'ex-entraîneur des Cowboys Bill Parcells a été si impressionné par ce qu'il a vu qu'il a retranché Condo de l'autobus des joueurs après l'entraînement. Condo s'est finalement retrouvé avec les Raiders, où il évolue toujours.

Personne n'apprécie davantage Ladouceur que le botteur Dan Bailey, qui a réussi 89,5 % de ses placements et ses 250 transformations en six saisons avec les Cowboys.

«L.P. fait le tiers de mon boulot. Ça commence avec lui et il fait ça depuis très longtemps, a affirmé Bailey. Je suis très chanceux de pouvoir compter sur lui. Il rend mon travail beaucoup plus facile.»

Recommandé par Suisham

Ladouceur peut également remercier un autre Canadien pour son job à Dallas. Le botteur ontarien Shaun Suisham s'était joint aux Cowboys, plus tôt en 2005, et il a contacté son agent Gil Scott - qui représente également Ladouceur - quand l'équipe cherchait un spécialiste des longues remises.

«Je ne prends pas le mérite pour quoi que ce soit, bien que j'aime bien taquiner L.P. en lui disant que c'est moi qui lui ai procuré son boulot, dit Suisham en riant. Je n'ai même pas reçu une bière de sa part! Mais ce que L.P. a accompli, ce n'est pas de la chance, c'est du talent. [...] Quand vous êtes talentueux comme L.P., ça a l'air facile.»

Ladouceur a commencé à effectuer des longues remises au secondaire, où il s'occupait également des dégagements, des bottés d'envois et évoluait au sein de la ligne défensive. Il s'est joint à l'Université de la Californie comme joueur de ligne défensive et n'a pas effectué de longues remises avant sa troisième saison.

«Plusieurs des gars au sein des unités spéciales sont avec moi depuis cinq ou six ans, note Ladouceur. Nous nous comprenons très bien et jouer l'un pour l'autre est important pour nous. Mon travail est très routinier et je sais que ce n'est pas le plus flamboyant. Mais mes coéquipiers en comprennent l'importance.»

Et les Cowboys aussi. L'équipe lui a consenti un contrat de cinq ans, d'une valeur de 5,5 millions $US en 2013.

Les Cowboys viennent de connaître une excellente saison, remportant 11 rencontres consécutives en route vers une fiche de 13-3. Quand Ladouceur mettra le pied sur le terrain, dimanche, il aura pris le temps de laisser un précieux souvenir au vestiaire : une note manuscrite Bruce DeHaven, l'ex-coordonnateur des unités spéciales de l'équipe (2003 à 2006), qui est mort le mois dernier d'un cancer de la prostate à 68 ans.

«Avant notre match éliminatoire à Seattle, en 2006, il m'a donné une note sur laquelle il a écrit : "Les unités spéciales gagnent des championnats" au recto, et "Remises parfaites" au verso. Je la garde dans mon casier depuis. Il est celui qui m'a donné ma chance, m'a fait confiance. Vous n'oubliez jamais ça.»

Clowney peut enfin montrer tout son talent

Blessé plus souvent qu'autrement depuis son arrivée chez... (AP, Eric Gay) - image 3.0

Agrandir

Blessé plus souvent qu'autrement depuis son arrivée chez les Texans de Houston, Jadeveon Clowney a pu démontrer tout son talent samedi en interceptant une passe du quart Connor Cook, des Raiders d'Oakland.

AP, Eric Gay

Après qu'une blessure lui eut fait rater les éliminatoires en janvier dernier, Jadeveon Clowney a pu montrer ce qu'il peut faire dans le match de premier tour des séries des Texans de Houston face aux Raiders d'Oakland, samedi dernier.

Acrobatique, sa première interception dans la NFL a illustré pourquoi Houston l'a choisi premier au total au repêchage de 2014.

Le larcin et une punition aux Raiders ont placé les Texans à la ligne de quatre verges. Ils ont marqué un touché sur le jeu suivant et pris l'avance 10-0 au premier quart, en route vers une victoire de 27-14 face à Oakland.

«C'était de l'instinct», a dit l'entraîneur des Texans, Bill O'Brien, au sujet de l'interception. «Ce jeu-là nous a vraiment lancés sur la bonne voie.»

Dans le décor depuis 2002, les Texans ont échoué à leurs deux présences précédentes en deuxième ronde des séries. Ils seront de loin les négligés à Foxborough, samedi face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, mais Clowney aime aussi bien qu'il en soit ainsi.

«Ça rehausse notre profil d'une certaine façon», dit-il. «Du genre, "OK, nous allons leur montrer ce qu'on peut faire. Ils vont voir qu'il y a une raison pourquoi on s'est rendus jusqu'ici."»

Clowney a souvent été blessé depuis que les Texans ont prononcé son nom en premier, en 2014. Il n'a disputé que quatre matchs cette année-là. En 2015, il a pris part à 13 rencontres, mais les blessures l'ont ralenti. Blessé à un pied, il a déclaré inapte à jouer en janvier dernier, lors d'un match éliminatoire où les Chiefs de Kansas City ont écrasé les Texans 30-0, à Houston.

Coup d'éclat

Quand il a finalement eu la chance de disputer son premier match du genre en carrière, samedi, il voulait ardemment signer un coup d'éclat. «C'était excitant [l'interception], a dit Clowney. J'étais heureux. Ça nous plaçait en excellente position pour un touché. C'est ça qui était le plus plaisant.»

Clowney a connu une saison de six sacs et 52 plaqués, incluant 16 qui ont fait perdre du terrain à l'équipe adverse. Malgré l'absence de J.J. Watt, il a aidé les Texans à terminer premiers pour le moins de verges allouées (301 par match, en moyenne).

«Il a trouvé la bonne recette et ça roule pour lui, a dit le vétéran Vince Wilfork, des Texans. Nous avons toujours su qu'il serait un joueur d'impact.»

Clowney est bien conscient que d'affronter Tom Brady sera une tâche plus lourde que de jouer contre la recrue Connor Cook, comme ce fut le cas en fin de semaine dernière.

«Brady est le quart qui a le plus de sang-froid dans la NFL, a dit Clowney. C'est rare qu'il va être dérangé ou ébranlé. Il reste calme, et c'est pour ça qu'il est aussi bon. Même si vous lui mettez de la pression, il va effectuer une passe de qualité.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer