Où étaient les spectateurs à la Coupe Vanier?

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Selon le chroniqueur Scott Radley, sans les partisans du Rouge et Or (photo) et ceux des Dinos, la foule n'aurait guère été plus nombreuse que celle d'un match de football d'école secondaire.

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(Québec) L'excitante victoire du Rouge et Or à la Coupe Vanier, samedi, a masqué une réalité pourtant frappante en début de rencontre : des gradins vides, très vides.

«Même le propriétaire de la plus grosse paire de lunettes roses au monde ne pourrait trouver du positif de ce qu'il a vu dans les estrades du Tim Hortons Field, samedi après-midi. Ce qui était surtout les estrades elles-mêmes», a écrit le chroniqueur Scott Radley, du Hamilton Spectator.

Officiellement, quelque 10 000 billets ont été vendus. Mais il y avait à peine 5000 personnes dans les gradins de ce stade de 24 000 places, selon les échos de la galerie de presse. «Enlever les gens portant des chandails de Calgary et de Laval, on parle d'une foule pour un bon match d'école secondaire», a ajouté Radley, dans une chronique portant uniquement sur la maigre assistance à Hamilton.

La Coupe Vanier a pourtant attiré de jolies foules dans les dernières années. Mais les circonstances étaient fort différentes. En 2012, plus de 37 000 personnes ont vu le Rouge et Or vaincre les Marauders de McMaster à Toronto, en marge de la Coupe Grey, disputée aussi dans la Ville Reine deux jours plus tard. Tourniquets encore fort utiles en 2013 à Québec (18 543) et l'année suivante au Stade Percival-Molson de Montréal (22 649). Dans les deux cas, toutefois, l'équipe locale était en action.

Deux questions se posent donc. La première : ne devrait-on pas toujours présenter la Coupe Vanier en marge de la Coupe Grey, où médias et amateurs de football sont présents, par la force des choses? Non, répond le président et cofondateur du Rouge et Or, Jacques Tanguay. «La crainte que j'ai, c'est que la Coupe Vanier s'efface à l'intérieur de la Coupe Grey, un événement sportif majeur au Canada. Je pense que la Coupe Vanier a le droit à son identité», dit-il.

Les droits sur la diffusion des matchs sont peut-être un frein à ce mariage. En ce moment, TSN possède ceux de la Coupe Grey, tandis que sa rivale Sportsnet détient ceux de la Coupe Vanier.

Match divertissant

Un match divertissant comme celui de samedi permettra de faire le plein d'amateurs, croit par ailleurs l'homme d'affaires, resté sur le bout de son siège jusqu'au sifflet final, lui qui a l'habitude de se retrouver sur les lignes de côté avec quelques minutes à jouer.

Contrairement au directeur général de USports, Graham Brown, Tanguay assure ne pas être déçu par le nombre de spectateurs. Attirer une grande foule en l'absence de saveur locale s'avère ardu. Chaque fois que l'Université Laval a organisé la Coupe Vanier au PEPS, les partisans de Québec avaient l'espoir d'y voir leurs favoris et n'hésitaient pas à acheter leurs billets très tôt, explique Tanguay. En enlevant les succès du Rouge et Or de l'équation, «ce serait beaucoup plus difficile à vendre», reconnaît-il.

Ce qui mène à la deuxième question : la Coupe Vanier devrait-elle être tenue dans l'une des deux villes finalistes? «Ce n'est malheureusement pas possible dans le contexte actuel», rétorque Jacques Tanguay. Il y a trop d'événements à préparer avant la rencontre - dont le banquet des remises de prix - pour que le comité organisateur de la ville hôtesse puisse parvenir à ses fins en une petite semaine.

La Coupe Vanier sera de nouveau disputée au Tim Hortons Field l'an prochain. L'objectif du Rouge et Or sera d'y être encore, bien sûr, même si Tanguay s'est bien gardé de trop parler de l'avenir, dimanche. «On se souvient trop longtemps des défaites, et on ne profite pas assez longtemps des victoires, lance-t-il. On va laisser le temps aux joueurs de profiter de celle-là!»

La Coupe Vanier, un excellent remède

Félix Faubert-Lussier a remporté une nouvelle bague de... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Félix Faubert-Lussier a remporté une nouvelle bague de la Coupe Vanier, après celles de 2012 et de 2013.

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Grâce à la victoire de 31-26 du Rouge et Or en finale de la Coupe Vanier, samedi, les joueurs de dernière année pourront contempler leur parcours universitaire avec le sentiment du devoir pleinement accompli.

«J'ai même pas de mots pour décrire comment je me sens présentement», a dit le demi défensif Alex Hovington, après la rencontre au cours de laquelle il a remporté son deuxième titre canadien après celui de 2013. 

«Tous les prix individuels qu'on peut gagner durant une année, ça vaut rien, honnêtement. J'avais été all-canadien l'an passé et j'avais un goût amer à la fin de la saison. Je m'étais juré que j'allais donner tout ce qui était en mon pouvoir pour aider cette équipe-là à aller chercher une Coupe Vanier, et on a réussi à le faire. Le sentiment que je ressens, c'est de l'extase, c'est du bonheur, c'est du plaisir...»

Victime d'une commotion cérébrale pendant la rencontre, Hovington semblait en pleine forme lors de son entrevue d'après-match avec les journalistes de Québec. «Il n'y a aucun meilleur remède que la Coupe Vanier, ça règle toutes les petites blessures!»

Faubert-Lussier «comme dans un film»

De son côté, Félix Faubert-Lussier se sentait «quasiment comme dans un film» au milieu des célébrations. Repêché par les Tiger-Cats de Hamilton il y a quelques mois, le receveur croyait passer toute la saison dans la Ligue canadienne. Ennuyé par une blessure, il a toutefois accepté la proposition de ses nouveaux patrons de revenir dans les rangs universitaires. Ce qui lui vaudra une nouvelle bague, après celles de 2012 et de 2013.

«Elle est très spéciale», a dit Faubert-Lussier en parlant de sa troisième Coupe Vanier, acquise sur le terrain de son équipe professionnelle, où il n'avait encore jamais joué. «C'était mon dernier match, ma dernière chance de l'avoir. De réussir à soulever le trophée encore une fois à ma cinquième année, ce n'est pas pareil qu'à ma première ou ma deuxième. Dans les premières années, tu suis le courant. Là, de paver la voie pour les plus jeunes, c'est un sentiment indescriptible.»  Jean-Nicolas Patoine (avec la collaboration d'Olivier Bossé)

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